Cet épisode intitulé Nanovirus en version française est le cinquième épisode de la saison 3 de la série animée The Batman, diffusée entre 2004 et 2008.
Synopsis
Synopsis (VO)
A new villain, Gearhead, makes his first appearance robbing a charity race, and Batman soon finds himself forced to upgrade the Batmobile, after it is destroyed, to keep up with the cybernetic villain.
Un nouveau méchant, Gearhead, fait sa première apparition en volant une course caritative, et Batman se retrouve bientôt obligé de mettre à niveau la Batmobile, après sa destruction, pour suivre le méchant cybernétique.
Cet épisode met en scène une confrontation entre Batman et Gearhead, un ancien pilote de course dont la carrière fut brisée à la suite d’un accident, gravement mutilé, qui a survit grâce à l’implantation de prothèses cybernétiques de haute technologie qui lui permettent notamment de se connecter à divers systèmes électroniques.
Gearhead au volant d’une voiture devenue une extension de lui-même, grâce aux nanotechnologies de ses prothèses cybernétiques, attaque un fourgon de transport de fond. Batman se lance alors dans une course poursuite à très grande vitesse dans les rues de Gotham, qui tourne rapidement à l’avantage de Gearhead. Sortie de Gotham, sur une route sinueuse et escarpée, Gearhead éblouît Batman à l’aide d’un puissant flash, à l’entrée d’un virage dangereux, Batman perd le contrôle de la Batmobile qui effectue une sortie de route. Batman a juste le temps de s’éjecter avant que la Batmobile s’écrase et explose au fond du ravin. Batman ne peut que faire face à la Batmobile en feu, laissant s’éloigner Gearhead.
De retour à la Batcave, Batman aidé de Alfred, décide de construire une nouvelle Batmobile plus performante grâce notamment à un nouveau prototype de moteur en cours de développement au sein des entreprises Wayne Technologies.
Analyse et portée symbolique
La destruction de la Batmobile survient dans le cadre d’une confrontation directe avec un antagoniste dont les ressources technologiques surpassent, pour la première fois dans la série animée, celles du véhicule emblématique de Batman. Cet épisode marque une rupture symbolique : la Batmobile, généralement présentée comme l’incarnation de l’ingéniosité et de la supériorité technique du héros, se trouve cette fois-ci dépassée et vulnérable. La séquence s’impose par son intensité visuelle et dramatique. Contrairement à d’autres adaptations où le véhicule n’est que temporairement endommagé, il est ici totalement anéanti, consumé par une explosion qui le réduit en cendres et en flammes. Cette destruction dépasse la simple perte matérielle : elle remet en cause, de manière inédite, le rapport de Batman à sa propre technologie et à l’illusion d’invincibilité qu’elle conférait.
Objet emblématique en constante mutation, la Batmobile s’impose comme l’un des symboles les plus puissants et les plus signifiants du mythe de Batman. Véhicule, armure…
Dans The Batman (2022), le réalisateur Matt Reeves propose une réinterprétation radicale de la Batcave, marquant une rupture nette avec les représentations antérieures du mythe.
Dans le film Batman v Superman: Dawn of Justice de Zack Snyder, diffusé en 2016, la Batcave est radicalement différentes des représentations souterraines et gothiques…
Cet épisode intitulé Le super mécanicien en version française (The Mechanic en VO) est le 55eme de la série animée Batman, diffusée à partir 1992.
Synopsis
Synopsis (VO)
Thanks to an accident during a high-speed chase, the Batmobile is virtually demolished. When Batman takes the car to his mechanic Earl Cooper, the Penguin discovers the repair shop and tampers with the Batmobile, putting it under his control.
Synopsis (VF)
La bande du Penguin s’échappe et la Batmobile est pratiquement désintégrée lors d’une poursuite à haute vitesse.
Résumé détaillé de la scène
Cet épisode s’ouvre sur une séquence de course poursuite à dans les rues de Gotham entre Batman et Robin à bord de la Batmobile et une voiture dont l’ornement de capot est à l’effigie du Pinguin. Alors qu’il talonne la voiture, Batman est confronté à une manœuvre désespérée de ses adversaires : ceux-ci s’élancent vers un pont levant dont le tablier est en cours de descente, parvenant à se jeter dans le vide avant de s’écraser sur une barge affiliée au Pingouin. La Batmobile, lancée à pleine vitesse, parvient à éviter la chute mais reste partiellement engagée sous le tablier du pont. L’impact de la lourde structure métallique endommage la partie avant du véhicule. Contraint par cet accident mécanique imprévu, Batman et Robin, abandonne la poursuite, sidérée devant l’étendue des dégâts.
L’épisode se développe ensuite autour de la relation entre Batman et Earl Cooper, mécanicien de confiance et concepteur des modifications de la Batmobile, lequel devient la cible d’une manipulation du Pingouin, exploitant cette faille technique pour piéger le Chevalier Noir.
Analyse et portée symbolique
La Batmobile, objet iconique de l’univers de Batman, cristallise l’image d’une machine infaillible, fruit d’une ingénierie quasi surhumaine. Or, l’épisode Le super mécanicien brise cette illusion de perfection. La scène du pont levant, où le véhicule est endommagé par une simple contrainte mécanique urbaine, opère un renversement symbolique : la machine n’est pas invincible et, par extension, le héros qui l’utilise ne l’est pas davantage.
Cette vulnérabilité introduit une tension essentielle dans Batman: The Animated Series : le Chevalier Noir, malgré son aura mythique, reste un être faillible. Contrairement à certains super-héros dotés de pouvoirs surnaturels, Batman dépend d’artefacts technologiques et de son ingéniosité humaine. En fragilisant son outil principal, l’épisode met en exergue la précarité de son combat. L’endommagement de la Batmobile devient dès lors une métaphore de la fragilité du héros, susceptible d’être pris en défaut par les aléas, l’imprévu ou les limites de la matière.
Sur un plan narratif et symbolique, cet accident prépare également la confrontation avec le Pingouin. En exploitant la défaillance mécanique, l’antagoniste illustre la possibilité, pour le crime organisé, de tirer profit des failles techniques et humaines de Batman. La Batmobile endommagée incarne ici une vulnérabilité exposée, rendant visible ce que le héros s’efforce habituellement de masquer : sa dépendance à une infrastructure matérielle et à des alliés humains.
Enfin, replacée dans le cadre plus large de la série, cette séquence participe d’une écriture récurrente où Batman est représenté non pas comme une figure d’omnipotence, mais comme un être constamment mis à l’épreuve. L’endommagement de la Batmobile renvoie à une vérité fondamentale : l’efficacité du héros repose autant sur sa résilience que sur sa capacité à reconnaître et surmonter ses limites. En ce sens, la fragilisation de son véhicule ne constitue pas seulement un obstacle narratif, mais une réflexion implicite sur la condition héroïque elle-même, définie moins par l’absence de failles que par la manière de les assumer et de les dépasser.
Dans le film Batman de Tim Burton en 1989, la Batcave est plongée dans une ambiance sombre où quelques éclats ponctuels de lumière artificielle contraste…
Depuis sa première apparition officielle en 1944, dans Detective Comics n°83, la Batcave s’est imposée comme un espace mythique au sein de l’univers de Batman.
Permettre aux élèves de découvrir les principes fondamentaux de l’électricité et de l’électronique à travers l’expérimentation, sans apport théorique préalable, en développant la curiosité scientifique et la compréhension intuitive des phénomènes électriques.
Objectifs détaillés
Identifier les éléments essentiels d’un circuit électrique simple.
Comprendre les notions de circuit fermé, polarité, tension et résistance à partir de manipulations concrètes.
Expérimenter différents montages et observer leurs effets.
Coopérer au sein d’un groupe pour résoudre un défi expérimental.
Verbaliser les observations et en tirer des conclusions collectives.
Compétences mobilisées
Observer et expérimenter.
Travailler en équipe et communiquer efficacement.
Raisonner par hypothèse et déduction.
Relier la théorie à la pratique.
Développer la motricité fine et la rigueur technique dans l’assemblage.
Programme
Mise en situation
Durée : 10 min
Objectif : Eveiller la curiosité et susciter l’engagement.
Présentation du matériel avec une explication technique sommaire.
Question-problème : « Comment faire s’allumer cette LED ? »
Les élèves formulent des hypothèses et mettent en oeuvre un montage validé par l’intervenant-e.
Expérimentation libre
Durée : 20 min
Objectif : découvrir le fonctionnement d’un circuit simple par essai-erreur.
Par petits groupes, à partir du montage réalisé précédemment, les élèves testent différentes configurations de branchement.
L’intervenant-e guide par questionnement :
« Pourquoi cela ne s’allume-t-il pas ? »
« Que se passe-t-il si on inverse la polarité ? »
Les élèves apprennent par tâtonnement et observation directe.
Structuration des connaissances
Durée : 30 min
Objectif : consolider les apprentissages issus de la manipulation.
Observer, identifier et comprendre le fonctionnement des différents systèmes présents dans le diorama, en les reliant à des applications concrètes issues du monde réel.
Programme
Étude descriptive et fonctionnelle des dispositifs techniques
Chaque système technique intégré au diorama fait l’objet d’une analyse guidée par un ensemble de questions fondamentales visant à en expliciter le fonctionnement et la finalité dans le monde réel : Qu’est-ce que c’est ? À quoi cela sert-il ? Comment cela fonctionne-t-il ?
Pont élévateur
Bras robotiques
Pont roulant
Plateforme rotative
Consoles de commande
Poste électrique
Lien entre fiction et réalité technologique
Les éléments de réponse issus de cette démarche sont ensuite replacés dans le cadre narratif de la Batcave, afin d’établir un lien entre la réalité technique et son interprétation à l’échelle. Cette mise en perspective permet de vérifier que le modèle réduit du système restitue fidèlement les principes de fonctionnement et les usages identifiés, tout en favorisant une compréhension globale, à la fois technique et contextuelle, de l’objet étudié.
Analyse de la transposition de technologies réelles dans un univers imaginaire.
Identification des principes scientifiques dissimulés derrière la mise en scène scénographique et narrative.
Expérimentation et manipulation
Pour chaque système technique, un relevé détaillé des mouvements et des mécanismes de déplacement est réalisé, afin d’en d’en mesurer la cohérence lors de la manipulation de ces dispositifs représentés dans le diorama.
Mise en pratique via les consoles de commande pour activer les différents systèmes techniques du diorama.
Observation et interprétation des interactions entre dispositifs mécaniques et numériques.
Découvrir le diorama en guidant les élèves dans la compréhension de son rôle en tant qu’outil d’exploration pédagogique et technique.
Susciter une réflexion collective et participative sur la fonction de la Batcave, envisagée non seulement comme espace narratif, mais également comme support d’analyse technologique et scientifique.
Favoriser l’appropriation progressive des notions abordées tout en développant la capacité des élèves à relier observation, compréhension technique et interprétation symbolique.
Programme
Cette séquence pédagogique propose aux élèves une initiation progressive à l’univers de la Batcave en mobilisant à la fois leur curiosité culturelle et leur esprit d’analyse technique. Elle s’appuie sur le diorama pédagogique du projet BATLab112 comme support d’observation, d’expérimentation et de réflexion collective.
Introduction à l’univers de Batman
Les élèves sont invités à découvrir le personnage de Batman à travers une approche historique et narrative :
Qui est Batman ? Quelles sont ses particularités et ses valeurs ?
La Batcave, qu’est-ce que c’est ? À quoi sert-elle dans l’univers du héros ?
La Batmobile, qu’est-ce que c’est ? Quelles sont ses fonctions et ses symboliques ?
Cette phase introductive vise à replacer ces éléments emblématiques dans un cadre culturel et technologique permettant de comprendre leur rôle au sein du récit et leur potentiel pédagogique.
Batman, un héros sans super pouvoirs : un prétexte pédagogique
À partir de la figure d’un héros dépourvu de pouvoirs surnaturels, les élèves sont amenés à réfléchir sur la place de la technologie comme facteur de dépassement et d’ingéniosité humaine.
Discussion collective sur la manière dont Batman compense l’absence de superpouvoirs par l’usage de dispositifs techniques et scientifiques.
Réflexion critique sur les limites et les risques liés à l’usage des technologies dans notre société contemporaine (surveillance, dépendance, impact environnemental).
Cette étape permet d’introduire une dimension éthique et citoyenne à l’analyse des innovations techniques.
La Batmobile : entre mécanique et imaginaire
Le diorama sert ici de support à l’étude de la Batmobile comme objet technologique complexe.
Présentation des composantes mécaniques et des principes de fonctionnement intégrés à la maquette.
Observation des systèmes techniques et de leurs représentations à l’échelle du modèle réduit.
Mise en perspective avec les enjeux réels de la maintenance, de l’innovation et de la durabilité dans le secteur automobile.
Cette séquence vise à développer la culture technologique des élèves tout en nourrissant leur imagination créative.
La dimension technologique du quotidien héroïque
En prolongement de l’étude de la Batmobile, cette phase introduit les notions de maintenance préventive et corrective, essentielles à la fiabilité des systèmes techniques.
Présentation des principes de fonctionnement des dispositifs de contrôle et d’entretien.
Sensibilisation aux métiers techniques et scientifiques liés à la conception, à la performance et à la sécurité des équipements.
Cette dernière étape permet d’ouvrir la réflexion sur les perspectives professionnelles et éducatives associées aux filières technologiques et industrielles, tout en donnant du sens à l’apprentissage à travers un ancrage concret et motivant.
La conception d’un diorama technique, pédagogique et fonctionnel — comme celui développé dans le cadre du projet BATLab112 — requiert une méthodologie rigoureuse fondée sur la précision dimensionnelle, la maîtrise des interactions mécaniques et la cohérence esthétique de l’ensemble. Les outils de Conception Assistée par Ordinateur (CAO) s’imposent dans cette démarche, car ils permettent de structurer les différentes phases du projet, de réduire les risques d’erreurs et d’assurer la reproductibilité des modèles.
Dans cette perspective, FreeCAD, logiciel libre de modélisation 3D paramétrique, constitue un environnement particulièrement pertinent. Ses capacités avancées de représentation, sa flexibilité structurelle et son inscription dans l’écosystème open source en font un outil adapté aux projets complexes, évolutifs et techniquement exigeants tels que BATLab112.
Un environnement paramétrique garantissant la cohérence structurelle
FreeCAD repose sur une architecture entièrement paramétrique dans laquelle chaque élément géométrique est défini par un ensemble de contraintes et de variables modifiables. Cette approche permet d’obtenir une cohérence structurelle particulièrement utile dans la conception d’un diorama évolutif.
Cette architecture paramétrique :
garantit la cohésion technique entre les sous-systèmes, en assurant que toute modification locale reste compatible avec l’ensemble
réduit le risque d’erreurs structurelles, en évitant les incohérences dimensionnelles qui apparaissent fréquemment dans des projets non paramétriques
facilite l’intégration progressive de nouveaux modules, puisque les ajouts ou remaniements s’effectuent sans perturber l’architecture globale
permet des itérations rapides, essentielles lors des phases de prototypage ou de correction.
Dans le cadre du projet BATLab112, l’utilisation de FreeCAD a permis un travail fondamental : le dimensionnement complet des équipements miniatures du diorama à partir du modèle réduit de la Batmobile, choisi comme référence esthétique et dimensionnelle. Le véhicule, présenté à l’échelle 1/12, a servi de base pour établir l’encombrement maximal des plateformes motorisées, pour calibrer la hauteur utile du pont élévateur, ou encore pour définir les dégagements nécessaires aux mouvements de rotation et de translation. FreeCAD a donc rendu possible une modélisation cohérente de l’ensemble du dispositif, en permettant d’adapter chaque équipement aux proportions imposées par l’objet central du diorama.
Un exemple concret :
L’article de présentation de la modélisation 3D de l’intégration des équipements industriels dans la diorama, qui consiste à rassembler tous les équipements industriels conçus séparément, dans une modélisation globale de l’atelier de la Batcave du projet BATLab112 est une parfaite illustration de l’intérêt de l’utilisation d’un logiciel de modélisation 3D paramétrique tel que FreeCAD.
Une précision adaptée aux exigences du diorama technique
La fabrication d’un diorama fonctionnel impose une maîtrise fine des échelles et des tolérances mécaniques, particulièrement dans un projet tel que BATLab112 associant impression 3D, assemblages mécaniques et intégration électronique.
FreeCAD permet un contrôle dimensionnel très précis, répondant directement aux contraintes imposées par la fabrication additive ou par les mécanismes miniaturisés (guidages linéaires, engrenages, axes, plateformes motorisées, etc.).
La modélisation détaillée des circuits imprimés équipant les consoles de commande et les armoires électriques du pont élévateur a démontré toute l’importance de cette précision de conception. FreeCAD a permis de reproduire les PCB avec une exactitude compatible avec le pas standard de 2,54 mm, garantissant l’emplacement précis de chaque composant électronique (microcontrôleurs, borniers, LED, résistances). Cette modélisation rigoureuse a rendu possible :
l’intégration réaliste des PCB dans les volumes restreints des consoles de commande miniatures,
l’anticipation des interférences possibles avec les parois internes, câblages ou pièces mécaniques environnantes,
la vérification préalable de l’accessibilité nécessaire pour les opérations d’assemblage à l’échelle réduite.
Grâce à ses outils d’esquisse, de cotation et de modélisation volumique, ainsi qu’aux modules spécialisés tels que Part Design, Draft ou TechDraw, FreeCAD a permis de générer des plans cotés, des vues éclatées, des cinématiques de sous-ensembles et des validations d’interférences, indispensables à la fabrication et à l’assemblage des différents systèmes du diorama.
Un exemple concret :
L’article consacré à la modélisation 3D de l’intégration des PCB, équipés de leurs composants électroniques, au sein du corps de la console de commande constitue une illustration particulièrement représentative de la précision offerte par FreeCAD.
Une intégration naturelle dans un processus de fabrication
FreeCAD s’intègre aisément dans l’ensemble de la chaîne de fabrication numérique grâce à sa capacité à exporter des modèles dans des formats couramment utilisés dans l’industrie. Cette interopérabilité constitue un atout essentiel pour un diorama mêlant mécanique, électronique, architecture miniature et automatisation.
Dans le cadre du projet BATLab112, l’utilisation de FreeCAD permet :
l’exportation de modèles STL, destinés à l’impression 3D des pièces structurelles ou mécaniques, notamment sur l’imprimante Anet A8 ;
la génération de fichiers DXF ou SVG, compatibles avec la découpe laser, une technologie en cours d’étude pour les développements futurs du diorama ;
la production de fichiers STEP, facilitant l’importation et l’intégration de composants électroniques (LED, résistances, microcontrôleurs Arduino) ou mécaniques (écrous, boulons, glissières) provenant de plateformes telles que GrabCAD.
Cette capacité à circuler entre différents outils de production garantit une continuité fluide entre la phase de conception numérique et la fabrication physique du diorama.
Un exemple concret :
L’article consacré à la modélisation 3D de la structure des armoires de distribution électrique met en évidence la manière dont FreeCAD permet d’articuler de manière cohérente la conception du design de ces structures avec les contraintes spécifiques de leur fabrication en impression 3D. Il illustre notamment la prise en compte, dès la phase de modélisation, des limitations techniques et dimensionnelles de l’imprimante Anet A8 utilisée dans le cadre du projet.
L’un des avantages majeurs de FreeCAD réside dans sa nature open source, qui offre une série de bénéfices spécifiques pour la conception d’un diorama évolutif.
Tout d’abord, la pérennité des données est assurée, puisque les fichiers produits ne dépendent pas de licences propriétaires susceptibles de devenir obsolètes ou inaccessibles. Dans le projet BATLab112, débuté en 2018 et encore en développement, cette indépendance garantit la continuité du travail.
Ensuite, la forte évolutivité fonctionnelle du logiciel permet d’adapter l’outil aux besoins spécifiques du diorama. L’ajout de macros, de scripts Python ou de modules complémentaires facilite, par exemple, la simulation des mouvements de chaque système du diorama, qu’il s’agisse d’un équipement isolé ou d’un ensemble de mécanismes fonctionnant simultanément.
Par ailleurs, FreeCAD bénéficie d’une communauté active et collaborative fournissant une documentation abondante, des bibliothèques de modèles et un accompagnement constant dans la résolution de problèmes techniques.
Enfin, son accessibilité économique, due à l’absence de frais de licence, rend possible une utilisation dans des contextes amateurs, pédagogiques ou associatifs tout en conservant un niveau de professionnalisme élevé.
Dans le cas du BATLab112, cette philosophie ouverte a permis une évolution continue du diorama, facilitant l’ajout de nouvelles fonctionnalités, l’amélioration de dispositifs existants et le renforcement du réalisme technique du modèle.
Un support méthodologique pour la gestion du projet
Au-delà de la modélisation 3D, FreeCAD contribue à structurer la démarche méthodologique du projet. Dans BATLab112, l’architecture générale du diorama a été organisée selon une logique systémique, chaque système représentant un équipement industriel miniature, décomposé en sous-systèmes et composants. Cette structuration hiérarchique a favorisé une vision globale du projet, tout en permettant une progression contrôlée à travers les différentes phases de développement.
Dans ce contexte, FreeCAD s’est révélé parfaitement adapté à une méthode de gestion de projet, notamment à travers :
la planification séquentielle des étapes de fabrication et d’assemblage, grâce à la modélisation progressive des systèmes
l’anticipation des interactions entre mécanismes, éclairages, câblages et éléments décoratifs grâce aux assemblages numériques
la production d’une documentation technique distribuable à des collaborateurs, des élèves ou des intervenants extérieurs
la simulation préalable de cinématiques complexes (rotation de la Batmobile, élévation du pont, synchronisation d’équipements) permettant de réduire le besoin de prototypes physiques intermédiaires
la traçabilité des évolutions du modèle numérique, essentielle dans un projet à long terme débuté en 2018 et enrichi continuellement.
Un exemple représentatif issu du projet BATLab112 illustre cette intégration méthodologique : FreeCAD a été utilisé comme outil central pour orchestrer les différentes phases du développement, depuis la modélisation initiale des environnements architecturaux jusqu’à l’intégration finale des sous-systèmes mécaniques et électroniques. L’outil a servi de base commune pour valider les choix techniques, identifier les risques de conception, organiser la fabrication des pièces et coordonner les étapes d’assemblage. Par son approche paramétrique et sa capacité à documenter automatiquement chaque étape, FreeCAD s’est ainsi comporté comme un véritable support de gestion de projet, et non comme un simple logiciel de modélisation.
Un exemple concret :
La page consacrée à la présentation de la méthode utilisée pour gérer le projet BATLab112 met en évidence le rôle central joué par FreeCAD tout au long du cycle de vie du projet. Elle souligne l’importance de cet outil depuis les phases de conception préliminaire, où sont définies les architectures générales et les premiers volumes fonctionnels, jusqu’à la modélisation 3D détaillée de l’ensemble des équipements intégrés dans le diorama.
L’usage de FreeCAD dans la conception du diorama technique BATLab112 révèle une série d’avantages déterminants tant sur le plan conceptuel que sur le plan opérationnel. Sa modélisation paramétrique, sa précision dimensionnelle, son interopérabilité avec les outils de fabrication numérique et sa nature open source en font un environnement particulièrement adapté à la conception rigoureuse, évolutive et documentée d’un diorama fonctionnel.
Au-delà de la simple production de modèles 3D, FreeCAD constitue un véritable environnement de conception, de prototypage et de communication technique. Le projet BATLab112 illustre de manière exemplaire comment cet outil permet de sécuriser les choix conceptuels, d’enrichir progressivement les fonctionnalités du diorama et d’assurer une cohérence globale dans l’ensemble du processus créatif.
Les consoles de commande du projet BATLab112 constituent des modules techniques intégrés au diorama de la Batcave, destinés à centraliser les commandes manuelles et l’affichage des données liées aux équipements industriels miniatures présent dans le diorama de la Batcave. Leur fonctionnement repose en grande partie sur l’intégration de cartes microcontrolleur Arduino, choisi pour leur facilité de mise en œuvre, leur modularité et la disponibilité de nombreux modules compatibles. L’objectif principal est d’obtenir des consoles fonctionnelles, capables d’afficher des informations en temps réel sur l’état des équipements industriels, d’émettre des signaux lumineux et d’interagir avec d’autres sous-systèmes du diorama.
Fonction et organisation générale des consoles
Chaque console est conçue comme un bloc autonome comprenant :
Deux cartes Arduino Mega 2560
Deux écrans TFT 2,8’’
Un pupitre de commandes manuelles composées de switches, boutons poussoirs, Leds …
Des modules électroniques complémentaires en fonction des besoins techniques d’équipement contrôlé tels que des modules électroniques L298N
Les consoles de commande sont directement connectées aux sorties des armoires de raccordement du poste électrique.
Choix des microcontrôleurs
Modules d’affichage
Le choix des microcontrôleurs destinés aux consoles de commande est directement lié au type de modules d’affichage retenus. Les consoles du projet BATLab112 utilisent des écrans TFT tactiles 2,8’’, équipés d’un lecteur de carte au format SIM, nécessitant un nombre important de broches pour gérer simultanément l’affichage graphique, la couche tactile et les fonctionnalités annexes intégrées au module.
Pour la première console, deux écrans sont utilisés afin d’afficher en temps réel l’ensemble des informations relatives à l’état du système industriel contrôlé. Cette organisation à double affichage permet de répartir clairement les données selon leur nature et leur utilité opérationnelle. Les écrans sont ainsi mobilisés pour présenter :
L’état des commandes manuelles, incluant l’activation des interrupteurs, des boutons et des sélecteurs.
L’historisation des commandes, permettant de visualiser la dernière action effectuée ou de suivre la séquence d’ordres exécutés.
Une représentation visuelle de l’équipement, offrant un retour graphique instantané sur la position ou l’état général du dispositif piloté.
L’état des capteurs de fin de course, utile pour vérifier la conformité des déplacements ou des rotations simulées.
Les mesures spécifiques à l’équipement, telles que la vitesse de déplacement ou de rotation, les modes de fonctionnement sélectionnés, ou encore les valeurs de consigne.
Microcontrolleurs
La phase de conception préliminaire de la première console de commande, destinée au pilotage de la plateforme rotative de la Batmobile, a conduit au choix d’une carte Arduino Mega 2560. Ce choix s’explique principalement par le nombre élevé de broches disponibles, permettant de répondre aux besoins de raccordement identifiés lors de ce premier développement. L’architecture retenue devait également anticiper l’évolution des consoles futures, notamment celles destinées à piloter des équipements mécaniques plus complexes. En effet, si la plateforme rotative repose sur le pilotage d’un seul moteur, le pont roulant nécessite deux moteurs, le pont élévateur quatre, et certains bras robotiques jusqu’à cinq.
L’Arduino Mega 2560 présente ainsi plusieurs avantages pour la mise en œuvre des éléments techniques suivants :
Raccordement simple et direct des écrans tactiles TFT 2,8’’, équipés d’un lecteur de carte au format SIM, nécessitant un grand nombre de broches numériques et analogiques pour la gestion simultanée de l’affichage, du tactile et des fonctions associées.
Connexion des éléments de commande manuelle, incluant LED, interrupteurs et boutons poussoirs, chacun demandant un adressage propre et suffisamment de broches d’entrées/sorties.
Gestion des signaux PWM, utilisés pour le pilotage des moteurs ou pour la modulation des effets lumineux, nécessitant la disponibilité de plusieurs sorties PWM dédiées.
Accès à un port de communication série (Rx/Tx), indispensable pour les échanges de données entre microcontrôleurs ou entre la console et d’autres modules du diorama.
L’ensemble de ces facteurs a confirmé la pertinence du choix de l’Arduino Mega pour assurer la robustesse, la modularité et l’évolutivité requises par la suite du projet BATLab112.
Intégration esthétique
L’intégration des deux modules Arduino Mega 2560, indispensables à chacune des consoles de commande pour assurer le pilotage des deux écrans TFT 2,8″, a exercé une influence déterminante sur la conception générale de ces interfaces. Bien que les microcontrôleurs demeurent relativement compacts, leur installation directe, équipée de leurs écrans respectifs, sur le panneau vertical frontal de la console aurait entraîné une augmentation notable des dimensions hors tout. Une telle configuration se serait révélée incompatible avec les contraintes spatiales strictes imposées par l’intégration de quatre consoles au sein du diorama.
Afin de concilier cohérence technique, lisibilité fonctionnelle et exigences esthétiques, le choix s’est porté sur une implantation verticale et déportée à l’arrière des modules Arduino. Cette solution intermédiaire a permis d’optimiser l’espace tout en préservant la silhouette des consoles, garantissant ainsi une intégration harmonieuse dans l’ensemble scénographique du projet BATLab112.
Conclusion
La réalisation des consoles de commande du projet BATLab112 met en lumière l’intérêt particulier de l’écosystème Arduino pour les projets de diorama intégrant des fonctionnalités mécaniques, lumineuses ou interactives. Dans un contexte où la miniaturisation, la fiabilité et la polyvalence sont essentielles, les microcontrôleurs Arduino se révèlent être des outils parfaitement adaptés. Leur rapidité de mise en oeuvre, leur compatibilité immédiate avec une vaste gamme de modules d’affichage, de commande ou de pilotage moteur, ainsi que la simplicité de leur programmation, en font une solution idéale pour orchestrer les multiples sous-systèmes qui animent un diorama technique.
L’intégration des Arduino dans les consoles de BATLab112 montre à quel point ces microcontrôleurs facilitent le développement progressif d’un projet créatif. Ils permettent d’ajouter, de tester ou de modifier rapidement des fonctions, sans revoir entièrement l’architecture existante. Cette capacité d’évolution est un atout décisif dans un diorama où chaque module — plateforme rotative, pont roulant, pont élévateur ou bras robotique — impose ses propres besoins électriques et mécaniques. Grâce à l’Arduino, ces exigences peuvent être prises en charge de manière cohérente, tout en restant accessibles à un maquettiste ou un concepteur ne disposant pas nécessairement d’un bagage spécialisé en électronique industrielle.
À la suite du premier article sur la version initiale de l’électronique du pont élévateur, celui-ci présente les principales évolutions techniques mises en œuvre.… Lire la suite →
Le premier prototype du système électronique destiné à la commande des quatre moteurs du pont élévateur du diorama pédagogique de la Batcave a mis en évidence plusieurs dysfonctionnements. Ceux-ci résultent principalement d’un choix de composants inadapté lors de la phase de conception, notamment au regard des performances attendues du système. Plus précisément, le prototype a révélé les limites techniques des quatre convertisseurs fréquence-tension utilisés comme interface entre les plateformes moteurs et la console de commande.
Les moteurs fonctionnant à des fréquences inférieures à 500 Hz, les convertisseurs délivrent des tensions de sortie présentant des variations inférieures à 50 mV. L’acquisition, la transmission et le traitement de ces signaux de très faible amplitude induisent un taux d’incertitude trop élevé pour garantir un fonctionnement suffisamment fiable et prévenir les risques de blocage du pont élévateur.
L’objectif principal de ce nouveau prototype est de valider le principe des modifications proposées à la conception initiale. Celles-ci reposent notamment sur le remplacement des quatre modules de conversion fréquence-tension par une carte à microcontrôleur de type Arduino.
Un second objectif consiste à évaluer l’intégration d’un écran LCD I2C associé au microcontrôleur, permettant l’affichage local des vitesses de rotation des moteurs ainsi que leur traitement au plus près des plateformes. Cette amélioration, non envisagée dans la conception initiale, a émergé lors de l’utilisation de la plateforme TinkerCAD, au cours de la simulation du remplacement des modules de conversion par un Arduino.
Un troisième objectif vise à valider un nouveau mode d’échange d’informations entre l’armoire électrique d’acquisition des signaux issus des capteurs optiques et la console de commande. Le premier prototype reposait sur la transmission de quatre signaux analogiques correspondant aux tensions en sortie des convertisseurs. L’intégration d’un microcontrôleur dans l’armoire électrique permet désormais d’envisager une communication plus fiable via les ports série (Rx/Tx). Le traitement des signaux est ainsi déporté vers ce microcontrôleur, libérant celui de la console de commande, qui est alors exclusivement dédié à la mise à jour de l’affichage sur l’écran TFT 2,8″.
Comme indiqué dans la conclusion de l’analyse du premier prototype, l’architecture générale du système électronique a été globalement reconduite. Le dispositif comprend ainsi les quatre plateformes moteurs assurant l’entraînement des axes du pont élévateur, connectées à deux armoires électriques distinctes :
une armoire [1] dédiée à l’acquisition et au traitement des signaux en fréquence issus des capteurs optiques des plateformes ;
une armoire [2] destinée à la commande du sens et de la vitesse de rotation des moteurs.
Dans le cadre de ce nouveau prototype, un microcontrôleur Arduino UNO R3, déjà disponible dans le stock du projet BATLab112, a été retenu pour remplacer les quatre modules de conversion. Ce choix, fondé sur une démarche de rationalisation des coûts, demeure provisoire et pourra évoluer au cours des phases ultérieures du projet.
Implantation des nouveaux éléments
Le microcontrôleur Arduino Uno est installé à plat devant les armoires électriques.
L’écran LCD i2C est positionné de face, à proximité.
La liaison de transmission série entre les microcontrôleurs est assurée par le câble bleu et blanc.
Les quatre câbles transmettant les signaux en tension des convertisseurs vers la console de commande ont été supprimés : l’Arduino Uno est désormais connecté, via l’armoire n°1, directement aux sorties des capteurs optiques des plateformes moteurs.
Le câble transmettant la commande de vitesse entre la console et l’armoire n°2 a été retiré. L’Arduino Uno fournit désormais quatre signaux à rapport cyclique réglable, permettant de piloter indépendamment la vitesse de rotation de chaque moteur.
Conclusions
La conclusion de l’article consacré au premier prototype soulignait deux axes principaux d’amélioration :
Le remplacement des convertisseurs fréquence-tension par un microcontrôleur Arduino
L’amélioration de l’esthétique et de la robustesse des PCB des borniers des armoires électriques.
Le présent travail confirme la validité du principe de remplacement des convertisseurs par un microcontrôleur. Il reste toutefois à déterminer le modèle Arduino le plus adapté pour une intégration définitive au sein de l’armoire électrique d’acquisition et de traitement des signaux issus des capteurs optiques des plateformes moteurs. Un premier état des lieux indique que l’usage de modules Arduino Nano serait pertinent, leurs dimensions et caractéristiques répondant aux contraintes d’intégration et de performance. Leur déploiement sera effectué lors de la révision de l’implantation interne des armoires électriques.
Enfin, la refonte des PCB des borniers des deux armoires électriques sera également réalisée au cours de cette même phase de réaménagement interne.trique sera aussi mise en oeuvre lors de la reprise de l’implantation interne de ces deux armoires.
Objet emblématique en constante mutation, la Batmobile s’impose comme l’un des symboles les plus puissants et les plus signifiants du mythe de Batman. Véhicule, armure et prolongement du corps du héros, elle condense les tensions fondamentales de son univers : entre technologie et humanité, visibilité et secret, puissance et vulnérabilité. Depuis ses premières apparitions dans les comics jusqu’aux versions proposées par Tim Burton, Christopher Nolan, Zack Snyder ou Matt Reeves, ainsi que dans les séries animées de Bruce Timm ou de la Warner Bros., la Batmobile se configure comme un véritable miroir de la psyché du Chevalier Noir et des imaginaires technologiques qui traversent les différentes périodes de son adaptation.
Si la Batmobile fascine par son apparente perfection technique et sa puissance spectaculaire, elle laisse pourtant en suspens une question centrale, rarement explorée explicitement à l’écran : qui veille sur cette machine ? Qui la répare, la modifie, l’adapte sans relâche aux exigences d’un justicier dont les missions n’offrent aucun répit ? Derrière le mythe du héros solitaire se dessine alors l’enjeu, profondément matériel, de la maintenance. Une technologie, si avancée soit-elle, ne peut se soustraire à la nécessité du soin. C’est précisément cette tension entre autonomie mythique et dépendance technique que les différentes représentations cinématographiques et animées donnent à entrevoir — souvent en creux, parfois plus directement.
Les films de Tim Burton (Batman, 1989 ; Batman Returns, 1992) offrent une Batmobile conçue comme un artefact quasi mystique : silhouettes gothiques, surfaces organiques, systèmes de défense autonomes. La machine semble surgir d’un imaginaire baroque, hermétique à toute logique d’atelier. Pourtant, cette sophistication silencieuse laisse affleurer l’idée d’un travail technique complexe, que la mise en scène choisit délibérément de tenir hors champ afin de préserver l’aura du mythe.
Les films de Tim Burton (Batman, 1989 ; Batman Returns, 1992) offrent une Batmobile conçue comme un artefact quasi mystique : silhouettes gothiques, surfaces organiques, systèmes de défense autonomes. La machine semble surgir d’un imaginaire baroque, hermétique à toute logique d’atelier. Pourtant, cette sophistication silencieuse laisse affleurer l’idée d’un travail technique complexe, que la mise en scène choisit délibérément de tenir hors champ afin de préserver l’aura du mythe.
À l’inverse, la trilogie de Christopher Nolan (Batman Begins, 2005 ; The Dark Knight, 2008 ; The Dark Knight Rises, 2012) inscrit la Batmobile — devenue Tumbler — dans un environnement rationalisé, pragmatique et militarisé. Conçue comme un prototype industriel, elle suppose une mécanique sophistiquée, des pièces interchangeables, des protocoles d’essai. Pourtant, même dans cet univers qui privilégie la vraisemblance, l’entretien n’est presque jamais montré : l’infrastructure nécessaire au maintien d’une telle machine demeure implicite, maintenue dans l’ombre.
Cette dialectique entre visibilité et dissimulation se prolonge dans The Batman (Matt Reeves, 2022), où la Batmobile apparaît sous la forme d’un moteur brut, presque féroce, conçu dans la logique d’un atelier artisanal. Chaque vibration semble attester un travail continu, une mécanique vivante façonnée au quotidien.
À l’autre extrémité du spectre, Batman v Superman : Dawn of Justice (Zack Snyder, 2016) montre une Batmobile militarisée, pensée comme un instrument de guerre — un véhicule dont la logistique d’entretien doit nécessairement être lourde, bien que le film choisisse lui aussi de la maintenir hors du cadre narratif.
Au carrefour de ces visions, la figure d’Alfred Pennyworth occupe une place déterminante. Majordome, confident, mais aussi souvent ingénieur discret, il apparaît comme le garant silencieux de la cohérence matérielle du double héroïque de Bruce Wayne. C’est dans Batman v Superman de Zack Snyder que cette dimension technique de son rôle est la plus mise en scène : Alfred y assume pleinement la fonction d’ingénieur en chef, opérant les diagnostics, supervisant les réparations et dialoguant avec la Batcave comme un véritable centre de contrôle.
Dans l’économie narrative comme dans l’économie symbolique de ces œuvres, Alfred incarne ainsi la main invisible qui veille à la pérennité de la machine et, par extension, à celle du mythe. L’entretien de la Batmobile devient alors le signe d’un équilibre subtil entre puissance et vulnérabilité : derrière la force du héros se trouve toujours un travail de réparation, de surveillance et de soin — un travail auquel Alfred donne un visage.
La série d’articles à venir, introduite ici, se propose ainsi d’explorer, œuvre par œuvre, la manière dont chaque film ou série animée articule cette question de la maintenance, de l’invisible et du soutien technique qui rendent possible l’existence même de la Batmobile. Car interroger la machine, c’est interroger la condition héroïque de Batman elle-même : un mythe qui ne tient que grâce à ceux qui, dans l’ombre, le rendent matériellement possible.
L’ultime évolution du système électronique de commande des moteurs du pont élévateur du diorama de la Batcave est en cours de mise au point.
Le remplacement de 4 convertisseurs fréquence/tension par un microcontrôleur Arduino UNO pour le traitement des signaux issus des capteurs optiques des plateformes moteurs et la transmission de données vers la console de commande.