Conception détaillée de la console de commande BATLab112 : optimisation du pupitre, des cartes Arduino et de l’intégration électronique

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Résumé

Cet article s’inscrit dans la continuité de la série consacrée à la conception de la console de commande des équipements du diorama BATLab112. Il fait suite à l’article présentant la réalisation de la première version opérationnelle de la console, dont l’objectif principal était de valider les choix technologiques retenus au travers d’un prototype fonctionnel.… Lire…

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Contexte et objectifs de l’évolution de la console de commande du diorama BATLab112

Introduction

Cet article s’inscrit dans la continuité de la série consacrée à la conception de la console de commande des équipements du diorama BATLab112. Il fait suite à l’article présentant la réalisation de la première version opérationnelle de la console, dont l’objectif principal était de valider les choix technologiques retenus au travers d’un prototype fonctionnel.

Si cet article précédent mettait principalement en évidence la démarche expérimentale ayant conduit à la réalisation de ce premier modèle, il ne détaillait pas l’ensemble du travail de conception mécanique et électronique réalisé en parallèle depuis la phase de conception préliminaire jusqu’à l’aboutissement du prototype.

Cette nouvelle publication revient donc sur cette étape essentielle afin d’expliquer les évolutions qui ont conduit à la version actuelle de la console.

Retour d’expérience sur le premier prototype de la console de commande

L’analyse critique du prototype a mis en évidence deux axes d’amélioration majeurs qui conditionnent directement l’intégration de la console au sein du diorama ainsi que la fiabilité de son fonctionnement.

Le premier concerne la conception mécanique du pupitre. Les dimensions initiales avaient été définies lors de la phase de conception préliminaire en conciliant deux contraintes : l’encombrement disponible sur la plateforme accueillant l’ensemble des consoles et les dimensions de la carte électronique de prototypage utilisée pour développer le circuit imprimé regroupant les commandes manuelles (interrupteurs, boutons-poussoirs, voyants LED et autres organes de commande).

Si cette approche s’est révélée suffisante pour réaliser un premier prototype, les essais d’intégration ont rapidement montré que le volume interne du pupitre était insuffisant pour accueillir l’ensemble des cartes électroniques, du câblage et des différents connecteurs nécessaires à une exploitation fiable et à une maintenance aisée.

Optimisation de la conception mécanique du pupitre

Cette première limitation a conduit à une révision complète de la géométrie du pupitre. Au-delà de l’augmentation du volume interne, cette évolution a nécessité une réflexion globale sur l’intégration de la console au sein du diorama afin de préserver son esthétique tout en améliorant son accessibilité, son assemblage et son évolutivité.

Cette nouvelle conception s’accompagne également d’adaptations de la structure supportant les consoles afin de garantir une intégration cohérente avec les autres équipements de la plateforme de contrôle.

Refonte de l’architecture électronique de la console

Le second enseignement concerne l’architecture électronique de la console. Les essais réalisés avec les écrans TFT couleur de 2,8 pouces ont montré que leur technologie ne permettait pas un pilotage simultané satisfaisant par une unique carte Arduino Mega sans développer une électronique d’interface spécifique permettant de gérer les deux afficheurs de manière séquentielle.

Une telle solution aurait considérablement augmenté la complexité du système, multiplié les risques de dysfonctionnement et réduit la fréquence de rafraîchissement des affichages. Afin de conserver une architecture simple, robuste et évolutive, le choix a donc été revu en profondeur, conduisant notamment au remplacement de l’une des cartes Arduino Uno initialement prévues par une carte Arduino Mega mieux adaptée aux nouvelles contraintes fonctionnelles.

Les objectifs de cette nouvelle phase de conception

Cet article présente en détail les évolutions apportées à la console de commande à la suite de ce retour d’expérience. Il décrit les nouveaux choix de conception mécanique, leurs conséquences sur l’architecture générale du diorama, ainsi que les évolutions de l’électronique de commande et de l’organisation des cartes Arduino. L’ensemble de ces modifications illustre la démarche d’amélioration continue mise en œuvre tout au long du développement du projet BATLab112 afin d’aboutir à une solution à la fois réaliste, fiable, évolutive et facilement maintenable.

Évolution de la conception de la console de commande sous FreeCAD V1.1.1

Migration vers FreeCAD V1.1.1 : une opportunité pour reprendre la conception

Depuis le lancement du projet BATLab112, FreeCAD constitue l’outil central de conception assistée par ordinateur (CAO) utilisé pour développer l’ensemble des éléments mécaniques et une partie de l’architecture électronique du diorama de la Batcave à l’échelle 1/12. Au fil des années, le logiciel a connu une évolution constante, tant sur le plan des performances que de la stabilité, jusqu’à la publication de la version 1.1.1, disponible au moment de la rédaction de cet article.

La migration de l’ensemble des fichiers de conception vers cette nouvelle version a constitué une opportunité de réexaminer certains modèles développés lors des premières phases du projet. C’est dans ce contexte qu’a été engagée la reprise complète de la conception détaillée de la console de commande, avec pour objectif d’intégrer les enseignements tirés des premiers prototypes tout en tirant parti des nouvelles fonctionnalités offertes par FreeCAD.

Optimisation du modèle 3D et augmentation du volume interne du pupitre

La principale évolution concerne la conception mécanique du pupitre de commande. La reprise du dessin des flancs, réalisés par impression 3D, a permis d’augmenter significativement le volume interne disponible. Cette modification améliore l’intégration des cartes électroniques, du câblage et des différents organes de commande, tout en conservant les proportions générales de la console à l’échelle du diorama.

Au-delà de cette optimisation technique, cette reprise de conception constitue également un retour sur les premières étapes du développement du projet BATLab112. L’expérience acquise au fil des années dans l’utilisation de FreeCAD met aujourd’hui en évidence plusieurs choix de modélisation qui, sans être bloquants, pouvaient être améliorés afin d’obtenir un modèle numérique plus robuste, plus cohérent et plus facilement maintenable. Cette nouvelle version est ainsi l’occasion de corriger ces imperfections et d’appliquer des méthodes de conception désormais maîtrisées.

Les photographies présentées dans cette section témoignent également de l’évolution progressive du projet. Elles montrent notamment les premières pièces imprimées en PLA gris, réalisées au début de l’aventure BATLab112. Au-delà de leur intérêt technique, ces images rappellent le chemin parcouru et soulignent l’importance des collaborations qui ont accompagné les premières phases du développement. Avant que le projet ne dispose de ses propres moyens de conception et de fabrication, l’appui de contributeurs extérieurs a joué un rôle déterminant dans la réalisation des premiers prototypes, contribuant ainsi à poser les bases de l’évolution actuelle de la console de commande.

Amélioration de la fiabilité du câblage des écrans TFT

Les essais réalisés sur les premières versions des consoles de commande ont également mis en évidence une faiblesse inattendue concernant le raccordement des écrans TFT aux cartes Arduino Mega. Les premiers prototypes utilisaient des câbles Dupont standards, largement répandus dans le prototypage électronique. L’expérience acquise au cours des différentes phases de tests a cependant montré que leur qualité de fabrication était insuffisante pour garantir une utilisation durable.

La plupart de ces câbles sont constitués de conducteurs de faible section (28 AWG) protégés par une gaine en PVC. Avec les manipulations répétées et le vieillissement des matériaux, ces conducteurs deviennent plus sensibles aux ruptures internes et aux mauvais contacts, générant des dysfonctionnements intermittents particulièrement difficiles à diagnostiquer.

Une solution consistait à connecter directement les écrans sur les connecteurs des cartes Arduino Mega afin de supprimer totalement ce câblage intermédiaire. Si cette approche présentait l’avantage d’améliorer la fiabilité des connexions, elle n’a finalement pas été retenue. L’encombrement de l’ensemble constitué par la carte Arduino et son écran aurait nécessité d’augmenter la largeur de chaque console, remettant en cause l’implantation des quatre postes de commande sur la plateforme de contrôle du diorama.

Le maintien d’un câblage distinct répond également à l’un des objectifs fondamentaux du projet BATLab112 : sa vocation pédagogique. En laissant visibles les liaisons entre les différents composants électroniques, la console facilite la compréhension de son architecture et permet d’illustrer concrètement les interactions entre les cartes de commande, les périphériques d’affichage et les différents organes de contrôle. Ce choix privilégie ainsi la lisibilité du système tout en conservant une architecture proche de celle rencontrée dans de nombreux équipements industriels.

Les recherches menées depuis la réalisation du premier prototype ont toutefois permis d’identifier une alternative plus adaptée. Les nouveaux faisceaux utilisent des conducteurs de section plus importante (22 AWG) associés à une isolation en silicone, offrant une bien meilleure résistance aux flexions répétées et une fiabilité accrue des connexions. Cette évolution permet de conserver l’architecture de câblage initiale tout en améliorant sensiblement la robustesse et la pérennité de la console de commande.

Optimisation du PCB des commandes manuelles grâce à l’impression 3D

La reprise de la conception de la console a également porté sur le circuit imprimé regroupant l’ensemble des commandes manuelles. Si l’implantation des composants réalisée lors de la conception préliminaire puis validée sur le prototype fonctionnel ne présentait aucune anomalie sur le plan électrique, elle révélait en revanche une faiblesse de conception affectant le réalisme et la qualité esthétique du panneau de commande.

Lors des premières phases du projet, la maîtrise encore limitée de FreeCAD, combinée à l’absence de solution simple pour fabriquer des pièces de précision — le projet ne disposant pas encore d’une imprimante 3D — avait conduit à implanter certains composants directement sur le circuit imprimé sans dispositif permettant de contrôler précisément leur positionnement en hauteur. Les interrupteurs, boutons-poussoirs et voyants dépassaient ainsi insuffisamment de la façade de la console, ce qui réduisait le réalisme de l’ensemble malgré un fonctionnement parfaitement conforme aux attentes.

La nouvelle version corrige cette limitation en intégrant des supports spécifiquement conçus pour positionner chaque composant à une hauteur parfaitement maîtrisée lors de son montage sur le circuit imprimé. Ces supports, modélisés sous FreeCAD puis fabriquées par impression 3D, garantissent une implantation reproductible tout en simplifiant les opérations d’assemblage de la console.

Amélioration du réalisme du panneau de commande de la console

L’optimisation de l’implantation des composants ne répond pas uniquement à des exigences de précision mécanique. Elle ouvre également de nouvelles possibilités dans la conception du panneau de couverture des commandes manuelles, en permettant de maîtriser avec davantage de précision la position et le relief de chaque organe de commande.

Grâce à cette évolution, les interrupteurs, boutons-poussoirs et voyants présentent désormais des proportions et un débattement plus proches de ceux observés sur les pupitres industriels qui ont servi de référence tout au long de la conception du projet BATLab112. Cette fidélité accrue contribue à renforcer la cohérence visuelle de la console tout en améliorant son ergonomie et sa lisibilité.

Au-delà de l’aspect esthétique, cette évolution traduit la volonté de reproduire le plus fidèlement possible les caractéristiques des équipements réels à l’échelle 1/12. Elle participe ainsi à la qualité globale du diorama, où chaque détail de conception contribue à créer un ensemble à la fois crédible sur le plan technique et immersif sur le plan visuel.

Conclusion

La reprise de la conception détaillée de la console de commande illustre parfaitement la démarche d’amélioration continue qui accompagne le développement du projet BATLab112. Loin de remettre en cause les choix réalisés lors de la conception préliminaire ou les enseignements tirés du premier prototype fonctionnel, cette nouvelle phase de développement s’appuie au contraire sur le retour d’expérience accumulé au fil des essais, des validations techniques et des évolutions des outils de conception.

La migration vers FreeCAD V1.1.1 a constitué une opportunité de revisiter l’ensemble du modèle numérique afin d’optimiser aussi bien l’architecture mécanique que l’intégration électronique de la console. L’augmentation du volume interne du pupitre, l’amélioration de l’implantation des composants sur le circuit imprimé, l’évolution du câblage des écrans et la révision de l’architecture autour des cartes Arduino témoignent de la volonté constante de concilier réalisme, fiabilité, facilité d’assemblage et maintenabilité.

Ces évolutions mettent également en évidence la montée en maturité du projet. Les premières étapes étaient principalement consacrées à la validation des principes de fonctionnement, tandis que les itérations actuelles permettent d’affiner les détails de conception, d’améliorer la qualité perçue des différents sous-ensembles et de renforcer leur robustesse. Cette progression est caractéristique d’une véritable démarche d’ingénierie, où chaque prototype contribue à enrichir les connaissances et à orienter les développements suivants.

Enfin, cette nouvelle version de la console de commande répond pleinement aux ambitions du projet BATLab112, qui ne se limite pas à la réalisation d’un diorama fonctionnel de la Batcave à l’échelle 1/12. Elle participe également à la création d’un support technique et pédagogique destiné à illustrer les principes de la conception mécanique, de l’électronique embarquée, de la fabrication additive et de la programmation des systèmes embarqués. Chaque évolution documentée contribue ainsi à partager les choix de conception, les difficultés rencontrées et les solutions retenues, dans une logique de transmission des connaissances et de valorisation des méthodes de développement.

Les prochains articles seront consacrés à la finalisation du modèle numérique, à la fabrication des nouvelles pièces, à l’assemblage de la console de commande et aux essais de validation fonctionnelle qui permettront de confirmer les performances de cette nouvelle architecture avant son intégration définitive au sein du diorama BATLab112.

Voir aussi

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Articles – Conception détaillée

Conception de l’architecture électronique du pont élévateur du projet BATLab112 : schémas KiCAD, Arduino et régulation des moteurs

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Résumé

Cet article s’inscrit dans la continuité de la publication consacrée au test d’intégration de la nouvelle architecture électronique du système de commande du pont élévateur du projet BATLab112. Les essais réalisés ont permis de valider le fonctionnement de cette nouvelle conception, tant sur les plans matériel que logiciel, confirmant ainsi sa conformité aux objectifs fonctionnels…

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Validation de l’architecture électronique après les essais d’intégration

Cet article s’inscrit dans la continuité de la publication consacrée au test d’intégration de la nouvelle architecture électronique du système de commande du pont élévateur du projet BATLab112. Les essais réalisés ont permis de valider le fonctionnement de cette nouvelle conception, tant sur les plans matériel que logiciel, confirmant ainsi sa conformité aux objectifs fonctionnels définis lors de la phase de conception.

Cette validation constitue une étape déterminante dans le développement du diorama. Elle marque le passage entre la phase de vérification fonctionnelle et celle de la documentation technique, dont l’objectif est de présenter en détail l’organisation de l’architecture électronique ainsi que les choix d’ingénierie qui ont conduit à sa conception.

Une architecture électronique entièrement conçue sous KiCAD

Comme l’ensemble des développements électroniques du projet BATLab112, les schémas du système de commande du pont élévateur ont été réalisés avec le logiciel KiCAD. Cet environnement de conception électronique (EDA) permet d’organiser un projet complexe sous la forme d’une arborescence de schémas hiérarchiques réunis dans un fichier unique.

Cette méthode de conception présente plusieurs avantages. Elle améliore la lisibilité de la documentation, facilite l’identification des différents sous-ensembles fonctionnels et garantit une parfaite traçabilité des évolutions apportées au système tout au long de son développement. Elle reflète également la démarche méthodique d’ingénierie adoptée pour l’ensemble du projet BATLab112.

Une organisation hiérarchique pour comprendre progressivement le système de commande

L’architecture électronique est volontairement organisée selon plusieurs niveaux hiérarchiques. Cette structuration permet de découvrir progressivement le système de commande, en passant d’une vision globale de l’installation jusqu’au détail de chacun des circuits imprimés (PCB).

Le premier niveau de l’arborescence offre une vue d’ensemble des principaux équipements qui composent le système de commande du pont élévateur. Les niveaux suivants détaillent ensuite l’architecture interne de chacun de ces sous-ensembles afin de mettre en évidence leurs fonctions, leurs interactions et leur contribution au fonctionnement global de l’installation.

Niveau 1 : Vue d’ensemble de l’architecture électronique du système de commande

Le premier niveau de l’arborescence des schémas présente l’ensemble des équipements constituant le système de commande du pont élévateur. Cette représentation globale permet d’identifier immédiatement les principaux sous-systèmes ainsi que les liaisons électriques assurant leur fonctionnement coordonné.

L’architecture s’articule autour de plusieurs ensembles fonctionnels spécialisés, chacun remplissant un rôle précis dans le pilotage, l’alimentation et le contrôle du pont élévateur.

Armoires de distribution électrique : alimentation des composants électroniques et des moteurs

Les armoires de distribution électrique assurent la fourniture des différentes tensions nécessaires au fonctionnement du système. 

  • Une alimentation de 5 V courant continu (5 VDC) est dédiée aux composants électroniques tels que les cartes Arduino, les relais, les diodes électroluminescentes (LED) et les différents circuits de commande.
  • Une seconde alimentation en 12 V courant continu (12 VDC) est réservée aux moteurs électriques assurant la transmission du mouvement vers les différents axes du pont élévateur.

Le choix de cette tension d’alimentation, distincte de celle utilisée pour les composants électroniques, résulte des caractéristiques des moteurs retenus lors de la phase de conception. Ceux-ci ont été dimensionnés afin de développer le couple nécessaire à l’entraînement des différents axes du pont élévateur, ce qui impose une alimentation en 12 VDC adaptée à leurs performances électromécaniques.

Plateformes moteurs : transmission du mouvement et mesure de la vitesse de rotation

Le système comprend quatre plateformes moteurs, chacune intégrant les éléments usinants : 

  • Un moteur électrique chargé d’entraîner un axe du pont élévateur.
  • Un capteur optique permettant de mesurer sa fréquence de rotation.
  • Une armoire de raccordement électrique regroupant les connexions de puissance et les liaisons des capteurs.

Cette organisation modulaire facilite les opérations de câblage, de maintenance et de remplacement des équipements.

Armoires de commande : cœur de l’électronique de contrôle du pont élévateur

L’ensemble est piloté par deux armoires électriques intégrant l’électronique de commande du système. Elles regroupent les cartes électroniques assurant le traitement des informations provenant des capteurs, le pilotage des moteurs, la gestion des interfaces d’entrée et de sortie ainsi que les fonctions de sécurité nécessaires au fonctionnement du pont élévateur.

Ces armoires constituent le cœur de l’architecture électronique développée pour BATLab112 et assurent la coordination de l’ensemble des équipements afin de garantir un fonctionnement fiable, reproductible et évolutif du diorama.

Console de commande : centre de pilotage et de supervision du pont élévateur

Les quatre consoles de commande développées dans le cadre du projet BATLab112 reposent sur une architecture mécanique commune. Ce design générique constitue une plateforme standardisée sur laquelle viennent s’intégrer des sous-ensembles électroniques spécifiques à chaque équipement industriel représenté dans le diorama. Cette approche modulaire facilite la conception, la maintenance et les évolutions futures, tout en garantissant une ergonomie homogène entre les différentes consoles.

La console de commande constitue le centre névralgique de l’architecture électronique du système de commande du pont élévateur. Elle centralise l’ensemble des fonctions de pilotage, qu’il s’agisse des commandes manuelles utilisées lors des phases d’exploitation ou des commandes automatiques exécutées par le système de contrôle.

En complément de ces fonctions de commande, la console assure la réception et le traitement des informations transmises par les armoires électriques de contrôle et d’interface ainsi que par les différents capteurs de fin de course répartis sur le pont élévateur. Ces données sont exploitées pour restituer en temps réel l’état de fonctionnement de l’installation, notamment la position des différents axes, l’état des mouvements en cours et les informations nécessaires à la supervision du système.

Si tous les équipements apparaissent dans la vue d’ensemble de l’architecture, ils ne nécessitent pas le même niveau de description. Certains sous-ensembles assurent essentiellement des fonctions de raccordement électrique, tandis que d’autres concentrent les fonctions de traitement, de commande et de régulation qui constituent le cœur du système électronique. Les développements qui suivent portent donc principalement sur ces derniers.

Périmètre de présentation des schémas électroniques

Les niveaux hiérarchiques suivants de l’arborescence des schémas électroniques ne détaillent pas les armoires de distribution électrique ni les plateformes motorisées. En effet, ces sous-ensembles se limitent essentiellement à des fonctions de raccordement électrique réalisées au moyen de borniers, sans intégrer de circuits électroniques de commande ou de traitement de l’information.

Leur représentation détaillée n’apporterait donc aucun élément supplémentaire à la compréhension de l’architecture électronique globale du système de commande du pont élévateur. L’article se concentre ainsi sur les schémas des sous-ensembles assurant les fonctions de contrôle, d’interface et de pilotage, qui constituent le cœur fonctionnel de cette architecture.

Cette première représentation fournit une vision globale de l’architecture du système et constitue le point de départ de l’analyse détaillée développée dans les sections suivantes. Chaque niveau de l’arborescence apportera ensuite un degré supplémentaire de précision afin de présenter successivement les armoires électroniques, la console de commande, puis les différents circuits imprimés qui composent le système.

Niveau 2 – Décomposition fonctionnelle des principaux sous-ensembles électroniques

Après avoir présenté l’organisation générale du système de commande, le deuxième niveau de l’arborescence détaille l’architecture interne des principaux sous-ensembles électroniques. Cette approche permet de comprendre comment les différentes fonctions sont réparties entre les cartes électroniques, les microcontrôleurs et les interfaces de puissance afin d’assurer le pilotage, la régulation et la supervision du pont élévateur.

Architecture électronique de la console de commande du pont élévateur

Le deuxième niveau de l’arborescence des schémas électroniques présente l’organisation interne de la console de commande et détaille les différents sous-ensembles électroniques qui la composent.

Dans le cas de la console de commande du pont élévateur, l’architecture électronique s’articule autour de quatre sous-ensembles fonctionnels principaux :

  • les cartes électroniques (PCB) dédiées aux commandes manuelles, qui regroupent l’ensemble des organes de pilotage mis à la disposition de l’utilisateur. Elles permettent notamment de commander la montée et la descente du pont élévateur, ainsi que les différentes fonctions de contrôle accessibles depuis la console ;
  • les cartes électroniques (PCB) assurant les fonctions spécifiques au contrôle et au pilotage du pont élévateur. Elles permettent notamment de définir la consigne de référence de la vitesse de rotation des moteurs électriques, afin d’adapter la vitesse de déplacement du pont élévateur en fonction des conditions d’exploitation retenues ;
  • les cartes électroniques (PCB) d’interface avec les capteurs de fin de course, chargées de conditionner et de transmettre les informations issues des différents détecteurs répartis sur l’installation. Elles assurent en particulier l’arrêt automatique des moteurs lorsque le pont élévateur atteint sa position haute ou sa position basse, garantissant ainsi le respect des limites mécaniques de fonctionnement ;
  • les cartes Arduino Mega et les écrans TFT de 2,8 pouces, qui assurent le traitement des informations, la communication avec les armoires électroniques de contrôle et d’interface, ainsi que l’affichage en temps réel de l’état du système de commande et de la position du pont élévateur.

Cette organisation hiérarchique met en évidence la séparation des fonctions de commande, d’acquisition des informations, de traitement et de supervision, conformément aux principes d’une architecture électronique modulaire, évolutive et facilement maintenable.

La console de commande constitue l’interface entre l’utilisateur et le système. Son fonctionnement repose cependant sur plusieurs armoires électroniques qui assurent le traitement des informations, la régulation des moteurs et la commande de puissance. L’étude de leur architecture permet de mieux comprendre la répartition des fonctions au sein du système de commande.

Architecture électronique de l’armoire de contrôle et d’interface de puissance des moteurs

Le deuxième niveau de l’arborescence des schémas électroniques présente l’organisation interne de l’armoire électrique d’interface de puissance des moteurs du pont élévateur. Cette armoire constitue l’interface entre le système de commande et les actionneurs, en assurant à la fois la distribution des signaux de commande, la gestion de la puissance électrique et les fonctions de sécurité nécessaires au fonctionnement de l’installation.

Son architecture électronique est organisée autour de trois sous-ensembles fonctionnels principaux :

  • Un circuit imprimé (PCB) assurant les fonctions de bornier de raccordement électrique et de sectionneur. Il centralise les liaisons électriques entre les différents équipements et permet l’isolement électrique de l’armoire afin de sécuriser les opérations de maintenance ou les interventions manuelles sur les composants électroniques ;
  • Un premier PCB L298N intégrant un double pont en H, chargé de l’interface de puissance avec deux des moteurs électriques. Il assure le pilotage du sens de rotation ainsi que la régulation de leur vitesse à partir des consignes transmises par le système de commande ;
  • Un second PCB L298N intégrant un double pont en H, assurant les mêmes fonctions pour les deux autres moteurs électriques du pont élévateur. Cette répartition permet de commander indépendamment les quatre moteurs tout en conservant une architecture modulaire, évolutive et facilement maintenable.

Alors que l’armoire d’interface de puissance assure l’alimentation et le pilotage électrique des moteurs, une seconde armoire est dédiée aux fonctions de contrôle et de régulation. Cette séparation des fonctions constitue un choix d’architecture qui améliore la modularité du système tout en simplifiant les opérations de développement, de maintenance et d’évolution.

Architecture électronique de l’armoire de contrôle et de régulation de la vitesse des moteurs

Le deuxième niveau de l’arborescence des schémas électroniques présente l’organisation interne de l’armoire électrique de contrôle et de régulation de la vitesse de rotation des moteurs du pont élévateur. Cette armoire assure le traitement des informations issues des capteurs de vitesse, l’exécution des algorithmes de régulation ainsi que la génération des consignes destinées à l’armoire d’interface de puissance.

À l’image de l’armoire de contrôle et d’interface de puissance, elle intègre :

  • Un circuit imprimé (PCB) assurant les fonctions de bornier de raccordement électrique et de sectionneur. Ce sous-ensemble centralise les connexions électriques de l’armoire tout en permettant son isolement lors des opérations de maintenance ou des interventions sur les composants électroniques.
  • Une carte Arduino Nano R4, le coeur du système, dont le programme met en œuvre les algorithmes de régulation de la vitesse des quatre moteurs électriques. Chaque moteur est piloté indépendamment à partir des mesures fournies par son capteur de vitesse, ce qui permet de compenser les écarts de fonctionnement entre les motorisations et de garantir la parfaite synchronisation de leurs mouvements. Cette régulation indépendante contribue à maintenir l’horizontalité et la stabilité du pont élévateur tout au long de ses déplacements verticaux.
  • Un écran OLED i2c fournissant en temps réel des informations synthétiques sur la vitesse de rotation de chacun des moteurs ainsi que sur l’état de fonctionnement du système de régulation. Implanté au plus près des équipements électroniques, cet affichage constitue un outil de diagnostic particulièrement utile lors des phases de développement, de mise au point des algorithmes de régulation et de réglage des paramètres de fonctionnement du pont élévateur.

Niveau 3 – Schémas détaillés des circuits imprimés et des composants électroniques

Le troisième et dernier niveau de l’arborescence correspond au degré de détail le plus fin de la documentation électronique. Chaque feuille hiérarchique décrit soit un composant complexe, tel qu’une carte Arduino ou un écran TFT, soit le schéma complet d’un circuit imprimé développé spécifiquement pour le projet BATLab112. Cette organisation garantit une parfaite traçabilité entre l’architecture fonctionnelle du système et sa réalisation électronique.

Carte électronique de centralisation des commandes manuelles

Architecture du PCB010 : une organisation modulaire des commandes manuelles

Le PCB010, dédié à la centralisation des commandes manuelles de la console du pont élévateur, est constitué de deux circuits imprimés distincts. Ce découpage résulte d’un choix de conception visant à optimiser l’implantation de l’électronique au sein de la console de commande, à simplifier le câblage et à faciliter les opérations de maintenance ainsi que les évolutions futures du système.

  • Le premier circuit imprimé regroupe l’ensemble des composants directement accessibles à l’utilisateur, tels que les commutateurs (switchs), les boutons-poussoirs et les voyants à LED, qui constituent l’interface de commande et de signalisation de la console.
  • Le second circuit imprimé est exclusivement consacré aux relais de logique câblée, assurant le traitement des commandes manuelles et la mise en œuvre des fonctions logiques nécessaires au pilotage du pont élévateur. Cette organisation contribue à améliorer la lisibilité de l’architecture électronique tout en facilitant l’intégration mécanique des différents composants dans un espace restreint.

Logique câblée : un choix d’ingénierie pour la sécurité et le réalisme du projet BATLab112

Cette architecture répond à une volonté plus large du projet BATLab112 : reproduire le plus fidèlement possible les principes de fonctionnement des installations industrielles réelles. Dans cette optique, les commandes manuelles des quatre consoles pilotant les différents équipements du diorama ont été réalisées selon une logique câblée, plutôt qu’au moyen d’un traitement logiciel intégral.

Ce choix technologique présente plusieurs avantages. Il permet tout d’abord de dissocier les fonctions de commande manuelle des traitements réalisés par les microcontrôleurs, ce qui améliore la robustesse du système et simplifie son analyse fonctionnelle. Il contribue également à renforcer la sécurité de fonctionnement, en particulier pour les équipements mettant en œuvre des mouvements mécaniques tels que le pont roulant, le pont élévateur ou la plateforme rotative.

En effet, les fonctions de commande reposent sur des relais électromécaniques dont le comportement est intrinsèquement sûr : en cas de coupure de l’alimentation électrique, leurs contacts reviennent automatiquement dans leur position de repos. Cette caractéristique facilite la mise en œuvre de fonctions de sécurité passives, sans nécessiter d’intervention logicielle, et garantit l’arrêt des mouvements dans un état prédéfini. Cette approche, largement utilisée dans les installations industrielles, renforce la sécurité des personnes et la protection des équipements tout en participant au réalisme technique recherché par le projet BATLab112.

Carte électronique de contrôle et de réglage du pont élévateur

Réglage des paramètres de fonctionnement du pont élévateur

Le PCB020 regroupe les fonctions de contrôle et de réglage des principaux paramètres de fonctionnement du pont élévateur. Son rôle est de fournir les consignes nécessaires au système de commande, notamment celles relatives à la vitesse de déplacement de l’installation, afin d’adapter le comportement des moteurs aux conditions d’exploitation retenues.

Dans sa version actuelle, cette carte électronique reprend une architecture déjà développée et validée pour le pont roulant bipoutre du projet BATLab112. Elle repose sur un montage astable à base de circuit intégré NE555, capable de générer un signal carré dont le rapport cyclique est réglable. Ce signal constitue la consigne de référence utilisée pour piloter la vitesse de rotation des moteurs du pont élévateur.

Le choix de réutiliser cette architecture illustre l’un des principes de conception appliqués au projet BATLab112 : capitaliser sur les solutions techniques déjà éprouvées afin de limiter les développements spécifiques, d’améliorer la fiabilité des nouveaux équipements et de garantir une cohérence d’ensemble entre les différents systèmes du diorama.

Une architecture susceptible d’évoluer avec le système de régulation

Bien que cette solution réponde actuellement aux besoins du système de commande, son architecture n’est pas encore définitivement figée. Les évolutions en cours d’étude concernant le PCB030, chargé de la gestion des capteurs de fin de course, pourraient conduire à revoir certaines fonctions du PCB020.

En particulier, la mise en œuvre d’un recalage automatique de l’horizontalité du pont élévateur en fin de course pourrait nécessiter une adaptation des paramètres de commande et des stratégies de pilotage des moteurs. Dans cette hypothèse, les fonctions actuellement assurées par le générateur de consigne pourraient évoluer afin de mieux s’intégrer à l’architecture globale de régulation.

Carte électronique de gestion des capteurs de fin de course du pont élévateur

Gestion des positions haute et basse du pont élévateur

Le PCB030 est dédié au raccordement et au traitement des informations issues des capteurs de fin de course du pont élévateur. Ces capteurs assurent la détection des positions extrêmes de l’installation, en fin de montée et en fin de descente, afin de déclencher automatiquement l’arrêt des moteurs lorsque le pont atteint sa position haute ou sa position basse.

Dans sa configuration actuelle, l’architecture repose sur deux capteurs de fin de course : un premier associé à la position haute et un second à la position basse. Cette solution constitue une première étape de validation du système de commande et permet d’assurer les fonctions essentielles de sécurité et de pilotage du pont élévateur.

Limites de l’architecture actuelle et perspectives d’évolution

Si cette architecture répond aux besoins fonctionnels de base, elle reste toutefois conditionnée par les performances de la régulation de vitesse des quatre moteurs. En effet, avec seulement un capteur pour chaque position extrême, le système suppose que les quatre axes du pont élévateur conservent une parfaite synchronisation tout au long des cycles successifs de montée et de descente.

Or, même si l’algorithme de régulation permet d’obtenir une excellente stabilité du pont au cours d’un déplacement et garantit ainsi des conditions de fonctionnement satisfaisantes pour le transport de la Batmobile, de très faibles écarts de synchronisation peuvent subsister entre les différents moteurs. Pris isolément, ces écarts restent négligeables, mais leur accumulation au fil des cycles de fonctionnement pourrait progressivement provoquer un défaut d’horizontalité du pont élévateur.

À terme, ce phénomène pourrait entraîner un décalage entre les quatre axes de levage, susceptible de compromettre la stabilité de la Batmobile lors de ses déplacements ou, dans le cas le plus défavorable, de provoquer un arc-boutement mécanique capable de bloquer le mouvement du pont.

Afin de supprimer ce risque, une évolution de l’architecture est actuellement à l’étude. Elle consisterait à équiper chacun des quatre axes de son propre capteur de fin de course, soit quatre capteurs pour la position haute et quatre capteurs pour la position basse. Au-delà de leur fonction de sécurité, ces capteurs permettraient de mettre en œuvre une procédure de recalage automatique de chaque axe à l’issue de chaque déplacement. Chaque cycle de montée ou de descente deviendrait ainsi une phase de réinitialisation de l’horizontalité du pont, éliminant les erreurs cumulées de synchronisation et garantissant durablement la stabilité mécanique de l’ensemble du système.

Conclusion

Une architecture électronique du diorama conçue selon les principes de l’ingénierie

La conception de l’architecture électronique du système de commande du pont élévateur constitue une étape majeure dans le développement du diorama de la Batcave projet BATLab112. Au-delà de la réalisation d’un simple système de commande, cette architecture traduit une véritable démarche d’ingénierie fondée sur la séparation des fonctions, la modularité des sous-ensembles et la hiérarchisation de la documentation technique.

L’organisation des schémas électroniques sous KiCAD reflète directement cette approche. En structurant la conception selon plusieurs niveaux de détail, depuis la vue d’ensemble du système jusqu’aux schémas des circuits imprimés, elle facilite la compréhension de l’architecture, simplifie les opérations de maintenance et garantit une parfaite traçabilité des évolutions apportées au projet. Cette méthode de conception constitue également un support précieux pour la validation fonctionnelle, le développement de nouvelles fonctionnalités et la documentation technique du diorama.

Les choix retenus, tels que la séparation des fonctions de régulation et d’interface de puissance, la commande indépendante des quatre motorisations, l’utilisation de cartes Arduino spécialisées ou encore la standardisation de la console de commande, illustrent la volonté de concevoir un système à la fois fiable, évolutif et facilement maintenable. Cette architecture offre ainsi une base robuste pour les futures évolutions du pont élévateur, tout en restant cohérente avec les principes de conception appliqués à l’ensemble des équipements industriels du projet BATLab112.

BATLab112 : un diorama pédagogique fondé sur une démarche d’ingénierie

Au-delà de ses aspects techniques, cette architecture illustre également la philosophie qui guide le développement du projet BATLab112. Bien qu’il s’agisse d’un diorama à l’échelle 1/12 inspiré de l’univers de Batman, sa conception repose sur les mêmes méthodes, outils et exigences que celles mises en œuvre dans les projets industriels. Chaque sous-ensemble est étudié, documenté, testé puis validé selon une démarche méthodique, où les choix de conception sont justifiés par des considérations fonctionnelles, mécaniques, électroniques et logicielles. Le diorama devient ainsi un véritable support d’expérimentation et de démonstration des pratiques de l’ingénierie des systèmes complexes.

Cette approche répond pleinement aux objectifs du projet BATLab112 : démontrer qu’il est possible de transposer, à l’échelle d’une maquette fonctionnelle, les méthodes de conception utilisées dans l’industrie afin de créer un système cohérent, évolutif et techniquement documenté. Au-delà de la réalisation d’un objet de démonstration, le projet a vocation à constituer une ressource pédagogique permettant d’illustrer les interactions entre la mécanique, l’électronique, l’automatisme, l’informatique embarquée et la modélisation numérique. Chaque article publié contribue ainsi à documenter cette démarche et à partager les choix d’ingénierie qui ont conduit à la réalisation progressive du diorama.

Une architecture modulaire au service des évolutions futures

Les prochains articles de cette série approfondiront chacun des sous-ensembles présentés ici. Ils détailleront notamment la conception des différents circuits imprimés (PCB), les choix de dimensionnement des interfaces électroniques, les algorithmes de régulation développés pour l’Arduino Nano R4, ainsi que les programmes assurant le pilotage de la console de commande et la supervision du pont élévateur. Cette exploration progressive permettra de suivre l’ensemble du processus de conception, depuis les premiers schémas électroniques jusqu’à la validation fonctionnelle du système complet, tout en mettant en lumière la démarche d’ingénierie qui constitue l’identité même du projet BATLab112.

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Avancement de la conception 3D du diorama de la Batcave avec FreeCAD 1.1.1

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La migration du projet BATLab112 vers la version 1.1.1 de FreeCAD, logiciel de conception assistée par ordinateur (CAO) utilisé pour développer le diorama fonctionnel de la Batcave à l’échelle 1/12, constitue l’occasion de présenter un état d’avancement des travaux de conception numérique.… Lire la suite →

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La migration du projet BATLab112 vers la version 1.1.1 de FreeCAD, logiciel de conception assistée par ordinateur (CAO) utilisé pour développer le diorama fonctionnel de la Batcave à l’échelle 1/12, constitue l’occasion de présenter un état d’avancement des travaux de conception numérique.

Après plusieurs années de développement, la modélisation 3D du diorama atteint un niveau de maturité important. Les principaux équipements industriels de la Batcave sont désormais entièrement définis dans leur architecture mécanique, tandis que les dernières évolutions portent essentiellement sur les systèmes électroniques et les détails d’intégration nécessaires à la réalisation des modèles opérationnels.

Une conception 3D des équipements industriels désormais largement finalisée

La conception détaillée des principaux équipements industriels du diorama est aujourd’hui pratiquement achevée. Les différentes architectures mécaniques ont été progressivement validées au moyen de simulations cinématiques réalisées sous FreeCAD, permettant de vérifier les déplacements, les courses mécaniques ainsi que les interactions entre les différents sous-ensembles.

Les derniers travaux concernent principalement le pont élévateur, équipement central du diorama BATLab112. Si sa conception mécanique est désormais stabilisée, les développements se concentrent sur les systèmes électroniques de commande, de contrôle et d’asservissement qui pilotent son fonctionnement. Leur développement approche désormais de son terme, même si quelques ajustements techniques restent encore nécessaires avant la validation définitive.

Migration vers FreeCAD 1.1.1 : une évolution bénéfique pour la conception du diorama

Comme évoqué dans le précédent article consacré aux évolutions de FreeCAD 1.1.1, la migration vers cette nouvelle version est née d’un besoin concret rencontré lors de la conception des éléments mécaniques associés au système électronique du pont élévateur.

Cette évolution du logiciel a permis de résoudre plusieurs difficultés techniques, notamment en améliorant significativement le rendu graphique des modèles 3D. La gestion des ombres projetées, auparavant source de confusion lors de l’analyse des assemblages complexes, offre désormais une représentation plus lisible des différentes pièces mécaniques.

La nouvelle fonctionnalité Lien (Link) constitue également une évolution majeure du processus de conception. Elle permet de créer des références vers des ensembles complets de pièces, selon un principe comparable aux clones déjà disponibles pour les objets individuels. Cette approche facilite considérablement la conception des structures répétitives, en particulier les supports mécaniques destinés aux chemins de câbles électriques présents dans l’ensemble du diorama.

Au-delà du gain de productivité, cette fonctionnalité améliore également la cohérence des modèles 3D en garantissant une meilleure synchronisation entre les différents assemblages utilisant des composants identiques.

Révision du modèle numérique et harmonisation des fichiers de conception

La migration vers FreeCAD 1.1.1 s’est également accompagnée d’une révision approfondie de l’ensemble du modèle numérique. Le nouveau rendu graphique, caractérisé par une apparence plus brillante des matériaux selon les paramètres d’affichage par défaut, a facilité l’identification de plusieurs imperfections mineures introduites au fil des nombreuses évolutions du projet.

Cette phase de relecture a conduit à corriger certains détails de conception tout en harmonisant les nomenclatures des fichiers, les conventions de nommage et les systèmes de gestion des versions. Ces opérations contribuent à améliorer la maintenabilité du projet et à préparer plus efficacement les futures évolutions.

Cette démarche est particulièrement illustrée par la conception des consoles de commande du pont élévateur. Les quatre consoles reposent désormais sur un modèle générique unique, enrichi de composants spécifiques en fonction des fonctions assurées par chaque équipement industriel. Cette approche modulaire simplifie les évolutions futures tout en garantissant une parfaite cohérence de conception.

Les systèmes électroniques du pont élévateur prennent forme

Depuis les dernières présentations consacrées aux simulations cinématiques des équipements industriels, les évolutions les plus significatives concernent les systèmes électroniques assurant le pilotage du pont élévateur.

L’ensemble est aujourd’hui constitué de quatre plateformes motorisées, de deux armoires électriques ainsi que du réseau complet de chemins de câbles assurant la distribution des alimentations électriques et des liaisons de commande. Ces différents équipements occupent désormais la totalité du niveau 0 de la Batcave, conformément à l’architecture fonctionnelle définie lors des phases de conception.

Les modèles opérationnels des plateformes motorisées ainsi que les armoires électriques intégrant les systèmes électroniques de contrôle et de régulation ont déjà été réalisés. Les prochaines étapes porteront principalement sur la fabrication et l’intégration des structures mécaniques supportant les chemins de câbles, dernière composante majeure de cet ensemble technique.

Une conception numérique qui prépare la réalisation du diorama fonctionnel

L’avancement actuel du projet BATLab112 témoigne de l’intérêt d’une démarche de conception numérique complète avant toute fabrication. La modélisation 3D sous FreeCAD, associée aux simulations cinématiques et au prototypage progressif des différents équipements, permet de sécuriser les choix techniques tout en réduisant les risques d’erreur lors de la réalisation des modèles opérationnels.

Cette méthodologie, inspirée des pratiques de l’ingénierie industrielle, contribue à faire du diorama de la Batcave non seulement un projet de modélisme fonctionnel à l’échelle 1/12, mais également un support pédagogique illustrant les différentes étapes de la conception mécanique, électronique et informatique d’un système technique complexe.

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Articles – Conception détaillée

Retour d’expérience sur l’évolution de FreeCAD version 1.1

J’utilise FreeCAD sur ordinateur Apple depuis 2018. À cette époque, je travaillais encore avec la version 0.17, au moment où j’ai entrepris le développement du projet BATLab112 : un diorama pédagogique, technique et fonctionnel représentant la Batcave, le célèbre repère de Batman. Au fil des années, FreeCAD est progressivement devenu un outil central dans mon workflow de modélisation 3D. Il m’a permis de concevoir une grande partie des équipements industriels miniatures du diorama à l’échelle 1/12.

À travers ce projet particulièrement ambitieux, j’ai pu suivre concrètement l’évolution du logiciel, version après version. J’ai d’ailleurs déjà partagé une partie de cette expérience dans plusieurs articles consacrés aux coulisses du projet BATLab112, notamment autour de certaines évolutions importantes de FreeCAD

Avec le recul, la différence entre FreeCAD 0.17 et FreeCAD 1.1 est tout simplement impressionnante. En quelques années seulement, le logiciel est passé d’un environnement parfois encore expérimental à une véritable plateforme de CAO moderne, cohérente et particulièrement crédible.

FreeCAD 0.21 : un outil déjà puissant, mais encore compliqué au quotidien

Lorsque j’ai commencé à utiliser régulièrement FreeCAD pour développer les équipements industriels du projet BATLab112, j’étais déjà impressionné par les possibilités offertes par le logiciel. L’approche paramétrique me paraissait solide, les ateliers Sketcher et Part Design permettaient déjà de créer des pièces complexes, et l’écosystème open source offrait une grande liberté dans la manière de travailler. Mais dès qu’il fallait dépasser la simple modélisation de pièces unitaires pour travailler sur des ensembles mécaniques complets, certaines limites apparaissaient rapidement.

Le vrai point faible : l’absence d’un atelier d’assemblage natif

Le premier véritable obstacle que j’ai rencontré concernait la gestion des assemblages mécaniques lors de la conception des deux bras robotiques du diorama. Pour pouvoir modéliser correctement les différentes articulations et contraintes mécaniques, j’ai été obligé de tester plusieurs extensions communautaires d’assemblage. À cette époque, FreeCAD ne disposait pas encore d’un atelier d’assemblage officiel intégré au logiciel. Il fallait donc choisir parmi plusieurs solutions développées par la communauté ; A2plus, Assembly3, Assembly4 …

Fichier Assemblage devenu obsolète – Bras robotique
Fichier Assemblage devenu obsolète – Bras robotique

Avec le recul, cette diversité représentait déjà une force de l’écosystème open source. Les utilisateurs pouvaient expérimenter différentes approches et les développeurs faisaient preuve d’une créativité impressionnante. Mais dans un contexte réel de développement mécanique, l’utilisation de ces extensions restait parfois délicate :

  • les workflows différaient fortement des standards industriels classiques ;
  • certaines contraintes mécaniques manquaient de stabilité ;
  • les dépendances entre pièces devenaient parfois difficiles à maintenir ;
  • certaines mises à jour de FreeCAD pouvaient introduire des incompatibilités ;
  • la documentation variait fortement selon les ateliers utilisés.

Dans le cadre du développement des bras robotiques de BATLab112, cela signifiait souvent passer davantage de temps à adapter les assemblages qu’à travailler directement sur la conception mécanique elle-même. L’autre difficulté provenait de la fragmentation de l’écosystème. Deux utilisateurs de FreeCAD pouvaient avoir des workflows totalement différents selon l’atelier d’assemblage choisi. Cela compliquait les échanges de fichiers, les tutoriels et même la maintenance des projets sur le long terme. Malgré ces limites, cette période reste très intéressante avec le recul. On sentait déjà que la communauté cherchait activement une solution pérenne et qu’un véritable atelier d’assemblage finirait forcément par émerger officiellement.

Une qualité visuelle encore perfectible

Depuis 2023, j’utilisais principalement FreeCAD 0.21, une version que je considérais déjà comme particulièrement stable et mature. Elle apportait de nombreuses améliorations très appréciables, mais un détail visuel finissait par devenir de plus en plus perceptible à mesure que le projet BATLab112 gagnait en complexité. À cette période, la conception unitaire des différents équipements industriels du diorama était quasiment terminée. J’étais donc entré dans une phase d’intégration globale où les modèles 3D devenaient beaucoup plus lourds, détaillés et imbriqués.

Capture d’écran FreeCAD 0.21 face avant
Capture d’écran FreeCAD 0.21 face avant avec une inclinaison

C’est dans ce contexte que certaines limites du moteur d’affichage apparaissaient plus clairement. Le système d’ombrage des vues manquait encore parfois de cohérence graphique. Selon certaines orientations de caméra, des ombres apparaissaient sur des surfaces pourtant théoriquement exposées à la lumière. Évidemment, cela n’empêchait pas le travail de conception. Mais visuellement, le rendu pouvait parfois sembler un peu « brut », surtout lorsqu’on avait déjà travaillé avec des solutions plus modernes comme Fusion 360 ou SolidWorks. Sur des assemblages complexes comme ceux du BATLab112, avec de nombreuses pièces mécaniques imbriquées, cela rendait certaines validations visuelles moins confortables pendant les phases d’intégration.

FreeCAD 1.1 : une énorme progression sur le confort d’utilisation

Je n’ai finalement jamais réellement utilisé la version 1.0, pour une raison très simple : j’ignorais pratiquement son existence au moment de sa sortie et je me complaisais dans la stabilité rassurante de la version 0.21. Mais en découvrant FreeCAD 1.1, j’ai immédiatement compris que le logiciel avait franchi un cap important. Au-delà des évolutions techniques internes, cette version apporte surtout un gain très net en confort d’utilisation.

Capture d’écran pendant la phase de migration de la conception des sous-ensembles du diorama de la Batcave vers la version 1.1 de FreeCAD en gris clair

Une interface beaucoup plus agréable visuellement

La première amélioration visible concerne clairement le rendu graphique. Le nouveau système d’éclairage et d’ombrage transforme littéralement l’apparence des modèles 3D :

  • les surfaces sont mieux mises en valeur ;
  • les volumes deviennent plus lisibles ;
  • l’affichage paraît beaucoup plus moderne ;
  • les contrastes sont mieux gérés.

Là où FreeCAD 0.21 pouvait parfois produire des ombres incohérentes sur certaines faces pourtant exposées à la lumière, la version 1.1 offre désormais un rendu beaucoup plus propre et réaliste. Sur des assemblages mécaniques complexes comme les bras robotisés du BATLab112, cette amélioration change réellement le confort de travail. La lecture des volumes devient beaucoup plus naturelle et certaines validations géométriques sont désormais beaucoup plus rapides à effectuer.

L’arrivée des expressions mathématiques : une évolution extrêmement prometteuse

L’une des évolutions qui m’a probablement le plus marqué dans FreeCAD 1.1 concerne l’intégration beaucoup plus aboutie des expressions mathématiques. Même si FreeCAD possédait déjà auparavant un système paramétrique puissant, la gestion des expressions devient désormais beaucoup plus accessible, plus lisible et surtout mieux intégrée dans le workflow global. Dans le cadre du projet BATLab112, cette évolution arrive exactement au bon moment.

Je travaille actuellement sur la modélisation du système de cheminement des câbles du pont élévateur du diorama. Ce système implique de concevoir des structures mécaniques porteuses composées de nombreux poteaux et éléments quasi identiques. Pour ajuster correctement ces structures, je dois fonctionner par itérations successives afin de vérifier les compatibilités d’encombrement avec les autres équipements voisins tels que, le pont élévateur, les armoires électriques et le poste de distribution électrique.

Dans ce contexte, les expressions mathématiques deviennent extrêmement utiles :

  • calcul automatique de dimensions
  • dépendances paramétriques complexes
  • relations géométriques dynamiques
  • propagation automatique des modifications
  • ajustement rapide de structures répétitives

Mon regard aujourd’hui sur FreeCAD

Pendant longtemps, j’ai considéré FreeCAD comme un outil extrêmement prometteur, mais encore réservé à des utilisateurs capables d’accepter certaines limitations techniques et ergonomiques. Avec la version 1.1, mon regard a clairement évolué. Je considère désormais FreeCAD comme une véritable solution de CAO moderne capable de répondre à des projets mécaniques ambitieux, y compris dans des contextes de prototypage avancé comme BATLab112. Bien sûr, certaines fonctions très spécialisées restent encore moins avancées que dans certaines solutions propriétaires haut de gamme. Mais l’écart s’est considérablement réduit ces dernières années.

Conclusion

Avec FreeCAD 1.1, l’évolution du logiciel est spectaculaire. Ce qui était autrefois un environnement parfois fragmenté et expérimental devient aujourd’hui une plateforme de CAO cohérente, moderne et crédible pour des projets mécaniques complexes. À travers le développement du projet BATLab112, j’ai pu constater directement cette transformation :

  • simplification des workflows
  • amélioration des assemblages
  • meilleur rendu visuel
  • outils paramétriques plus puissants
  • expérience utilisateur beaucoup plus mature

Pour moi, FreeCAD n’est plus seulement « une bonne alternative gratuite ». C’est désormais un véritable outil de conception technique capable d’accompagner des projets ambitieux sur le long terme.

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L’utilisation de FreeCAD en phase de conception préliminaire du projet BATLab112

L’utilisation de FreeCAD en phase de conception détaillée du projet BATLab112

Story – Pont élévateur – 018

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Le remplacement de 4 convertisseurs fréquence/tension par un microcontrôleur Arduino UNO, qui aurait du être l’ultime évolution du système électronique de contrôle du pont élévateur n’était en fait qu’une évolution de transition …

La nouvelle version de l’armoire électrique de contrôle de la vitesse de rotation des moteurs du pont élévateur intègre à présent un microcontrôleur Arduino Nano R4.

KiCad : Utiliser les feuilles hiérarchiques pour concevoir des schémas électroniques complexes

Contexte et objectifs de l’utilisation de KiCad

Comme indiqué dans un article précédent, mes premiers travaux de conception électronique ont été réalisés à l’aide de l’éditeur de schémas KiCAD. Dans le cadre pédagogique du projet BATLab112, j’ai constamment veillé à optimiser la qualité et la précision technique de la documentation produite. Au-delà des enjeux strictement liés à l’apprentissage, cette démarche répond également à un objectif opérationnel : assurer une traçabilité rigoureuse de l’avancement de la conception et de la fabrication. Cette exigence s’explique notamment par le rythme parfois irrégulier de l’avancement du projet, fortement conditionné par mes contraintes professionnelles. En effet, le projet BATLab112 est financé sur fonds propres et développé sur mon temps libre. Cette discontinuité dans la planification du travail génère donc des pertes d’efficacité et un risque accru d’erreurs lors de la reprise des activités après de longues périodes d’interruption. C’est précisément ce constat qui m’a conduit à explorer plus en profondeur les fonctionnalités des logiciels utilisés, tels que FreeCAD ou KiCAD, afin de documenter aussi précisément que possible la progression des différentes tâches.

Le présent article s’inscrit dans un contexte particulier. D’une part, l’avancement du pont élévateur à l’échelle 1/12 du diorama, l’équipement industriel le plus complexe du dispositif, a été ralenti à la suite de la réalisation d’une maquette de validation. Les essais menés sur cette maquette ont mis en évidence plusieurs insuffisances dans la conception des schémas électroniques destinés au pilotage du système. D’autre part, cette nécessité de réviser la conception s’est trouvée aggravée par la mise à jour du logiciel vers la version 9.0.7, laquelle a entraîné des comportements inattendus lors de l’ouverture de fichiers créés avec une version antérieure, en particulier ceux reposant sur l’usage de feuilles hiérarchiques.

Face à ces difficultés, il m’a paru indispensable de réexaminer l’usage de cette fonctionnalité afin de renforcer la robustesse de mes futurs fichiers de conception électronique, tout en améliorant la qualité des schémas de commande du pont élévateur.

Principe des feuilles hiérarchiques dans KiCad

Structuration modulaire des schémas électroniques

Dans le logiciel de conception électronique KiCad, la fonctionnalité des feuilles hiérarchiques occupe une place centrale dans la structuration et la gestion de schémas complexes. Elle permet d’organiser un projet en sous-ensembles cohérents, facilitant ainsi la lisibilité, la modularité et la réutilisation des blocs fonctionnels au sein d’un même design ou dans plusieurs projets successifs.

Sur le plan conceptuel, une feuille hiérarchique constitue une représentation encapsulée d’une partie du schéma global. Elle joue un rôle comparable à celui d’un module ou d’une fonction dans un langage de programmation : en isolant une fonction électronique spécifique — telle qu’une alimentation, une interface de commande ou un circuit de régulation — elle permet de clarifier les responsabilités de chaque sous-bloc tout en réduisant la charge cognitive nécessaire à la compréhension du système complet. Cette approche hiérarchique s’avère particulièrement pertinente pour les projets comportant de multiples interactions entre sous-systèmes, où un schéma linéaire et monolithique entraînerait inévitablement une perte de lisibilité.

Création et intégration des feuilles hiérarchiques

Sur le plan opérationnel, KiCad offre deux mécanismes complémentaires au sein de cette fonctionnalité :

  • La création de feuilles hiérarchiques, qui génère un fichier de schéma distinct et permet de circonscrire un sous-circuit dans un espace dédié.
  • L’utilisation de symboles hiérarchiques, qui assurent l’intégration de ces sous-schémas au sein du schéma principal, tout en définissant clairement les connexions électriques via des ports d’entrée et de sortie.

Avantages pour la maintenance et la réutilisation des designs

L’un des avantages majeurs de cette approche réside dans la possibilité de réutiliser des blocs fonctionnels sans les reconstruire entièrement. Les concepteurs peuvent ainsi constituer une bibliothèque interne de sous-circuits robustes et validés, contribuant à une standardisation progressive de leurs méthodes de conception. De plus, en cas de modifications, les feuilles hiérarchiques permettent une mise à jour localisée du design, limitant les erreurs potentielles et garantissant une meilleure cohérence globale du projet.

Enfin, la structuration hiérarchique favorise la collaboration au sein d’équipes de conception. Chaque membre peut se voir confier un sous-système particulier, dont le développement est rendu indépendant des autres parties du schéma. Cette division du travail, rendue explicite par la hiérarchie des feuilles, contribue à une gestion plus efficace des tâches ainsi qu’à une documentation technique plus rigoureuse.

Application au pont élévateur du projet BATLab112

Principe de fonctionnement du pont élévateur

Le pont élévateur intégré au diorama du projet BATLab112 a pour fonction d’assurer le déplacement vertical de la Batmobile entre les deux niveaux de l’atelier robotisé. Son principe de fonctionnement s’inspire directement des ponts élévateurs électriques à quatre colonnes utilisés dans l’industrie automobile pour le levage de véhicules lourds à des fins de maintenance. Chaque colonne de ce type de dispositif est équipée d’une vis sans fin entraînée par un moteur électrique. La synchronisation des quatre moteurs permet de contrôler de manière coordonnée la montée ou la descente de la plateforme supportée par l’ensemble des colonnes, en fonction du sens de rotation imposé à ces derniers.

Intégration dans l’atelier robotisé du diorama

Cet équipement s’insère dans un ensemble plus large d’installations composant le diorama du projet BATLab112, lequel comprend notamment :

  • Une plateforme rotative soutenue par les colonnes du pont élévateur
  • Un pont roulant bipoutre équipé de deux bras robotiques destinés à la manipulation de charges importantes
  • Un poste électrique assurant la distribution de l’énergie nécessaire au fonctionnement des différents équipements
  • Quatre consoles de commande dédiées au pilotage individuel de chacun de ces sous-systèmes.

L’ensemble de ces dispositifs vise à atteindre un niveau élevé de réalisme tant fonctionnel qu’esthétique.

Architecture hiérarchique du schéma électrique

Niveau 1 : Architecture générale du système

Le premier niveau hiérarchique du schéma électrique du pont élévateur correspond à la structure générale de son architecture de commande et d’alimentation. Il comprend :

  • Une console de commande
  • Deux armoires électriques destinées respectivement à l’asservissement des moteurs (régulation, contrôle du sens de rotation, ajustement de la vitesse)
  • Quatre plateformes moteurs assurant l’entraînement mécanique des quatre colonnes
  • Deux armoires issues du poste électrique, garantissant une distribution de l’énergie électrique

Niveau 2 : Organisation interne des équipements

Le second niveau hiérarchique décrit l’organisation interne des modules constituant chacun des équipements précédemment mentionnés.

Armoire électrique 1 : Régulation de la vitesse de rotation des moteurs

L’armoire électrique qui regroupe les équipements électroniques de régulation de la vitesse de rotation des moteurs contient :

  • Un module adaptateur accueillant un microcontrôleur de type Arduino R4
  • Un circuit imprimé (PCB) regroupant les fonctions de sectionneur principal, porte-fusible et bornier.

Armoire électrique 2 : Interface de puissance électrique et de contrôle du sens de rotation des moteurs

L’armoire électrique qui regroupe les équipements électroniques de contrôle du sens de rotation des moteurs contient :

  • Deux modules constitués de doubles ponts en H
  • Un circuit imprimé (PCB) regroupant les fonctions de sectionneur principal et bornier.

Console de commande

La console de commande contient :

  • Deux cartes Arduino Mega 2560, associées à deux écrans LCD TFT de 2,8 pouces
  • Trois circuits imprimés (PCB) dédiés aux fonctions de commande électronique.

Niveau 3 : Conception détaillée des circuits électroniques

Enfin, le troisième niveau hiérarchique permet de détailler le schéma électronique propre à chacun des PCB identifiés au niveau supérieur. Ce niveau constitue l’unité de description la plus fine, garantissant une documentation précise et exploitable pour la conception, la vérification et la maintenance des différents modules électroniques du pont élévateur.

Conclusion

Le fichier final de conception réalisé sous KiCad regroupe l’ensemble des feuilles schématiques correspondant à tous les modules de chacun des niveaux hiérarchiques. Cette organisation centralisée offre une navigation efficace au sein du projet : elle permet de sélectionner rapidement le degré de détail souhaité lors de la consultation des schémas, tout en conservant une vision d’ensemble du fonctionnement global du système. Une telle visibilité est particulièrement utile pour appréhender la structure et la cohérence des liaisons établies entre les différents équipements définis au premier niveau hiérarchique.

Pour plus d’infos

Pour en apprendre plus sur le contenu et le fonctionnement de ces schémas

Pour découvrir le diorama à l’échelle 1/12 du projet BATLab112

Arduino Nano R4 : Optimisation de l’électronique embarquée du pont élévateur du projet BATLab112

Electronique du pont élévateur – Prototype Ep3

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Résumé

Cet article détaille l’optimisation de l’électronique embarquée de l’armoire électrique de contrôle du pont élévateur du projet BATLab112, intégrant un Arduino Nano R4. Cette évolution améliore la compacité de l’armoire électrique, la robustesse du câblage et la maintenabilité du système. Le Nano R4 permet également un pilotage plus précis des moteurs via des signaux PWM,…

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Mots clés :

Migration Arduino Uno vers Nano R4 : évolution du système de contrôle du pont élévateur

Suite à la phase de prototypage précédente, consacrée à la validation du principe de mesure et de régulation des vitesses des quatre moteurs du pont élévateur, une nouvelle évolution technique a été engagée : le remplacement de la carte Arduino Uno utilisée pour l’acquisition des signaux par une carte Arduino Nano R4 montée sur une carte adaptateur avec borniers à vis.

Cette mise à jour s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue visant à renforcer la fiabilité, la compacité et la maintenabilité de l’électronique de commande du pont élévateur du diorama de la Batcave dans le cadre du projet BATLab112.

Validation du prototype précédent : acquisition des signaux et régulation PWM des moteurs

Le prototype antérieur avait permis de démontrer qu’une seule carte Arduino pouvait avantageusement remplacer les modules de conversion fréquence/tension initialement envisagés. L’Arduino Uno assurait alors la lecture des quatre signaux issus des capteurs optiques, leur traitement, puis la transmission des informations vers la console de commande.

https://batlab112.fr/2025/11/28/electronique-du-pont-elevateur-prototype-ep2/

Si cette architecture s’est révélée fonctionnelle, elle présentait néanmoins certaines limites. D’une part, l’encombrement de la carte Arduino Uno constituait une contrainte notable au regard des dimensions internes de l’armoire électrique. D’autre part, cette solution n’apportait pas d’amélioration significative en matière de robustesse du câblage, point identifié comme critique lors des phases de validation précédentes, notamment avec l’utilisation de PCB dédiés à la conversion fréquence/tension.

Arduino Nano R4 : une solution compacte pour systèmes embarqués contraints

Miniaturisation et intégration optimisée dans l’armoire électrique

Le format Nano, même associé à une carte adaptateur avec borniers à vis, permet un gain de place significatif par rapport à une carte Arduino Uno. Cette réduction d’encombrement autorise une implantation verticale du module sur son support, optimisant ainsi l’organisation interne de l’armoire électrique.

Cette nouvelle configuration favorise une circulation plus rationnelle des câbles, désormais intégrés dans des chemins dédiés. Elle contribue également à améliorer le réalisme global du diorama, en rapprochant l’architecture de celle d’une installation industrielle réelle.

Connectique renforcée : bornier à vis et accessibilité des signaux pour maintenance

Fiabilité du câblage et robustesse des connexions

L’utilisation d’une carte adaptateur équipée de borniers à vis constitue une amélioration majeure en termes de fiabilité. Ces connecteurs offrent une meilleure tenue mécanique et réduisent les risques de faux contacts, en particulier dans un environnement soumis à des manipulations ou à des vibrations.

Cette évolution corrige les limites observées sur les précédents modules de conversion, dont la connectique était moins adaptée à une exploitation durable.

Accès simplifié et modularité pour tests et mises à jour

Le faible encombrement de l’Arduino Nano R4 et son mode de connexion à la carte adaptateur facilitent les opérations de maintenance. Il devient possible de retirer rapidement la carte pour effectuer des mises à jour du programme (sketch) ou réaliser des tests fonctionnels en toute sécurité.

Par ailleurs, le connecteur support du Nano R4 est doté d’une double rangée de broches, permettant l’utilisation de câbles de prototypage. Cette caractéristique autorise la réalisation de mesures de contrôle directement sur les entrées et sorties de la carte, sans démontage du système, ce qui constitue un atout important en phase de mise au point.

Communication et alimentation : exploitation du port USB-C et interfaces embarquées

Le connecteur USB-C de l’Arduino Nano R4 présente un double avantage. Il permet non seulement d’assurer l’alimentation électrique de la carte, mais également d’envisager une communication directe avec l’environnement de développement Arduino (IDE).

Cette double fonctionnalité simplifie les opérations de configuration, de diagnostic et de mise à jour logicielle, tout en limitant le nombre de connectiques nécessaires. Elle s’inscrit pleinement dans une logique de simplification et de rationalisation de l’architecture embarquée.

Nouvelle architecture de l’armoire électrique de contrôle : intégration et performance du système

Screenshot : Conception de l’armoire électrique de contrôle sur FreeCAD

Optimisation de l’architecture de l’armoire électrique grâce à l’Arduino Nano R4

Cette démarche d’amélioration s’étend également au PCB de raccordement interne de l’armoire électrique. Dans sa version précédente, celui-ci présentait des limites de conception, notamment une résistance mécanique insuffisante pour supporter les contraintes induites par les opérations de vissage et de dévissage des câbles au niveau des connecteurs. La nouvelle version corrige ces faiblesses en renforçant la robustesse mécanique de la carte, tout en intégrant des fonctionnalités supplémentaires. Elle inclut désormais une protection par fusibles de la distribution électrique issue de l’armoire, ainsi que des broches dédiées aux tests fonctionnels de transmission des signaux PWM.

Transmission directe des signaux PWM via RJ12 vers les modules de puissance L298N

Les capacités de l’Arduino Nano R4 permettent d’envisager une évolution fonctionnelle notable : la transmission directe, via un câble RJ12, des signaux PWM dédiés à la régulation de la vitesse de rotation de chacun des moteurs. Ces signaux sont acheminés vers des modules de puissance de type L298N, en charge du pilotage effectif des moteurs au sein de l’armoire de puissance.

Cette organisation contribue à simplifier la chaîne de commande, en réduisant les intermédiaires électroniques, tout en renforçant la cohérence entre les niveaux de contrôle et de puissance. Elle favorise également une meilleure lisibilité des flux fonctionnels au sein du système.

Intégration d’un écran OLED I2C pour supervision locale et diagnostic embarqué

Dans ce nouveau contexte, l’intégration d’un écran OLED local apparaît comme une évolution cohérente. Connecté via le bus i2c, cet équipement offre la possibilité d’afficher en temps réel l’état de fonctionnement du système au plus près de son implantation. Il constitue ainsi un outil précieux pour les opérations de supervision, de diagnostic et de maintenance, en fournissant un retour d’information direct et indépendant de la console principale.

Évolution logicielle du système embarqué : adaptation au Nano R4

Le changement de carte ne s’est pas limité à une évolution matérielle. Il s’est accompagné d’une refonte du script Arduino afin d’exploiter pleinement les capacités du Nano R4. Cette évolution logicielle vise à améliorer la précision des mesures, la qualité de la régulation et la robustesse globale du système de contrôle du pont élévateur.

Mesure précise des vitesses moteur : acquisition optimisée des signaux capteurs

Dans la version précédente reposant sur des convertisseurs fréquence/tension, les signaux issus des capteurs optiques présentaient des fréquences trop faibles pour permettre une mesure précise et fiable. Cette limitation impactait directement la qualité du retour d’information nécessaire à la régulation.

L’utilisation directe de l’Arduino Nano R4 permet désormais une lecture plus fine des quatre signaux des capteurs optiques. Grâce à une meilleure résolution temporelle et à une acquisition directe des impulsions, le système est capable de mesurer avec précision les variations de vitesse des moteurs.

Régulation PWM optimisée : amélioration du calcul du rapport cyclique

L’évolution logicielle a également porté sur l’optimisation de la régulation des moteurs. Le calcul du rapport cyclique des signaux PWM a été affiné afin d’assurer un pilotage plus précis de la vitesse de rotation.

L’intégration de la bibliothèque dédiée « pwm.h » facilite la gestion des signaux PWM en offrant des fonctions plus adaptées et plus performantes. Elle permet notamment de simplifier la génération des signaux tout en améliorant leur précision.

Conclusion : Arduino Nano R4, une évolution clé pour un pont élévateur miniature fiable et performant

Transition Arduino Uno vers Nano R4 : bilan des améliorations matérielles et fonctionnelles

Le passage de l’Arduino Uno au Nano R4 marque une étape significative dans le développement de l’électronique du pont élévateur. Plus compact, plus performant et mieux adapté aux contraintes d’intégration en environnement miniature, ce nouveau contrôleur contribue à une amélioration globale du système.

Au-delà du gain d’encombrement, cette évolution se traduit par une meilleure maîtrise des aspects techniques, notamment en matière de précision de mesure, de régulation des moteurs et de qualité du câblage. Elle participe également à l’amélioration de l’esthétique du dispositif, en permettant une intégration plus discrète et plus cohérente avec le réalisme recherché.

Projet BATLab112 : vers un système embarqué miniature inspiré des standards industriels

Cette évolution ne se limite pas à un simple remplacement de carte électronique. Elle illustre la maturation progressive du projet BATLab112, qui tend à dépasser le stade du prototype expérimental pour se rapprocher d’un système embarqué structuré, fiable et maintenable.

La conception du diorama technique s’inscrit ainsi dans une logique comparable à celle d’un projet industriel : prise en compte des contraintes d’intégration, fiabilisation des connexions, optimisation des performances et anticipation des besoins de maintenance. Le pont élévateur devient alors un véritable équipement miniature, dont le fonctionnement et l’architecture s’inspirent directement des standards de l’ingénierie embarquée.

Perspectives : intégration finale et tests en conditions réelles

La prochaine étape du projet consistera à intégrer l’armoire électrique de Contrôle avec cette nouvelle architecture électronique au sein du système électronique de commande du pont élévateur. Cette phase permettra de valider le comportement du système en conditions réelles d’exploitation.

Voir aussi

Articles – Pont élévateur

Story – Pont élévateur

Articles – Prototypes

L’intérêt de FreeCAD dans la conception d’un diorama

Introduction

La conception d’un diorama technique, pédagogique et fonctionnel — comme celui développé dans le cadre du projet BATLab112 — requiert une méthodologie rigoureuse fondée sur la précision dimensionnelle, la maîtrise des interactions mécaniques et la cohérence esthétique de l’ensemble. Les outils de Conception Assistée par Ordinateur (CAO) s’imposent dans cette démarche, car ils permettent de structurer les différentes phases du projet, de réduire les risques d’erreurs et d’assurer la reproductibilité des modèles.

Dans cette perspective, FreeCAD, logiciel libre de modélisation 3D paramétrique, constitue un environnement particulièrement pertinent. Ses capacités avancées de représentation, sa flexibilité structurelle et son inscription dans l’écosystème open source en font un outil adapté aux projets complexes, évolutifs et techniquement exigeants tels que BATLab112.

Un environnement paramétrique garantissant la cohérence structurelle

FreeCAD repose sur une architecture entièrement paramétrique dans laquelle chaque élément géométrique est défini par un ensemble de contraintes et de variables modifiables. Cette approche permet d’obtenir une cohérence structurelle particulièrement utile dans la conception d’un diorama évolutif.

Cette architecture paramétrique :

  • garantit la cohésion technique entre les sous-systèmes, en assurant que toute modification locale reste compatible avec l’ensemble
  • réduit le risque d’erreurs structurelles, en évitant les incohérences dimensionnelles qui apparaissent fréquemment dans des projets non paramétriques
  • facilite l’intégration progressive de nouveaux modules, puisque les ajouts ou remaniements s’effectuent sans perturber l’architecture globale
  • permet des itérations rapides, essentielles lors des phases de prototypage ou de correction.

Dans le cadre du projet BATLab112, l’utilisation de FreeCAD a permis un travail fondamental : le dimensionnement complet des équipements miniatures du diorama à partir du modèle réduit de la Batmobile, choisi comme référence esthétique et dimensionnelle. Le véhicule, présenté à l’échelle 1/12, a servi de base pour établir l’encombrement maximal des plateformes motorisées, pour calibrer la hauteur utile du pont élévateur, ou encore pour définir les dégagements nécessaires aux mouvements de rotation et de translation. FreeCAD a donc rendu possible une modélisation cohérente de l’ensemble du dispositif, en permettant d’adapter chaque équipement aux proportions imposées par l’objet central du diorama.

Un exemple concret :

L’article de présentation de la modélisation 3D de l’intégration des équipements industriels dans la diorama, qui consiste à rassembler tous les équipements industriels conçus séparément, dans une modélisation globale de l’atelier de la Batcave du projet BATLab112 est une parfaite illustration de l’intérêt de l’utilisation d’un logiciel de modélisation 3D paramétrique tel que FreeCAD.

Une précision adaptée aux exigences du diorama technique

La fabrication d’un diorama fonctionnel impose une maîtrise fine des échelles et des tolérances mécaniques, particulièrement dans un projet tel que BATLab112 associant impression 3D, assemblages mécaniques et intégration électronique.

FreeCAD permet un contrôle dimensionnel très précis, répondant directement aux contraintes imposées par la fabrication additive ou par les mécanismes miniaturisés (guidages linéaires, engrenages, axes, plateformes motorisées, etc.).

La modélisation détaillée des circuits imprimés équipant les consoles de commande et les armoires électriques du pont élévateur a démontré toute l’importance de cette précision de conception. FreeCAD a permis de reproduire les PCB avec une exactitude compatible avec le pas standard de 2,54 mm, garantissant l’emplacement précis de chaque composant électronique (microcontrôleurs, borniers, LED, résistances). Cette modélisation rigoureuse a rendu possible :

  • l’intégration réaliste des PCB dans les volumes restreints des consoles de commande miniatures,
  • l’anticipation des interférences possibles avec les parois internes, câblages ou pièces mécaniques environnantes,
  • la vérification préalable de l’accessibilité nécessaire pour les opérations d’assemblage à l’échelle réduite.

Grâce à ses outils d’esquisse, de cotation et de modélisation volumique, ainsi qu’aux modules spécialisés tels que Part Design, Draft ou TechDraw, FreeCAD a permis de générer des plans cotés, des vues éclatées, des cinématiques de sous-ensembles et des validations d’interférences, indispensables à la fabrication et à l’assemblage des différents systèmes du diorama.

Un exemple concret :

L’article consacré à la modélisation 3D de l’intégration des PCB, équipés de leurs composants électroniques, au sein du corps de la console de commande constitue une illustration particulièrement représentative de la précision offerte par FreeCAD.

Une intégration naturelle dans un processus de fabrication

FreeCAD s’intègre aisément dans l’ensemble de la chaîne de fabrication numérique grâce à sa capacité à exporter des modèles dans des formats couramment utilisés dans l’industrie. Cette interopérabilité constitue un atout essentiel pour un diorama mêlant mécanique, électronique, architecture miniature et automatisation.

Dans le cadre du projet BATLab112, l’utilisation de FreeCAD permet :

  • l’exportation de modèles STL, destinés à l’impression 3D des pièces structurelles ou mécaniques, notamment sur l’imprimante Anet A8 ;
  • la génération de fichiers DXF ou SVG, compatibles avec la découpe laser, une technologie en cours d’étude pour les développements futurs du diorama ;
  • la production de fichiers STEP, facilitant l’importation et l’intégration de composants électroniques (LED, résistances, microcontrôleurs Arduino) ou mécaniques (écrous, boulons, glissières) provenant de plateformes telles que GrabCAD.

Cette capacité à circuler entre différents outils de production garantit une continuité fluide entre la phase de conception numérique et la fabrication physique du diorama.

Un exemple concret :

L’article consacré à la modélisation 3D de la structure des armoires de distribution électrique met en évidence la manière dont FreeCAD permet d’articuler de manière cohérente la conception du design de ces structures avec les contraintes spécifiques de leur fabrication en impression 3D. Il illustre notamment la prise en compte, dès la phase de modélisation, des limitations techniques et dimensionnelles de l’imprimante Anet A8 utilisée dans le cadre du projet.

Un outil open source favorisant l’adaptabilité

L’un des avantages majeurs de FreeCAD réside dans sa nature open source, qui offre une série de bénéfices spécifiques pour la conception d’un diorama évolutif.

Tout d’abord, la pérennité des données est assurée, puisque les fichiers produits ne dépendent pas de licences propriétaires susceptibles de devenir obsolètes ou inaccessibles. Dans le projet BATLab112, débuté en 2018 et encore en développement, cette indépendance garantit la continuité du travail.

Ensuite, la forte évolutivité fonctionnelle du logiciel permet d’adapter l’outil aux besoins spécifiques du diorama. L’ajout de macros, de scripts Python ou de modules complémentaires facilite, par exemple, la simulation des mouvements de chaque système du diorama, qu’il s’agisse d’un équipement isolé ou d’un ensemble de mécanismes fonctionnant simultanément.

Par ailleurs, FreeCAD bénéficie d’une communauté active et collaborative fournissant une documentation abondante, des bibliothèques de modèles et un accompagnement constant dans la résolution de problèmes techniques.

Enfin, son accessibilité économique, due à l’absence de frais de licence, rend possible une utilisation dans des contextes amateurs, pédagogiques ou associatifs tout en conservant un niveau de professionnalisme élevé.

Dans le cas du BATLab112, cette philosophie ouverte a permis une évolution continue du diorama, facilitant l’ajout de nouvelles fonctionnalités, l’amélioration de dispositifs existants et le renforcement du réalisme technique du modèle.

Un support méthodologique pour la gestion du projet

Au-delà de la modélisation 3D, FreeCAD contribue à structurer la démarche méthodologique du projet. Dans BATLab112, l’architecture générale du diorama a été organisée selon une logique systémique, chaque système représentant un équipement industriel miniature, décomposé en sous-systèmes et composants. Cette structuration hiérarchique a favorisé une vision globale du projet, tout en permettant une progression contrôlée à travers les différentes phases de développement.

Dans ce contexte, FreeCAD s’est révélé parfaitement adapté à une méthode de gestion de projet, notamment à travers :

  • la planification séquentielle des étapes de fabrication et d’assemblage, grâce à la modélisation progressive des systèmes
  • l’anticipation des interactions entre mécanismes, éclairages, câblages et éléments décoratifs grâce aux assemblages numériques
  • la production d’une documentation technique distribuable à des collaborateurs, des élèves ou des intervenants extérieurs
  • la simulation préalable de cinématiques complexes (rotation de la Batmobile, élévation du pont, synchronisation d’équipements) permettant de réduire le besoin de prototypes physiques intermédiaires
  • la traçabilité des évolutions du modèle numérique, essentielle dans un projet à long terme débuté en 2018 et enrichi continuellement.

Un exemple représentatif issu du projet BATLab112 illustre cette intégration méthodologique : FreeCAD a été utilisé comme outil central pour orchestrer les différentes phases du développement, depuis la modélisation initiale des environnements architecturaux jusqu’à l’intégration finale des sous-systèmes mécaniques et électroniques. L’outil a servi de base commune pour valider les choix techniques, identifier les risques de conception, organiser la fabrication des pièces et coordonner les étapes d’assemblage. Par son approche paramétrique et sa capacité à documenter automatiquement chaque étape, FreeCAD s’est ainsi comporté comme un véritable support de gestion de projet, et non comme un simple logiciel de modélisation.

Un exemple concret :

La page consacrée à la présentation de la méthode utilisée pour gérer le projet BATLab112 met en évidence le rôle central joué par FreeCAD tout au long du cycle de vie du projet. Elle souligne l’importance de cet outil depuis les phases de conception préliminaire, où sont définies les architectures générales et les premiers volumes fonctionnels, jusqu’à la modélisation 3D détaillée de l’ensemble des équipements intégrés dans le diorama.

Conclusion

L’usage de FreeCAD dans la conception du diorama technique BATLab112 révèle une série d’avantages déterminants tant sur le plan conceptuel que sur le plan opérationnel. Sa modélisation paramétrique, sa précision dimensionnelle, son interopérabilité avec les outils de fabrication numérique et sa nature open source en font un environnement particulièrement adapté à la conception rigoureuse, évolutive et documentée d’un diorama fonctionnel.

Au-delà de la simple production de modèles 3D, FreeCAD constitue un véritable environnement de conception, de prototypage et de communication technique. Le projet BATLab112 illustre de manière exemplaire comment cet outil permet de sécuriser les choix conceptuels, d’enrichir progressivement les fonctionnalités du diorama et d’assurer une cohérence globale dans l’ensemble du processus créatif.

Voir aussi

L’utilisation de FreeCAD en phase de conception préliminaire du projet BATLab112

L’utilisation de FreeCAD en phase de conception détaillée du projet BATLab112

Arduino et Diorama du projet BATLab112 : Les consoles de commande

Introduction

Les consoles de commande du projet BATLab112 constituent des modules techniques intégrés au diorama de la Batcave, destinés à centraliser les commandes manuelles et l’affichage des données liées aux équipements industriels miniatures présent dans le diorama de la Batcave. Leur fonctionnement repose en grande partie sur l’intégration de cartes microcontrolleur Arduino, choisi pour leur facilité de mise en œuvre, leur modularité et la disponibilité de nombreux modules compatibles.
L’objectif principal est d’obtenir des consoles fonctionnelles, capables d’afficher des informations en temps réel sur l’état des équipements industriels, d’émettre des signaux lumineux et d’interagir avec d’autres sous-systèmes du diorama.

Fonction et organisation générale des consoles

  • Chaque console est conçue comme un bloc autonome comprenant :
  • Deux cartes Arduino Mega 2560
  • Deux écrans TFT 2,8’’
  • Un pupitre de commandes manuelles composées de switches, boutons poussoirs, Leds …
  • Des modules électroniques complémentaires en fonction des besoins techniques d’équipement contrôlé tels que des modules électroniques L298N

Les consoles de commande sont directement connectées aux sorties des armoires de raccordement du poste électrique.

Choix des microcontrôleurs

Modules d’affichage

Le choix des microcontrôleurs destinés aux consoles de commande est directement lié au type de modules d’affichage retenus. Les consoles du projet BATLab112 utilisent des écrans TFT tactiles 2,8’’, équipés d’un lecteur de carte au format SIM, nécessitant un nombre important de broches pour gérer simultanément l’affichage graphique, la couche tactile et les fonctionnalités annexes intégrées au module.

Pour la première console, deux écrans sont utilisés afin d’afficher en temps réel l’ensemble des informations relatives à l’état du système industriel contrôlé. Cette organisation à double affichage permet de répartir clairement les données selon leur nature et leur utilité opérationnelle. Les écrans sont ainsi mobilisés pour présenter :

  • L’état des commandes manuelles, incluant l’activation des interrupteurs, des boutons et des sélecteurs.
  • L’historisation des commandes, permettant de visualiser la dernière action effectuée ou de suivre la séquence d’ordres exécutés.
  • Une représentation visuelle de l’équipement, offrant un retour graphique instantané sur la position ou l’état général du dispositif piloté.
  • L’état des capteurs de fin de course, utile pour vérifier la conformité des déplacements ou des rotations simulées.
  • Les mesures spécifiques à l’équipement, telles que la vitesse de déplacement ou de rotation, les modes de fonctionnement sélectionnés, ou encore les valeurs de consigne.

Microcontrolleurs

La phase de conception préliminaire de la première console de commande, destinée au pilotage de la plateforme rotative de la Batmobile, a conduit au choix d’une carte Arduino Mega 2560. Ce choix s’explique principalement par le nombre élevé de broches disponibles, permettant de répondre aux besoins de raccordement identifiés lors de ce premier développement. L’architecture retenue devait également anticiper l’évolution des consoles futures, notamment celles destinées à piloter des équipements mécaniques plus complexes. En effet, si la plateforme rotative repose sur le pilotage d’un seul moteur, le pont roulant nécessite deux moteurs, le pont élévateur quatre, et certains bras robotiques jusqu’à cinq.

L’Arduino Mega 2560 présente ainsi plusieurs avantages pour la mise en œuvre des éléments techniques suivants :

  • Raccordement simple et direct des écrans tactiles TFT 2,8’’, équipés d’un lecteur de carte au format SIM, nécessitant un grand nombre de broches numériques et analogiques pour la gestion simultanée de l’affichage, du tactile et des fonctions associées.
  • Connexion des éléments de commande manuelle, incluant LED, interrupteurs et boutons poussoirs, chacun demandant un adressage propre et suffisamment de broches d’entrées/sorties.
  • Gestion des signaux PWM, utilisés pour le pilotage des moteurs ou pour la modulation des effets lumineux, nécessitant la disponibilité de plusieurs sorties PWM dédiées.
  • Accès à un port de communication série (Rx/Tx), indispensable pour les échanges de données entre microcontrôleurs ou entre la console et d’autres modules du diorama.

L’ensemble de ces facteurs a confirmé la pertinence du choix de l’Arduino Mega pour assurer la robustesse, la modularité et l’évolutivité requises par la suite du projet BATLab112.

Intégration esthétique

L’intégration des deux modules Arduino Mega 2560, indispensables à chacune des consoles de commande pour assurer le pilotage des deux écrans TFT 2,8″, a exercé une influence déterminante sur la conception générale de ces interfaces. Bien que les microcontrôleurs demeurent relativement compacts, leur installation directe, équipée de leurs écrans respectifs, sur le panneau vertical frontal de la console aurait entraîné une augmentation notable des dimensions hors tout. Une telle configuration se serait révélée incompatible avec les contraintes spatiales strictes imposées par l’intégration de quatre consoles au sein du diorama.

Afin de concilier cohérence technique, lisibilité fonctionnelle et exigences esthétiques, le choix s’est porté sur une implantation verticale et déportée à l’arrière des modules Arduino. Cette solution intermédiaire a permis d’optimiser l’espace tout en préservant la silhouette des consoles, garantissant ainsi une intégration harmonieuse dans l’ensemble scénographique du projet BATLab112.

Conclusion

La réalisation des consoles de commande du projet BATLab112 met en lumière l’intérêt particulier de l’écosystème Arduino pour les projets de diorama intégrant des fonctionnalités mécaniques, lumineuses ou interactives. Dans un contexte où la miniaturisation, la fiabilité et la polyvalence sont essentielles, les microcontrôleurs Arduino se révèlent être des outils parfaitement adaptés. Leur rapidité de mise en oeuvre, leur compatibilité immédiate avec une vaste gamme de modules d’affichage, de commande ou de pilotage moteur, ainsi que la simplicité de leur programmation, en font une solution idéale pour orchestrer les multiples sous-systèmes qui animent un diorama technique.

L’intégration des Arduino dans les consoles de BATLab112 montre à quel point ces microcontrôleurs facilitent le développement progressif d’un projet créatif. Ils permettent d’ajouter, de tester ou de modifier rapidement des fonctions, sans revoir entièrement l’architecture existante. Cette capacité d’évolution est un atout décisif dans un diorama où chaque module — plateforme rotative, pont roulant, pont élévateur ou bras robotique — impose ses propres besoins électriques et mécaniques. Grâce à l’Arduino, ces exigences peuvent être prises en charge de manière cohérente, tout en restant accessibles à un maquettiste ou un concepteur ne disposant pas nécessairement d’un bagage spécialisé en électronique industrielle.

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La story de l’avancement des consoles de commande

Le suivi d’avancement des consoles de commande

Electronique du pont élévateur – Prototype Ep2

À la suite du premier article sur la version initiale de l’électronique du pont élévateur, celui-ci présente les principales évolutions techniques mises en œuvre.… Lire la suite →

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Introduction

Le premier prototype du système électronique destiné à la commande des quatre moteurs du pont élévateur du diorama pédagogique de la Batcave a mis en évidence plusieurs dysfonctionnements. Ceux-ci résultent principalement d’un choix de composants inadapté lors de la phase de conception, notamment au regard des performances attendues du système. Plus précisément, le prototype a révélé les limites techniques des quatre convertisseurs fréquence-tension utilisés comme interface entre les plateformes moteurs et la console de commande.

Les moteurs fonctionnant à des fréquences inférieures à 500 Hz, les convertisseurs délivrent des tensions de sortie présentant des variations inférieures à 50 mV. L’acquisition, la transmission et le traitement de ces signaux de très faible amplitude induisent un taux d’incertitude trop élevé pour garantir un fonctionnement suffisamment fiable et prévenir les risques de blocage du pont élévateur.

Présentation générale

Evolution de la conception

L’objectif principal de ce nouveau prototype est de valider le principe des modifications proposées à la conception initiale. Celles-ci reposent notamment sur le remplacement des quatre modules de conversion fréquence-tension par une carte à microcontrôleur de type Arduino.

Un second objectif consiste à évaluer l’intégration d’un écran LCD I2C associé au microcontrôleur, permettant l’affichage local des vitesses de rotation des moteurs ainsi que leur traitement au plus près des plateformes. Cette amélioration, non envisagée dans la conception initiale, a émergé lors de l’utilisation de la plateforme TinkerCAD, au cours de la simulation du remplacement des modules de conversion par un Arduino.

Un troisième objectif vise à valider un nouveau mode d’échange d’informations entre l’armoire électrique d’acquisition des signaux issus des capteurs optiques et la console de commande. Le premier prototype reposait sur la transmission de quatre signaux analogiques correspondant aux tensions en sortie des convertisseurs. L’intégration d’un microcontrôleur dans l’armoire électrique permet désormais d’envisager une communication plus fiable via les ports série (Rx/Tx). Le traitement des signaux est ainsi déporté vers ce microcontrôleur, libérant celui de la console de commande, qui est alors exclusivement dédié à la mise à jour de l’affichage sur l’écran TFT 2,8″.

Description générale du système

Comme indiqué dans la conclusion de l’analyse du premier prototype, l’architecture générale du système électronique a été globalement reconduite. Le dispositif comprend ainsi les quatre plateformes moteurs assurant l’entraînement des axes du pont élévateur, connectées à deux armoires électriques distinctes :

  • une armoire [1] dédiée à l’acquisition et au traitement des signaux en fréquence issus des capteurs optiques des plateformes ;
  • une armoire [2] destinée à la commande du sens et de la vitesse de rotation des moteurs.

Dans le cadre de ce nouveau prototype, un microcontrôleur Arduino UNO R3, déjà disponible dans le stock du projet BATLab112, a été retenu pour remplacer les quatre modules de conversion. Ce choix, fondé sur une démarche de rationalisation des coûts, demeure provisoire et pourra évoluer au cours des phases ultérieures du projet.

Implantation des nouveaux éléments

  • Le microcontrôleur Arduino Uno est installé à plat devant les armoires électriques.
  • L’écran LCD i2C est positionné de face, à proximité.
  • La liaison de transmission série entre les microcontrôleurs est assurée par le câble bleu et blanc.
  • Les quatre câbles transmettant les signaux en tension des convertisseurs vers la console de commande ont été supprimés : l’Arduino Uno est désormais connecté, via l’armoire n°1, directement aux sorties des capteurs optiques des plateformes moteurs.
  • Le câble transmettant la commande de vitesse entre la console et l’armoire n°2 a été retiré. L’Arduino Uno fournit désormais quatre signaux à rapport cyclique réglable, permettant de piloter indépendamment la vitesse de rotation de chaque moteur.

Conclusions

La conclusion de l’article consacré au premier prototype soulignait deux axes principaux d’amélioration :

  • Le remplacement des convertisseurs fréquence-tension par un microcontrôleur Arduino
  • L’amélioration de l’esthétique et de la robustesse des PCB des borniers des armoires électriques.

Le présent travail confirme la validité du principe de remplacement des convertisseurs par un microcontrôleur. Il reste toutefois à déterminer le modèle Arduino le plus adapté pour une intégration définitive au sein de l’armoire électrique d’acquisition et de traitement des signaux issus des capteurs optiques des plateformes moteurs. Un premier état des lieux indique que l’usage de modules Arduino Nano serait pertinent, leurs dimensions et caractéristiques répondant aux contraintes d’intégration et de performance. Leur déploiement sera effectué lors de la révision de l’implantation interne des armoires électriques.

Enfin, la refonte des PCB des borniers des deux armoires électriques sera également réalisée au cours de cette même phase de réaménagement interne.trique sera aussi mise en oeuvre lors de la reprise de l’implantation interne de ces deux armoires.

Voir aussi

Articles – Pont élévateur

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