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Résumé
Cet article s’inscrit dans la continuité de la série consacrée à la conception de la console de commande des équipements du diorama BATLab112. Il fait suite à l’article présentant la réalisation de la première version opérationnelle de la console, dont l’objectif principal était de valider les choix technologiques retenus au travers d’un prototype fonctionnel.… Lire…
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Sommaire
Contexte et objectifs de l’évolution de la console de commande du diorama BATLab112
Introduction
Cet article s’inscrit dans la continuité de la série consacrée à la conception de la console de commande des équipements du diorama BATLab112. Il fait suite à l’article présentant la réalisation de la première version opérationnelle de la console, dont l’objectif principal était de valider les choix technologiques retenus au travers d’un prototype fonctionnel.
Si cet article précédent mettait principalement en évidence la démarche expérimentale ayant conduit à la réalisation de ce premier modèle, il ne détaillait pas l’ensemble du travail de conception mécanique et électronique réalisé en parallèle depuis la phase de conception préliminaire jusqu’à l’aboutissement du prototype.
Cette nouvelle publication revient donc sur cette étape essentielle afin d’expliquer les évolutions qui ont conduit à la version actuelle de la console.
Retour d’expérience sur le premier prototype de la console de commande
L’analyse critique du prototype a mis en évidence deux axes d’amélioration majeurs qui conditionnent directement l’intégration de la console au sein du diorama ainsi que la fiabilité de son fonctionnement.
Le premier concerne la conception mécanique du pupitre. Les dimensions initiales avaient été définies lors de la phase de conception préliminaire en conciliant deux contraintes : l’encombrement disponible sur la plateforme accueillant l’ensemble des consoles et les dimensions de la carte électronique de prototypage utilisée pour développer le circuit imprimé regroupant les commandes manuelles (interrupteurs, boutons-poussoirs, voyants LED et autres organes de commande).
Si cette approche s’est révélée suffisante pour réaliser un premier prototype, les essais d’intégration ont rapidement montré que le volume interne du pupitre était insuffisant pour accueillir l’ensemble des cartes électroniques, du câblage et des différents connecteurs nécessaires à une exploitation fiable et à une maintenance aisée.

Optimisation de la conception mécanique du pupitre
Cette première limitation a conduit à une révision complète de la géométrie du pupitre. Au-delà de l’augmentation du volume interne, cette évolution a nécessité une réflexion globale sur l’intégration de la console au sein du diorama afin de préserver son esthétique tout en améliorant son accessibilité, son assemblage et son évolutivité.
Cette nouvelle conception s’accompagne également d’adaptations de la structure supportant les consoles afin de garantir une intégration cohérente avec les autres équipements de la plateforme de contrôle.

Refonte de l’architecture électronique de la console
Le second enseignement concerne l’architecture électronique de la console. Les essais réalisés avec les écrans TFT couleur de 2,8 pouces ont montré que leur technologie ne permettait pas un pilotage simultané satisfaisant par une unique carte Arduino Mega sans développer une électronique d’interface spécifique permettant de gérer les deux afficheurs de manière séquentielle.
Une telle solution aurait considérablement augmenté la complexité du système, multiplié les risques de dysfonctionnement et réduit la fréquence de rafraîchissement des affichages. Afin de conserver une architecture simple, robuste et évolutive, le choix a donc été revu en profondeur, conduisant notamment au remplacement de l’une des cartes Arduino Uno initialement prévues par une carte Arduino Mega mieux adaptée aux nouvelles contraintes fonctionnelles.

Les objectifs de cette nouvelle phase de conception
Cet article présente en détail les évolutions apportées à la console de commande à la suite de ce retour d’expérience. Il décrit les nouveaux choix de conception mécanique, leurs conséquences sur l’architecture générale du diorama, ainsi que les évolutions de l’électronique de commande et de l’organisation des cartes Arduino. L’ensemble de ces modifications illustre la démarche d’amélioration continue mise en œuvre tout au long du développement du projet BATLab112 afin d’aboutir à une solution à la fois réaliste, fiable, évolutive et facilement maintenable.
Évolution de la conception de la console de commande sous FreeCAD V1.1.1

Migration vers FreeCAD V1.1.1 : une opportunité pour reprendre la conception
Depuis le lancement du projet BATLab112, FreeCAD constitue l’outil central de conception assistée par ordinateur (CAO) utilisé pour développer l’ensemble des éléments mécaniques et une partie de l’architecture électronique du diorama de la Batcave à l’échelle 1/12. Au fil des années, le logiciel a connu une évolution constante, tant sur le plan des performances que de la stabilité, jusqu’à la publication de la version 1.1.1, disponible au moment de la rédaction de cet article.
La migration de l’ensemble des fichiers de conception vers cette nouvelle version a constitué une opportunité de réexaminer certains modèles développés lors des premières phases du projet. C’est dans ce contexte qu’a été engagée la reprise complète de la conception détaillée de la console de commande, avec pour objectif d’intégrer les enseignements tirés des premiers prototypes tout en tirant parti des nouvelles fonctionnalités offertes par FreeCAD.
Optimisation du modèle 3D et augmentation du volume interne du pupitre

La principale évolution concerne la conception mécanique du pupitre de commande. La reprise du dessin des flancs, réalisés par impression 3D, a permis d’augmenter significativement le volume interne disponible. Cette modification améliore l’intégration des cartes électroniques, du câblage et des différents organes de commande, tout en conservant les proportions générales de la console à l’échelle du diorama.
Au-delà de cette optimisation technique, cette reprise de conception constitue également un retour sur les premières étapes du développement du projet BATLab112. L’expérience acquise au fil des années dans l’utilisation de FreeCAD met aujourd’hui en évidence plusieurs choix de modélisation qui, sans être bloquants, pouvaient être améliorés afin d’obtenir un modèle numérique plus robuste, plus cohérent et plus facilement maintenable. Cette nouvelle version est ainsi l’occasion de corriger ces imperfections et d’appliquer des méthodes de conception désormais maîtrisées.
Les photographies présentées dans cette section témoignent également de l’évolution progressive du projet. Elles montrent notamment les premières pièces imprimées en PLA gris, réalisées au début de l’aventure BATLab112. Au-delà de leur intérêt technique, ces images rappellent le chemin parcouru et soulignent l’importance des collaborations qui ont accompagné les premières phases du développement. Avant que le projet ne dispose de ses propres moyens de conception et de fabrication, l’appui de contributeurs extérieurs a joué un rôle déterminant dans la réalisation des premiers prototypes, contribuant ainsi à poser les bases de l’évolution actuelle de la console de commande.
Amélioration de la fiabilité du câblage des écrans TFT

Les essais réalisés sur les premières versions des consoles de commande ont également mis en évidence une faiblesse inattendue concernant le raccordement des écrans TFT aux cartes Arduino Mega. Les premiers prototypes utilisaient des câbles Dupont standards, largement répandus dans le prototypage électronique. L’expérience acquise au cours des différentes phases de tests a cependant montré que leur qualité de fabrication était insuffisante pour garantir une utilisation durable.
La plupart de ces câbles sont constitués de conducteurs de faible section (28 AWG) protégés par une gaine en PVC. Avec les manipulations répétées et le vieillissement des matériaux, ces conducteurs deviennent plus sensibles aux ruptures internes et aux mauvais contacts, générant des dysfonctionnements intermittents particulièrement difficiles à diagnostiquer.
Une solution consistait à connecter directement les écrans sur les connecteurs des cartes Arduino Mega afin de supprimer totalement ce câblage intermédiaire. Si cette approche présentait l’avantage d’améliorer la fiabilité des connexions, elle n’a finalement pas été retenue. L’encombrement de l’ensemble constitué par la carte Arduino et son écran aurait nécessité d’augmenter la largeur de chaque console, remettant en cause l’implantation des quatre postes de commande sur la plateforme de contrôle du diorama.
Le maintien d’un câblage distinct répond également à l’un des objectifs fondamentaux du projet BATLab112 : sa vocation pédagogique. En laissant visibles les liaisons entre les différents composants électroniques, la console facilite la compréhension de son architecture et permet d’illustrer concrètement les interactions entre les cartes de commande, les périphériques d’affichage et les différents organes de contrôle. Ce choix privilégie ainsi la lisibilité du système tout en conservant une architecture proche de celle rencontrée dans de nombreux équipements industriels.
Les recherches menées depuis la réalisation du premier prototype ont toutefois permis d’identifier une alternative plus adaptée. Les nouveaux faisceaux utilisent des conducteurs de section plus importante (22 AWG) associés à une isolation en silicone, offrant une bien meilleure résistance aux flexions répétées et une fiabilité accrue des connexions. Cette évolution permet de conserver l’architecture de câblage initiale tout en améliorant sensiblement la robustesse et la pérennité de la console de commande.
Optimisation du PCB des commandes manuelles grâce à l’impression 3D

La reprise de la conception de la console a également porté sur le circuit imprimé regroupant l’ensemble des commandes manuelles. Si l’implantation des composants réalisée lors de la conception préliminaire puis validée sur le prototype fonctionnel ne présentait aucune anomalie sur le plan électrique, elle révélait en revanche une faiblesse de conception affectant le réalisme et la qualité esthétique du panneau de commande.
Lors des premières phases du projet, la maîtrise encore limitée de FreeCAD, combinée à l’absence de solution simple pour fabriquer des pièces de précision — le projet ne disposant pas encore d’une imprimante 3D — avait conduit à implanter certains composants directement sur le circuit imprimé sans dispositif permettant de contrôler précisément leur positionnement en hauteur. Les interrupteurs, boutons-poussoirs et voyants dépassaient ainsi insuffisamment de la façade de la console, ce qui réduisait le réalisme de l’ensemble malgré un fonctionnement parfaitement conforme aux attentes.
La nouvelle version corrige cette limitation en intégrant des supports spécifiquement conçus pour positionner chaque composant à une hauteur parfaitement maîtrisée lors de son montage sur le circuit imprimé. Ces supports, modélisés sous FreeCAD puis fabriquées par impression 3D, garantissent une implantation reproductible tout en simplifiant les opérations d’assemblage de la console.
Amélioration du réalisme du panneau de commande de la console

L’optimisation de l’implantation des composants ne répond pas uniquement à des exigences de précision mécanique. Elle ouvre également de nouvelles possibilités dans la conception du panneau de couverture des commandes manuelles, en permettant de maîtriser avec davantage de précision la position et le relief de chaque organe de commande.
Grâce à cette évolution, les interrupteurs, boutons-poussoirs et voyants présentent désormais des proportions et un débattement plus proches de ceux observés sur les pupitres industriels qui ont servi de référence tout au long de la conception du projet BATLab112. Cette fidélité accrue contribue à renforcer la cohérence visuelle de la console tout en améliorant son ergonomie et sa lisibilité.
Au-delà de l’aspect esthétique, cette évolution traduit la volonté de reproduire le plus fidèlement possible les caractéristiques des équipements réels à l’échelle 1/12. Elle participe ainsi à la qualité globale du diorama, où chaque détail de conception contribue à créer un ensemble à la fois crédible sur le plan technique et immersif sur le plan visuel.
Conclusion
La reprise de la conception détaillée de la console de commande illustre parfaitement la démarche d’amélioration continue qui accompagne le développement du projet BATLab112. Loin de remettre en cause les choix réalisés lors de la conception préliminaire ou les enseignements tirés du premier prototype fonctionnel, cette nouvelle phase de développement s’appuie au contraire sur le retour d’expérience accumulé au fil des essais, des validations techniques et des évolutions des outils de conception.
La migration vers FreeCAD V1.1.1 a constitué une opportunité de revisiter l’ensemble du modèle numérique afin d’optimiser aussi bien l’architecture mécanique que l’intégration électronique de la console. L’augmentation du volume interne du pupitre, l’amélioration de l’implantation des composants sur le circuit imprimé, l’évolution du câblage des écrans et la révision de l’architecture autour des cartes Arduino témoignent de la volonté constante de concilier réalisme, fiabilité, facilité d’assemblage et maintenabilité.
Ces évolutions mettent également en évidence la montée en maturité du projet. Les premières étapes étaient principalement consacrées à la validation des principes de fonctionnement, tandis que les itérations actuelles permettent d’affiner les détails de conception, d’améliorer la qualité perçue des différents sous-ensembles et de renforcer leur robustesse. Cette progression est caractéristique d’une véritable démarche d’ingénierie, où chaque prototype contribue à enrichir les connaissances et à orienter les développements suivants.
Enfin, cette nouvelle version de la console de commande répond pleinement aux ambitions du projet BATLab112, qui ne se limite pas à la réalisation d’un diorama fonctionnel de la Batcave à l’échelle 1/12. Elle participe également à la création d’un support technique et pédagogique destiné à illustrer les principes de la conception mécanique, de l’électronique embarquée, de la fabrication additive et de la programmation des systèmes embarqués. Chaque évolution documentée contribue ainsi à partager les choix de conception, les difficultés rencontrées et les solutions retenues, dans une logique de transmission des connaissances et de valorisation des méthodes de développement.
Les prochains articles seront consacrés à la finalisation du modèle numérique, à la fabrication des nouvelles pièces, à l’assemblage de la console de commande et aux essais de validation fonctionnelle qui permettront de confirmer les performances de cette nouvelle architecture avant son intégration définitive au sein du diorama BATLab112.








































