L’intérêt de FreeCAD dans la conception d’un diorama

Introduction

La conception d’un diorama technique, pédagogique et fonctionnel — comme celui développé dans le cadre du projet BATLab112 — requiert une méthodologie rigoureuse fondée sur la précision dimensionnelle, la maîtrise des interactions mécaniques et la cohérence esthétique de l’ensemble. Les outils de Conception Assistée par Ordinateur (CAO) s’imposent dans cette démarche, car ils permettent de structurer les différentes phases du projet, de réduire les risques d’erreurs et d’assurer la reproductibilité des modèles.

Dans cette perspective, FreeCAD, logiciel libre de modélisation 3D paramétrique, constitue un environnement particulièrement pertinent. Ses capacités avancées de représentation, sa flexibilité structurelle et son inscription dans l’écosystème open source en font un outil adapté aux projets complexes, évolutifs et techniquement exigeants tels que BATLab112.

Un environnement paramétrique garantissant la cohérence structurelle

FreeCAD repose sur une architecture entièrement paramétrique dans laquelle chaque élément géométrique est défini par un ensemble de contraintes et de variables modifiables. Cette approche permet d’obtenir une cohérence structurelle particulièrement utile dans la conception d’un diorama évolutif.

Cette architecture paramétrique :

  • garantit la cohésion technique entre les sous-systèmes, en assurant que toute modification locale reste compatible avec l’ensemble
  • réduit le risque d’erreurs structurelles, en évitant les incohérences dimensionnelles qui apparaissent fréquemment dans des projets non paramétriques
  • facilite l’intégration progressive de nouveaux modules, puisque les ajouts ou remaniements s’effectuent sans perturber l’architecture globale
  • permet des itérations rapides, essentielles lors des phases de prototypage ou de correction.

Dans le cadre du projet BATLab112, l’utilisation de FreeCAD a permis un travail fondamental : le dimensionnement complet des équipements miniatures du diorama à partir du modèle réduit de la Batmobile, choisi comme référence esthétique et dimensionnelle. Le véhicule, présenté à l’échelle 1/12, a servi de base pour établir l’encombrement maximal des plateformes motorisées, pour calibrer la hauteur utile du pont élévateur, ou encore pour définir les dégagements nécessaires aux mouvements de rotation et de translation. FreeCAD a donc rendu possible une modélisation cohérente de l’ensemble du dispositif, en permettant d’adapter chaque équipement aux proportions imposées par l’objet central du diorama.

Un exemple concret :

L’article de présentation de la modélisation 3D de l’intégration des équipements industriels dans la diorama, qui consiste à rassembler tous les équipements industriels conçus séparément, dans une modélisation globale de l’atelier de la Batcave du projet BATLab112 est une parfaite illustration de l’intérêt de l’utilisation d’un logiciel de modélisation 3D paramétrique tel que FreeCAD.

Une précision adaptée aux exigences du diorama technique

La fabrication d’un diorama fonctionnel impose une maîtrise fine des échelles et des tolérances mécaniques, particulièrement dans un projet tel que BATLab112 associant impression 3D, assemblages mécaniques et intégration électronique.

FreeCAD permet un contrôle dimensionnel très précis, répondant directement aux contraintes imposées par la fabrication additive ou par les mécanismes miniaturisés (guidages linéaires, engrenages, axes, plateformes motorisées, etc.).

La modélisation détaillée des circuits imprimés équipant les consoles de commande et les armoires électriques du pont élévateur a démontré toute l’importance de cette précision de conception. FreeCAD a permis de reproduire les PCB avec une exactitude compatible avec le pas standard de 2,54 mm, garantissant l’emplacement précis de chaque composant électronique (microcontrôleurs, borniers, LED, résistances). Cette modélisation rigoureuse a rendu possible :

  • l’intégration réaliste des PCB dans les volumes restreints des consoles de commande miniatures,
  • l’anticipation des interférences possibles avec les parois internes, câblages ou pièces mécaniques environnantes,
  • la vérification préalable de l’accessibilité nécessaire pour les opérations d’assemblage à l’échelle réduite.

Grâce à ses outils d’esquisse, de cotation et de modélisation volumique, ainsi qu’aux modules spécialisés tels que Part Design, Draft ou TechDraw, FreeCAD a permis de générer des plans cotés, des vues éclatées, des cinématiques de sous-ensembles et des validations d’interférences, indispensables à la fabrication et à l’assemblage des différents systèmes du diorama.

Un exemple concret :

L’article consacré à la modélisation 3D de l’intégration des PCB, équipés de leurs composants électroniques, au sein du corps de la console de commande constitue une illustration particulièrement représentative de la précision offerte par FreeCAD.

Une intégration naturelle dans un processus de fabrication

FreeCAD s’intègre aisément dans l’ensemble de la chaîne de fabrication numérique grâce à sa capacité à exporter des modèles dans des formats couramment utilisés dans l’industrie. Cette interopérabilité constitue un atout essentiel pour un diorama mêlant mécanique, électronique, architecture miniature et automatisation.

Dans le cadre du projet BATLab112, l’utilisation de FreeCAD permet :

  • l’exportation de modèles STL, destinés à l’impression 3D des pièces structurelles ou mécaniques, notamment sur l’imprimante Anet A8 ;
  • la génération de fichiers DXF ou SVG, compatibles avec la découpe laser, une technologie en cours d’étude pour les développements futurs du diorama ;
  • la production de fichiers STEP, facilitant l’importation et l’intégration de composants électroniques (LED, résistances, microcontrôleurs Arduino) ou mécaniques (écrous, boulons, glissières) provenant de plateformes telles que GrabCAD.

Cette capacité à circuler entre différents outils de production garantit une continuité fluide entre la phase de conception numérique et la fabrication physique du diorama.

Un exemple concret :

L’article consacré à la modélisation 3D de la structure des armoires de distribution électrique met en évidence la manière dont FreeCAD permet d’articuler de manière cohérente la conception du design de ces structures avec les contraintes spécifiques de leur fabrication en impression 3D. Il illustre notamment la prise en compte, dès la phase de modélisation, des limitations techniques et dimensionnelles de l’imprimante Anet A8 utilisée dans le cadre du projet.

Un outil open source favorisant l’adaptabilité

L’un des avantages majeurs de FreeCAD réside dans sa nature open source, qui offre une série de bénéfices spécifiques pour la conception d’un diorama évolutif.

Tout d’abord, la pérennité des données est assurée, puisque les fichiers produits ne dépendent pas de licences propriétaires susceptibles de devenir obsolètes ou inaccessibles. Dans le projet BATLab112, débuté en 2018 et encore en développement, cette indépendance garantit la continuité du travail.

Ensuite, la forte évolutivité fonctionnelle du logiciel permet d’adapter l’outil aux besoins spécifiques du diorama. L’ajout de macros, de scripts Python ou de modules complémentaires facilite, par exemple, la simulation des mouvements de chaque système du diorama, qu’il s’agisse d’un équipement isolé ou d’un ensemble de mécanismes fonctionnant simultanément.

Par ailleurs, FreeCAD bénéficie d’une communauté active et collaborative fournissant une documentation abondante, des bibliothèques de modèles et un accompagnement constant dans la résolution de problèmes techniques.

Enfin, son accessibilité économique, due à l’absence de frais de licence, rend possible une utilisation dans des contextes amateurs, pédagogiques ou associatifs tout en conservant un niveau de professionnalisme élevé.

Dans le cas du BATLab112, cette philosophie ouverte a permis une évolution continue du diorama, facilitant l’ajout de nouvelles fonctionnalités, l’amélioration de dispositifs existants et le renforcement du réalisme technique du modèle.

Un support méthodologique pour la gestion du projet

Au-delà de la modélisation 3D, FreeCAD contribue à structurer la démarche méthodologique du projet. Dans BATLab112, l’architecture générale du diorama a été organisée selon une logique systémique, chaque système représentant un équipement industriel miniature, décomposé en sous-systèmes et composants. Cette structuration hiérarchique a favorisé une vision globale du projet, tout en permettant une progression contrôlée à travers les différentes phases de développement.

Dans ce contexte, FreeCAD s’est révélé parfaitement adapté à une méthode de gestion de projet, notamment à travers :

  • la planification séquentielle des étapes de fabrication et d’assemblage, grâce à la modélisation progressive des systèmes
  • l’anticipation des interactions entre mécanismes, éclairages, câblages et éléments décoratifs grâce aux assemblages numériques
  • la production d’une documentation technique distribuable à des collaborateurs, des élèves ou des intervenants extérieurs
  • la simulation préalable de cinématiques complexes (rotation de la Batmobile, élévation du pont, synchronisation d’équipements) permettant de réduire le besoin de prototypes physiques intermédiaires
  • la traçabilité des évolutions du modèle numérique, essentielle dans un projet à long terme débuté en 2018 et enrichi continuellement.

Un exemple représentatif issu du projet BATLab112 illustre cette intégration méthodologique : FreeCAD a été utilisé comme outil central pour orchestrer les différentes phases du développement, depuis la modélisation initiale des environnements architecturaux jusqu’à l’intégration finale des sous-systèmes mécaniques et électroniques. L’outil a servi de base commune pour valider les choix techniques, identifier les risques de conception, organiser la fabrication des pièces et coordonner les étapes d’assemblage. Par son approche paramétrique et sa capacité à documenter automatiquement chaque étape, FreeCAD s’est ainsi comporté comme un véritable support de gestion de projet, et non comme un simple logiciel de modélisation.

Un exemple concret :

La page consacrée à la présentation de la méthode utilisée pour gérer le projet BATLab112 met en évidence le rôle central joué par FreeCAD tout au long du cycle de vie du projet. Elle souligne l’importance de cet outil depuis les phases de conception préliminaire, où sont définies les architectures générales et les premiers volumes fonctionnels, jusqu’à la modélisation 3D détaillée de l’ensemble des équipements intégrés dans le diorama.

Conclusion

L’usage de FreeCAD dans la conception du diorama technique BATLab112 révèle une série d’avantages déterminants tant sur le plan conceptuel que sur le plan opérationnel. Sa modélisation paramétrique, sa précision dimensionnelle, son interopérabilité avec les outils de fabrication numérique et sa nature open source en font un environnement particulièrement adapté à la conception rigoureuse, évolutive et documentée d’un diorama fonctionnel.

Au-delà de la simple production de modèles 3D, FreeCAD constitue un véritable environnement de conception, de prototypage et de communication technique. Le projet BATLab112 illustre de manière exemplaire comment cet outil permet de sécuriser les choix conceptuels, d’enrichir progressivement les fonctionnalités du diorama et d’assurer une cohérence globale dans l’ensemble du processus créatif.

Voir aussi

L’utilisation de FreeCAD en phase de conception préliminaire du projet BATLab112

L’utilisation de FreeCAD en phase de conception détaillée du projet BATLab112

Arduino et Diorama du projet BATLab112 : Les consoles de commande

Introduction

Les consoles de commande du projet BATLab112 constituent des modules techniques intégrés au diorama de la Batcave, destinés à centraliser les commandes manuelles et l’affichage des données liées aux équipements industriels miniatures présent dans le diorama de la Batcave. Leur fonctionnement repose en grande partie sur l’intégration de cartes microcontrolleur Arduino, choisi pour leur facilité de mise en œuvre, leur modularité et la disponibilité de nombreux modules compatibles.
L’objectif principal est d’obtenir des consoles fonctionnelles, capables d’afficher des informations en temps réel sur l’état des équipements industriels, d’émettre des signaux lumineux et d’interagir avec d’autres sous-systèmes du diorama.

Fonction et organisation générale des consoles

  • Chaque console est conçue comme un bloc autonome comprenant :
  • Deux cartes Arduino Mega 2560
  • Deux écrans TFT 2,8’’
  • Un pupitre de commandes manuelles composées de switches, boutons poussoirs, Leds …
  • Des modules électroniques complémentaires en fonction des besoins techniques d’équipement contrôlé tels que des modules électroniques L298N

Les consoles de commande sont directement connectées aux sorties des armoires de raccordement du poste électrique.

Choix des microcontrôleurs

Modules d’affichage

Le choix des microcontrôleurs destinés aux consoles de commande est directement lié au type de modules d’affichage retenus. Les consoles du projet BATLab112 utilisent des écrans TFT tactiles 2,8’’, équipés d’un lecteur de carte au format SIM, nécessitant un nombre important de broches pour gérer simultanément l’affichage graphique, la couche tactile et les fonctionnalités annexes intégrées au module.

Pour la première console, deux écrans sont utilisés afin d’afficher en temps réel l’ensemble des informations relatives à l’état du système industriel contrôlé. Cette organisation à double affichage permet de répartir clairement les données selon leur nature et leur utilité opérationnelle. Les écrans sont ainsi mobilisés pour présenter :

  • L’état des commandes manuelles, incluant l’activation des interrupteurs, des boutons et des sélecteurs.
  • L’historisation des commandes, permettant de visualiser la dernière action effectuée ou de suivre la séquence d’ordres exécutés.
  • Une représentation visuelle de l’équipement, offrant un retour graphique instantané sur la position ou l’état général du dispositif piloté.
  • L’état des capteurs de fin de course, utile pour vérifier la conformité des déplacements ou des rotations simulées.
  • Les mesures spécifiques à l’équipement, telles que la vitesse de déplacement ou de rotation, les modes de fonctionnement sélectionnés, ou encore les valeurs de consigne.

Microcontrolleurs

La phase de conception préliminaire de la première console de commande, destinée au pilotage de la plateforme rotative de la Batmobile, a conduit au choix d’une carte Arduino Mega 2560. Ce choix s’explique principalement par le nombre élevé de broches disponibles, permettant de répondre aux besoins de raccordement identifiés lors de ce premier développement. L’architecture retenue devait également anticiper l’évolution des consoles futures, notamment celles destinées à piloter des équipements mécaniques plus complexes. En effet, si la plateforme rotative repose sur le pilotage d’un seul moteur, le pont roulant nécessite deux moteurs, le pont élévateur quatre, et certains bras robotiques jusqu’à cinq.

L’Arduino Mega 2560 présente ainsi plusieurs avantages pour la mise en œuvre des éléments techniques suivants :

  • Raccordement simple et direct des écrans tactiles TFT 2,8’’, équipés d’un lecteur de carte au format SIM, nécessitant un grand nombre de broches numériques et analogiques pour la gestion simultanée de l’affichage, du tactile et des fonctions associées.
  • Connexion des éléments de commande manuelle, incluant LED, interrupteurs et boutons poussoirs, chacun demandant un adressage propre et suffisamment de broches d’entrées/sorties.
  • Gestion des signaux PWM, utilisés pour le pilotage des moteurs ou pour la modulation des effets lumineux, nécessitant la disponibilité de plusieurs sorties PWM dédiées.
  • Accès à un port de communication série (Rx/Tx), indispensable pour les échanges de données entre microcontrôleurs ou entre la console et d’autres modules du diorama.

L’ensemble de ces facteurs a confirmé la pertinence du choix de l’Arduino Mega pour assurer la robustesse, la modularité et l’évolutivité requises par la suite du projet BATLab112.

Intégration esthétique

L’intégration des deux modules Arduino Mega 2560, indispensables à chacune des consoles de commande pour assurer le pilotage des deux écrans TFT 2,8″, a exercé une influence déterminante sur la conception générale de ces interfaces. Bien que les microcontrôleurs demeurent relativement compacts, leur installation directe, équipée de leurs écrans respectifs, sur le panneau vertical frontal de la console aurait entraîné une augmentation notable des dimensions hors tout. Une telle configuration se serait révélée incompatible avec les contraintes spatiales strictes imposées par l’intégration de quatre consoles au sein du diorama.

Afin de concilier cohérence technique, lisibilité fonctionnelle et exigences esthétiques, le choix s’est porté sur une implantation verticale et déportée à l’arrière des modules Arduino. Cette solution intermédiaire a permis d’optimiser l’espace tout en préservant la silhouette des consoles, garantissant ainsi une intégration harmonieuse dans l’ensemble scénographique du projet BATLab112.

Conclusion

La réalisation des consoles de commande du projet BATLab112 met en lumière l’intérêt particulier de l’écosystème Arduino pour les projets de diorama intégrant des fonctionnalités mécaniques, lumineuses ou interactives. Dans un contexte où la miniaturisation, la fiabilité et la polyvalence sont essentielles, les microcontrôleurs Arduino se révèlent être des outils parfaitement adaptés. Leur rapidité de mise en oeuvre, leur compatibilité immédiate avec une vaste gamme de modules d’affichage, de commande ou de pilotage moteur, ainsi que la simplicité de leur programmation, en font une solution idéale pour orchestrer les multiples sous-systèmes qui animent un diorama technique.

L’intégration des Arduino dans les consoles de BATLab112 montre à quel point ces microcontrôleurs facilitent le développement progressif d’un projet créatif. Ils permettent d’ajouter, de tester ou de modifier rapidement des fonctions, sans revoir entièrement l’architecture existante. Cette capacité d’évolution est un atout décisif dans un diorama où chaque module — plateforme rotative, pont roulant, pont élévateur ou bras robotique — impose ses propres besoins électriques et mécaniques. Grâce à l’Arduino, ces exigences peuvent être prises en charge de manière cohérente, tout en restant accessibles à un maquettiste ou un concepteur ne disposant pas nécessairement d’un bagage spécialisé en électronique industrielle.

Voir aussi

La story de l’avancement des consoles de commande

Le suivi d’avancement des consoles de commande

Electronique du pont élévateur – Prototype Ep2

À la suite du premier article sur la version initiale de l’électronique du pont élévateur, celui-ci présente les principales évolutions techniques mises en œuvre.… Lire la suite →

Première publication :

Dernière mise à jour :

Temps de lecture :

3–5 minutes

Introduction

Le premier prototype du système électronique destiné à la commande des quatre moteurs du pont élévateur du diorama pédagogique de la Batcave a mis en évidence plusieurs dysfonctionnements. Ceux-ci résultent principalement d’un choix de composants inadapté lors de la phase de conception, notamment au regard des performances attendues du système. Plus précisément, le prototype a révélé les limites techniques des quatre convertisseurs fréquence-tension utilisés comme interface entre les plateformes moteurs et la console de commande.

Les moteurs fonctionnant à des fréquences inférieures à 500 Hz, les convertisseurs délivrent des tensions de sortie présentant des variations inférieures à 50 mV. L’acquisition, la transmission et le traitement de ces signaux de très faible amplitude induisent un taux d’incertitude trop élevé pour garantir un fonctionnement suffisamment fiable et prévenir les risques de blocage du pont élévateur.

Présentation générale

Evolution de la conception

L’objectif principal de ce nouveau prototype est de valider le principe des modifications proposées à la conception initiale. Celles-ci reposent notamment sur le remplacement des quatre modules de conversion fréquence-tension par une carte à microcontrôleur de type Arduino.

Un second objectif consiste à évaluer l’intégration d’un écran LCD I2C associé au microcontrôleur, permettant l’affichage local des vitesses de rotation des moteurs ainsi que leur traitement au plus près des plateformes. Cette amélioration, non envisagée dans la conception initiale, a émergé lors de l’utilisation de la plateforme TinkerCAD, au cours de la simulation du remplacement des modules de conversion par un Arduino.

Un troisième objectif vise à valider un nouveau mode d’échange d’informations entre l’armoire électrique d’acquisition des signaux issus des capteurs optiques et la console de commande. Le premier prototype reposait sur la transmission de quatre signaux analogiques correspondant aux tensions en sortie des convertisseurs. L’intégration d’un microcontrôleur dans l’armoire électrique permet désormais d’envisager une communication plus fiable via les ports série (Rx/Tx). Le traitement des signaux est ainsi déporté vers ce microcontrôleur, libérant celui de la console de commande, qui est alors exclusivement dédié à la mise à jour de l’affichage sur l’écran TFT 2,8″.

Description générale du système

Comme indiqué dans la conclusion de l’analyse du premier prototype, l’architecture générale du système électronique a été globalement reconduite. Le dispositif comprend ainsi les quatre plateformes moteurs assurant l’entraînement des axes du pont élévateur, connectées à deux armoires électriques distinctes :

  • une armoire [1] dédiée à l’acquisition et au traitement des signaux en fréquence issus des capteurs optiques des plateformes ;
  • une armoire [2] destinée à la commande du sens et de la vitesse de rotation des moteurs.

Dans le cadre de ce nouveau prototype, un microcontrôleur Arduino UNO R3, déjà disponible dans le stock du projet BATLab112, a été retenu pour remplacer les quatre modules de conversion. Ce choix, fondé sur une démarche de rationalisation des coûts, demeure provisoire et pourra évoluer au cours des phases ultérieures du projet.

Implantation des nouveaux éléments

  • Le microcontrôleur Arduino Uno est installé à plat devant les armoires électriques.
  • L’écran LCD i2C est positionné de face, à proximité.
  • La liaison de transmission série entre les microcontrôleurs est assurée par le câble bleu et blanc.
  • Les quatre câbles transmettant les signaux en tension des convertisseurs vers la console de commande ont été supprimés : l’Arduino Uno est désormais connecté, via l’armoire n°1, directement aux sorties des capteurs optiques des plateformes moteurs.
  • Le câble transmettant la commande de vitesse entre la console et l’armoire n°2 a été retiré. L’Arduino Uno fournit désormais quatre signaux à rapport cyclique réglable, permettant de piloter indépendamment la vitesse de rotation de chaque moteur.

Conclusions

La conclusion de l’article consacré au premier prototype soulignait deux axes principaux d’amélioration :

  • Le remplacement des convertisseurs fréquence-tension par un microcontrôleur Arduino
  • L’amélioration de l’esthétique et de la robustesse des PCB des borniers des armoires électriques.

Le présent travail confirme la validité du principe de remplacement des convertisseurs par un microcontrôleur. Il reste toutefois à déterminer le modèle Arduino le plus adapté pour une intégration définitive au sein de l’armoire électrique d’acquisition et de traitement des signaux issus des capteurs optiques des plateformes moteurs. Un premier état des lieux indique que l’usage de modules Arduino Nano serait pertinent, leurs dimensions et caractéristiques répondant aux contraintes d’intégration et de performance. Leur déploiement sera effectué lors de la révision de l’implantation interne des armoires électriques.

Enfin, la refonte des PCB des borniers des deux armoires électriques sera également réalisée au cours de cette même phase de réaménagement interne.trique sera aussi mise en oeuvre lors de la reprise de l’implantation interne de ces deux armoires.

Voir aussi

Articles – Pont élévateur

Story – Pont élévateur

Articles – Prototypes

Story – Pont élévateur – 017

Categorie :

Légende :

L’ultime évolution du système électronique de commande des moteurs du pont élévateur du diorama de la Batcave est en cours de mise au point.

Le remplacement de 4 convertisseurs fréquence/tension par un microcontrôleur Arduino UNO pour le traitement des signaux issus des capteurs optiques des plateformes moteurs et la transmission de données vers la console de commande.

Batcave Diorama by Alberto Mazuelos

Technical information

Production :
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Batmobile :
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Mai 2020
8:14
HD 1080p


Scénographie / Scenography

Lire en français

Ce diorama est une interprétation de la Batcave du film Batman de Tim Burton (1989). Tous les éléments de l’iconographie de ce mythe cinématographique sont repris ici. 

Le diorama se compose d’une plateforme métallique imposante, surélevée, entourée de garde-corps, et intégrée dans un  décor rocheux évoquant la texture brute, sombre et suintante de la caverne du film de Tim Burton. Au centre de la composition, une figurine de Bruce Wayne est assis face à des écrans dont l’agencement dans une esthétique rétro-futuriste fidèle à l’imaginaire du film, affichent des visages du Joker incarné par Jack Nicholson.

Sur la droite, une figurine d’Alfred Pennyworth tient l’ouverture d’une porte ouverte, laissant apparaitre le costume de Batman porté par Bruce Wayne dans le film. Au premier plan, sous un modèle réduit de la Batmobile du film est placée sur une plateforme circulaire massive et en surplomb, rappelant la scénographie du film dans laquelle la Batmobile, telle une relique sacrée trône au centre d’un sanctuaire.

Un seul élément de ce diorama n’est pas une référence directe au film de Tim Burton, même si son esthétique est très conforme à l’esprit de la Batmobile, le BatBoat placé sous la plateforme métallique.

La réalisation de ce diorama témoigne d’un remarquable travail d’interprétation esthétique de l’univers visuel de la Batcave de Tim Burton. Ce diorama parvient à condenser, à une échelle miniature, l’essence gothique, technologique et mélancolique du lieu emblématique. Le choix de positionner Bruce Wayne devant le BatComputer et Alfred près de la porte accentue la dimension narrative du diorama. Au delà de la référence à une scène du film, cette composition spatiale traduit le sentiment de solitude et la volonté de contrôle du personnage de Bruce Wayne incarné par Michael Keaton, et la présence bienveillante et domestique du personnage de Alfred Pennyworth, incarné par Michael Gough. 

Les choix de la scénographie de ce diorama, traduisent donc une réflexion sur la symbolique explorée par le film, celle de la Batcave, non comme un simple espace fonctionnel, mais comme un théâtre intérieur, un prolongement matériel de la psyché de Bruce Wayne.

Read in english

This diorama is an interpretation of the Batcave from Tim Burton’s 1989 film Batman. All the iconic elements of this cinematic legend are reproduced here.

The diorama consists of an imposing, raised metal platform, surrounded by guardrails, and integrated into a rocky setting evoking the raw, dark and oozing texture of the cavern in Tim Burton’s film. At the center of the composition, a Bruce Wayne figurine sits facing screens whose arrangement in a retro-futuristic aesthetic faithful to the imagery of the film, displaying faces of the Joker played by Jack Nicholson.

On the right, an Alfred Pennyworth figurine holds open a door, revealing the Batman costume worn by Bruce Wayne in the film. In the foreground, a scale model of the film’s Batmobile is placed on a massive, overhanging circular platform, reminiscent of the film’s set design, in which the Batmobile sits like a sacred relic at the center of a sanctuary.

Only one element of this diorama is not a direct reference to Tim Burton’s film, even if its aesthetic is very much in keeping with the spirit of the Batmobile, the BatBoat placed under the metal platform.

The creation of this diorama demonstrates a remarkable work of aesthetic interpretation of the visual universe of Tim Burton’s Batcave. This diorama manages to condense, on a miniature scale, the gothic, technological and melancholic essence of the emblematic place. The choice of positioning Bruce Wayne in front of the BatComputer and Alfred near the door accentuates the narrative dimension of the diorama. Beyond the reference to a scene from the film, this spatial composition translates the feeling of solitude and the desire for control of the character of Bruce Wayne played by Michael Keaton, and the benevolent and domestic presence of the character of Alfred Pennyworth, played by Michael Gough.

The choices of scenography for this diorama therefore reflect a reflection on the symbolism explored by the film, that of the Batcave, not as a simple functional space, but as an interior theatre, a material extension of Bruce Wayne’s psyche.

Action figures

Bruce Wayne Action figure

Lire en français

L’artiste ne donne aucune information concernant la figurines utilisée. Cependant la figurine représentant Bruce Wayne peut être identifiée comme étant la figurine Bruce Wayne Quick Change de la marque Kenner©️ éditée en 1990. Cette figurine de 4,5″ de hauteur, était vendue avec des accessoires pour transformer la figurine en Batman, qui ont été utilisés dans le diorama.

Read in English

The artist does not provide any information regarding the figurine used. However, the Bruce Wayne figurine can be identified as the Kenner©️ Bruce Wayne Quick Change figurine released in 1990. This 4.5″ tall figurine was sold with accessories to transform the figurine into Batman, which were used in the diorama.

Alfred Pennyworth Action Figure

Lire en français

L’artiste ne donne aucune information concernant la figurine utilisée. Cependant, elle peut être identifiée comme la figurine Alfred Pennyworth de la marque Kenner ©️ éditée en 1990. Cette figurine de 4,5″ de hauteur, était vendue avec des accessoires qui n’apparaissent pas dans le diorama.

Read in English

The artist does not provide any information regarding the figurine used. However, it can be identified as the Alfred Pennyworth figurine from Kenner ©️ released in 1990. This 4.5″ tall figurine was sold with accessories that do not appear in the diorama.

Vehicles

Batmobile

Lire en français

L’artiste ne donne aucune information concernant le modèle réduit utilisé.

Read in English

The artist does not provide any information regarding the figurine used.

Technical details 

In this diorama, there is no integrated lights and no mobile element.

Voir aussi / See Aldo

Pont élévateur – Electronique – Prototype

Cet article présente le premier prototype de l’électronique de commande du pont élévateur du diorama de la Batcave du projet BATLab112.… Lire la suite →

Première publication :

Dernière mise à jour :

Temps de ecture :

7–11 minutes

Introduction

Suite à la conception détaillée de l’électronique de commande du pont élévateur du diorama de la Batcave, l’objectif de ce prototype est de valider le principe de fonctionnement de cette électronique. Il s’agit dans un premier temps, de réaliser les prototypes des deux armoires électriques, contenant les montages électroniques de distribution de l’énergie électrique des moteurs et de mesures de leurs vitesses de rotation. Dans un deuxième temps, le câblage de ces armoires avec les plateformes moteurs et la console de commande, doit permettre de valider le fonctionnement global de ce système.

Ce prototype ne présente pas encore un niveau de finition abouti, compatible avec les ambitions de réalisme d’un diorama. La structure interne des deux armoires électriques principales est apparente, ainsi que celles des plateformes moteurs. Le câblage est très expérimentale et la console de commande est seulement simulée par un affichage sommaire sur un écran, même si des modèles opérationnels fonctionnent déjà pour la plateforme rotative et le pont roulant.

Implantation du prototype

Initialement, ce prototype devait être mis en oeuvre en situation, au sein du diorama de la Batcave. L’intérêt premier était de bénéficier de la proximité du local électrique du diorama de la Batcave, pour alimenter en énergie électrique les différents sous-ensembles électroniques ; moteurs, armoires électriques … Le deuxième intérêt était de disposer de l’environnement opérationnel du diorama de la Batcave comme décor, dans les publications sur les réseaux sociaux faites sur l’avancement du projet.

Finalement, le prototype de ce système électronique est réalisé à part du diorama de la Batcave. La manipulation des différents composants électriques et mécaniques est ainsi rendue plus aisée lors des différentes modifications opérées pendant la mise au point. Sa mise en oeuvre dans une enceinte en carton a notamment permis d’améliorer la gestion du câblage grâce aux tubes en aluminium, sans pour autant avoir eu besoin de concevoir et de fabriquer une structure mécanique spécifiques.

Cette enceinte en carton a aussi servi d’arrière plan dans les mises en scène des publications sur les réseaux sociaux, présentant l’avancement de ce système.

Présentation générale

Cette vidéo présente les différents éléments physiques de ce système électronique. Chaque élément est une reproduction à l’échelle 1/12 d’éléments réels d’un système électromécanique capable d’actionner les quatre axes d’un pont élévateur, pour une charge équivalente à celle de la Batmobile réelle d’une masse d’environ 4 tonnes. Cependant, une reproduction de l’aspect visuel et du fonctionnement d’origine de ces éléments électromécaniques réels n’est pas envisageable à cause des contraintes techniques induites par l’utilisation de technologies électroniques. Pour autant, l’architecture de ce système à l’échelle 1/12, le profil de chaque élément ainsi que leurs modes de fonctionnement restent très réaliste.

Quelques détails

Les armoires électriques

Photo extrait n°001

L’armoire électrique de gauche contient l’électronique de mesure de la fréquence de rotation des 4 moteurs, dont 4 cartes PCB manufacturées convertisseur de fréquence en tension.
L’armoire électrique de droite contient l’électronique de distribution de l’énergie électrique vers les 4 moteurs, dont 2 cartes PCB manufacturées d’un double Pont en H.
Les structures de ces deux armoires électriques sont toutes les deux identiques aux modèles opérationnels développés pour le poste électrique du diorama. Elles sont fabriquées par impression 3D ainsi que tous les supports internes de PCB et les chemin de câbles.


Pour plus d’infos :

Les plateformes moteurs

Photo extrait n°002

Les prototypes de 4 plateformes moteurs d’entrainement des 4 axes verticaux du pont élévateur ont été précédemment réalisés et testés mécaniquement et électriquement, mais sans être couplés avec les axes du pont élévateurs.


Pour plus d’infos :

La console de commandes

Photo extrait n°003

La console de commande est réduite à une simple maquette électronique et d’une carte Arduino Mega, équipée d’un écran 2,8″. La partie gauche de la plaque de prototypage supporte le montage électronique d’un générateur de signal carré, cadencé à une fréquence de 2Hz, servant de signal d’horloge pour l’échantillonnage des mesures et de leurs affichages. La partie de droite, supporte deux switches pour piloter le sens de rotation des moteurs, ainsi que le montage électronique d’un générateur de signal carré, dont la variation du rapport cyclique commande la variation de vitesse de rotation.


Pour plus d’infos :

Le câblage

Photo extrait n°004

Le câblage est très expérimentale. Il n’a fait l’objet d’aucune conception en amont. Le câblage est réalisé à partir de câbles électriques issus de récupération, équipés de connecteurs de type Jack Audio 3,5 mm.
L’aspect expérimentale se justifie par le fait qu’il est toujours difficile d’anticiper le volume occupé par les câbles particulièrement en interne des armoires. Modéliser ce câblage lors de la phase de conception serait très chronophage. De plus, la modélisation du câblage aurait imposée de modéliser la structure supportant le câblage, ce qui aurait encore ajouter à l’aspect chronophage de cette tâche.


Pour + d’infos :

Fonctionnement général

La vidéo présente le principe de fonctionnement général de ce système électronique. Elle met en évidence la commande du sens de rotation des 4 moteurs, par l’intermédiaire de la combinaison des deux switches de la console de commande, ainsi que des PCB des doubles Ponts en H installés dans l’armoire électrique de contrôle de l’alimentation électrique des moteurs. La vidéo présente aussi la relation entre le rapport cyclique du signal carré issu de la console de commandes et la vitesse de rotation des moteurs.

Vue d’ensemble du prototype en fonctionnement

Analyse critique du résultat obtenu

Le fonctionnement général du système électronique, de commandes et de mesures de la fréquence de rotation des moteurs du pont élévateur, tel qu’il a été conçu, est opérationnel. Cependant, il reste des points d’amélioration importants tant sur le plan fonctionnel que sur le plan esthétique.

Esthétique finale des connecteurs des PCB

Photo extrait n°005

Sur le plan esthétique, au-delà de l’absence d’habillage des armoires électriques qui fera l’objet d’une mise en oeuvre ultérieure, les PCB supportant les fonctions de bornier de raccordement dans les deux armoires électriques, ainsi que le câblage interne de l’armoire électrique de mesure, présentes des stigmates de leur manipulation intensive lors de la phase de mise ou point. Ces PCB utilisent des connecteurs de petite taille, ne leur permettant pas de proposer un boitier mécanique suffisamment robuste pour encaisser les torsions induites par l’action des tournevis sur les vis.

Ce type d’inconvénient a déjà été rencontrés pour les connecteurs des PCB contenus dans les armoires de raccordement électrique des plateformes moteurs. Des pièces fabriquées par impression 3D ont alors permis de solidariser plusieurs connecteurs entre eux, améliorant ainsi leur rigidité mais aussi leur esthétique générale pour tendre vers un rendu plus réaliste.

Esthétique finale du câblage interne des armoires électriques

Photo extrait n°006

Si l’aspect du câblage externe des armoires électriques parait si anarchique (voir Photo extrait n°004), c’est la conséquence directe d’une part d’une absence préalable de conception et d’autre part d’une démarche expérimentale dans sa mise en oeuvre afin de tester différents types de connecteurs.

Par contre l’encombrement du câblage interne des armoires électriques a visiblement était sous dimensionné dans la phase de conception. Ce défaut est amplifié par un sous dimensionnement de la fonction de bornier des PCB spécifiquement conçus pour cela.

Sur le plan fonctionnel, ce prototype permet de mettre en évidence les limites techniques des quatre convertisseurs de fréquences en tension, utilisé dans l’armoire électrique n°1, pour servir d’interface entre les plateformes moteurs et la console de commandes. Même si le besoin n’est pas d’obtenir une valeur reflétant précisément une fréquence de rotation, pour autant il est important que chaque évolution de la vitesse de rotation de chaque moteur puisse être décelée pour éviter un blocage du pont élévateur. Les fréquences relativement basses de rotation des moteurs (inférieure à 500Hz) induisent des variations de tensions en sorties des convertisseurs, inférieurs à 50 mV. L’électronique d’acquisition, de transmission et de traitement de ces signaux de faibles amplitudes, induit des taux d’erreur trop important pour considérer son fonctionnement comme suffisamment fiable pour prévenir un blocage du pont élévateur.

Par conséquent, ces PCB de conversions des signaux de fréquences en tension doivent être remplacés par d’autres dispositifs, avec un impact le plus réduit possible, sur la conception générale du système électronique global.

Conclusions

Compte tenu de l’analyse précédente, et de la préparation de l’intégration de ce système dans le diorama de la Batcave, des modifications doivent être apportées sur certains éléments.

Remplacer les modules convertisseurs de fréquences en tension

Cette action est certainement la plus déterminante des modifications à apporter. L’objectif est de proposer des modules dont l’évolution de l’amplitude des signaux de tension en sortie soit significative pour en obtenir des mesures fiables. La solution consistant à concevoir, puis réaliser des PCB sur mesure convertisseur de fréquence en tension, a déjà été écartée depuis la conception détaillée de ce système électronique, pour des raisons de temps et de qualité de réalisation. Il reste donc deux pistes de réflexion à l’étude. La première consiste à reprendre une phase de recherche de PCB manufacturés plus adaptés aux fréquences du système. La deuxième consiste à remplacer les PCB dédiés à cette fonction par des éléments plus génériques mais programmables, comme par exemple des cartes Arduino.

Quelque soit la solution de remplacement qui sera choisie, il parait incontournable de prévoir aussi une modification des PCB servant de Bornier de raccordement électrique de ces modules dans l’armoire électrique concernée.

Une phase de conception complémentaire doit être mise en oeuvre pour cela.

Améliorer la présentation esthétique des PCB borniers

La solution a déjà été évoquée et mise en oeuvre dans les armoires de raccordement électrique des plateformes moteurs. Il s’agit de concevoir et d’imprimer en 3D des pièces reproduisant la fonction de sabot de charpente. Ces pièces permettent tout d’abord un regroupement visuel de plusieurs composants électroniques, sous ensembles d’une même fonction. De plus, ces pièces assurent une meilleure rigidité mécanique de l’ensemble qu’elles forment avec les connecteurs et évitent ainsi les déformations liées à la torsion de l’action du tournevis sur les vis de serrage.

Une phase de conception complémentaire doit être mise en oeuvre pour cela.

Voir aussi

Articles – Pont élévateur

Articles – Prototypes

Story – Electricité – 008

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Détail du garde-corps à l’échelle 1/12 du poste électrique du diorama de la Batcave .

  • Structure réalisée par assemblage boulonné de pièces fabriquées par impression 3D.
  • Barres transversales et caillebotis en métal

Poste électrique du diorama de la Batcave – Réalisation du modèle opérationnel de distribution électrique à l’échelle 1/12

Informations générales

Cet article présente le premier modèle opérationnel du local électrique à l’échelle 1/12 du diorama pédagogique Batcave du projet BATLab112. Il décrit la fabrication itérative du poste électrique fonctionnel, sa distribution des tensions adaptées à des contraintes techniques et de sécurité, ainsi que des aspects de réalisation mécanique et d’éclairage intégré.… Lire la suite →

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Introduction : rôle et enjeux du poste électrique dans le diorama pédagogique de la Batcave

Le poste électrique intégré au diorama de la Batcave du projet BATLab112 constitue un élément structurant et central de l’infrastructure technique du diorama. Il assure la distribution de l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement de l’ensemble des systèmes industriels miniaturisés à l’échelle 1/12. Conçu comme un équipement pleinement opérationnel, ce poste électrique vise à reproduire, avec un haut degré de fidélité, les principes de fonctionnement d’un poste électrique réel, tout en étant adapté aux contraintes propres à un dispositif pédagogique et expérimental.

La réalisation de ce prototype ne s’est pas inscrite dans une démarche linéaire aboutissant à une version définitive unique, mais s’est développée de manière itérative tout au long de la phase de conception. Cet article s’inscrit ainsi dans la continuité de la troisième évolution de la conception détaillée du poste électrique.

Architecture générale du poste électrique du diorama BATLab112

Le poste électrique du diorama se compose de deux sous-ensembles distincts, chacun ayant fait l’objet de phases spécifiques de conception et de prototypage : le poste de transformation HT/BT et les armoires de distribution électrique.

Poste HT/BT
Armoires de distribution électrique

Poste de transformation HT/BT à l’échelle 1/12 : adaptation fonctionnelle et contraintes de sécurité

Le poste HT/BT, réalisé à l’échelle 1/12 dans le cadre du diorama pédagogique du projet BATLab112, reproduit le fonctionnement général d’un poste de transformation réel. Toutefois, les niveaux de tension et les caractéristiques électriques des tensions d’entrée et de sortie ont été volontairement adaptés. Ces ajustements répondent, d’une part, aux contraintes techniques inhérentes au diorama et, d’autre part, aux exigences de sécurité liées à la manipulation des équipements. Dans ce contexte, la « haute tension » correspond à l’alimentation électrique générale du diorama, fournie par une prise secteur de 230 V en courant alternatif (AC), tandis que la « basse tension » est définie comme une tension de 12 V en courant continu (DC), compatible avec les besoins des modules électroniques intégrés au diorama, tels que les cartes Arduino, les écrans tactiles et les circuits imprimés.

Armoires de distribution électrique : gestion des tensions et rationalisation énergétique du diorama

Les armoires de distribution électrique assurent quant à elles la répartition des différentes tensions nécessaires à l’alimentation des modules électroniques et des actionneurs électromécaniques. La phase de conception préliminaire, associée au sourcing des composants, a permis de rationaliser l’architecture électrique en limitant à trois le nombre de niveaux de tension requis pour l’ensemble des modules électroniques : 5 VDC, 6 VDC et 12 VDC. Chaque armoire de distribution est dédiée à un niveau de tension spécifique. Une quatrième armoire est exclusivement consacrée à l’alimentation des moteurs du pont élévateur. Bien que ces moteurs fonctionnent également sous une tension de 12 VDC, ce choix vise à limiter la quantité d’énergie électrique transitant au sein d’une même armoire, dans une logique de sécurité et de gestion des flux énergétiques.

Caractéristiques électriques du réseau électrique du diorama

Les caractéristiques électriques détaillées du poste électrique du diorama du projet BATLab112 sont présentées dans l’article suivant :

Câblage électrique du diorama

Cet article propose une analyse technique approfondie des choix relatifs au câblage du réseau électrique du diorama pédagogique de la Batcave, reproduisant à l’échelle 1/12 une infrastructure électrique fonctionnelle. Il s’inscrit dans le cadre de la documentation technique du projet, en explicitant la conception et le dimensionnement du réseau de distribution électrique depuis la sortie du convertisseur de puissance jusqu’aux consoles de commande.

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Éléments de réalisme et intégration mécanique

Garde-corps, passerelle et sécurité à l’échelle 1/12

Dans un souci de réalisme et de cohérence avec les standards industriels, la plateforme du local électrique a été équipée de garde-corps assurant la sécurité du personnel, ainsi que d’une passerelle d’accès. Ces éléments ont été réalisés à l’échelle 1/12 par un assemblage boulonné combinant des pièces issues de l’impression 3D — notamment les poteaux des garde-corps et la structure porteuse de la passerelle — et des éléments métalliques, tels que les traverses des garde-corps et le caillebotis de la passerelle.

Structure de support des câbles inspirée des racks industriels

Les câbles électriques raccordés aux différents composants du poste sont maintenus par une structure de support directement inspirée des racks de stockage de type cantilever utilisés en milieu industriel. Cette structure a été conçue à partir de profilés en aluminium, associés à des pièces d’assemblage imprimées en 3D, permettant à la fois une bonne rigidité mécanique et une flexibilité dans l’agencement des câbles.

Système d’éclairage du poste électrique du diorama

Principe de câblage et alimentation des luminaires LED

À ce stade d’avancement du diorama, le système d’éclairage du poste électrique relève encore d’un prototype expérimental. Le principe retenu repose sur l’utilisation de boucles composées de six diodes électroluminescentes (LED) rouges montées en série, chacune étant capable de supporter une tension supérieure à 2 VDC. Chaque boucle est alimentée par une tension de 12 VDC. La mise en œuvre de deux boucles distinctes de six LED a été nécessaire pour assurer l’éclairage complet du poste électrique, tel qu’il apparaît sur les supports photographiques associés.

Limites techniques et axes d’amélioration du système d’éclairage

Si le rendu esthétique global est jugé satisfaisant, des améliorations restent à apporter concernant la technique de câblage des luminaires. Ces derniers, réalisés par impression 3D et équipés chacun d’une LED rouge, sont fixés sur les montants horizontaux de la structure métallique supportant les câbles. Toutefois, le raccordement électrique des luminaires au circuit 12 VDC présente une tenue mécanique insuffisante. Les vibrations induites par les opérations de branchement et de débranchement des connecteurs des armoires électriques peuvent entraîner la déconnexion intempestive des luminaires, ce qui souligne la nécessité d’une évolution de cette solution technique.

Modélisation 3D du diorama avec FreeCAD

La modélisation 3D du réseau électrique du diorama de la Batcave du projet BATLab112 a été réalisé avec le logiciel FreeCAD.

Le projet BATLab112 utilise la version 0.21.2 du modeleur 3D FreeCAD pour la conception du diorama de la Batcave à l’échelle 1/12. FreeCAD permet de structurer la conception du diorama en amont de sa fabrication, de visualiser des volumes, vérifier des proportions et anticiper des contraintes techniques. L’utilisation de FreeCAD constitue un support méthodologique rigoureux pour la réalisation précise et cohérente de l’ensemble.

Impression 3D du diorama

L’impression 3D des pièces des équipements industriels de la Batcave du projet BATLab112 a été réalisée avec une imprimante Anet A8 et le logiciel Cura.

Voir aussi

Des articles sur la conception du réseau électrique du diorama

Des articles sur les modèles opérationnels et prototypes du diorama

Story – Pont élévateur – 016

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La phase de câblage, quelque soit l’équipement concerné, est toujours une étape très incertaine pour plusieurs raisons.

  • Intégrer des fils électriques dans un diorama à l’échelle 1/12 pose le problème de la compatibilité de l’espace disponible face aux normes électriques concernant la section des fils électriques.
  • La phase de conception des équipements de la Batcave du projet BATLab112 passe la modélisation 3D de ces équipements. Cependant, modéliser des câbles est une tâche fastidieuse et chronophage, par conséquent, cette tâche est souvent trop peu développée dans les phases de conception.
  • Le câblage est généralement la dernière étape dans la fabrication d’un prototype. Mais la fabrication d’un premier prototype nécessite souvent quelques adaptations par rapport à la conception. Donc malgré tout le soin apporté lors de la phase de conception, le câblage mis en œuvre doit s’adapter à ces modifications.