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Résumé
Cet article s’inscrit dans la continuité de la publication consacrée au test d’intégration de la nouvelle architecture électronique du système de commande du pont élévateur du projet BATLab112. Les essais réalisés ont permis de valider le fonctionnement de cette nouvelle conception, tant sur les plans matériel que logiciel, confirmant ainsi sa conformité aux objectifs fonctionnels…
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Sommaire
Validation de l’architecture électronique après les essais d’intégration
Cet article s’inscrit dans la continuité de la publication consacrée au test d’intégration de la nouvelle architecture électronique du système de commande du pont élévateur du projet BATLab112. Les essais réalisés ont permis de valider le fonctionnement de cette nouvelle conception, tant sur les plans matériel que logiciel, confirmant ainsi sa conformité aux objectifs fonctionnels définis lors de la phase de conception.
Cette validation constitue une étape déterminante dans le développement du diorama. Elle marque le passage entre la phase de vérification fonctionnelle et celle de la documentation technique, dont l’objectif est de présenter en détail l’organisation de l’architecture électronique ainsi que les choix d’ingénierie qui ont conduit à sa conception.
Une architecture électronique entièrement conçue sous KiCAD
Comme l’ensemble des développements électroniques du projet BATLab112, les schémas du système de commande du pont élévateur ont été réalisés avec le logiciel KiCAD. Cet environnement de conception électronique (EDA) permet d’organiser un projet complexe sous la forme d’une arborescence de schémas hiérarchiques réunis dans un fichier unique.
Cette méthode de conception présente plusieurs avantages. Elle améliore la lisibilité de la documentation, facilite l’identification des différents sous-ensembles fonctionnels et garantit une parfaite traçabilité des évolutions apportées au système tout au long de son développement. Elle reflète également la démarche méthodique d’ingénierie adoptée pour l’ensemble du projet BATLab112.
Une organisation hiérarchique pour comprendre progressivement le système de commande
L’architecture électronique est volontairement organisée selon plusieurs niveaux hiérarchiques. Cette structuration permet de découvrir progressivement le système de commande, en passant d’une vision globale de l’installation jusqu’au détail de chacun des circuits imprimés (PCB).
Le premier niveau de l’arborescence offre une vue d’ensemble des principaux équipements qui composent le système de commande du pont élévateur. Les niveaux suivants détaillent ensuite l’architecture interne de chacun de ces sous-ensembles afin de mettre en évidence leurs fonctions, leurs interactions et leur contribution au fonctionnement global de l’installation.
Niveau 1 : Vue d’ensemble de l’architecture électronique du système de commande

Le premier niveau de l’arborescence des schémas présente l’ensemble des équipements constituant le système de commande du pont élévateur. Cette représentation globale permet d’identifier immédiatement les principaux sous-systèmes ainsi que les liaisons électriques assurant leur fonctionnement coordonné.
L’architecture s’articule autour de plusieurs ensembles fonctionnels spécialisés, chacun remplissant un rôle précis dans le pilotage, l’alimentation et le contrôle du pont élévateur.
Armoires de distribution électrique : alimentation des composants électroniques et des moteurs
Les armoires de distribution électrique assurent la fourniture des différentes tensions nécessaires au fonctionnement du système.
- Une alimentation de 5 V courant continu (5 VDC) est dédiée aux composants électroniques tels que les cartes Arduino, les relais, les diodes électroluminescentes (LED) et les différents circuits de commande.
- Une seconde alimentation en 12 V courant continu (12 VDC) est réservée aux moteurs électriques assurant la transmission du mouvement vers les différents axes du pont élévateur.
Le choix de cette tension d’alimentation, distincte de celle utilisée pour les composants électroniques, résulte des caractéristiques des moteurs retenus lors de la phase de conception. Ceux-ci ont été dimensionnés afin de développer le couple nécessaire à l’entraînement des différents axes du pont élévateur, ce qui impose une alimentation en 12 VDC adaptée à leurs performances électromécaniques.
Plateformes moteurs : transmission du mouvement et mesure de la vitesse de rotation
Le système comprend quatre plateformes moteurs, chacune intégrant les éléments usinants :
- Un moteur électrique chargé d’entraîner un axe du pont élévateur.
- Un capteur optique permettant de mesurer sa fréquence de rotation.
- Une armoire de raccordement électrique regroupant les connexions de puissance et les liaisons des capteurs.
Cette organisation modulaire facilite les opérations de câblage, de maintenance et de remplacement des équipements.
Armoires de commande : cœur de l’électronique de contrôle du pont élévateur
L’ensemble est piloté par deux armoires électriques intégrant l’électronique de commande du système. Elles regroupent les cartes électroniques assurant le traitement des informations provenant des capteurs, le pilotage des moteurs, la gestion des interfaces d’entrée et de sortie ainsi que les fonctions de sécurité nécessaires au fonctionnement du pont élévateur.
Ces armoires constituent le cœur de l’architecture électronique développée pour BATLab112 et assurent la coordination de l’ensemble des équipements afin de garantir un fonctionnement fiable, reproductible et évolutif du diorama.
Console de commande : centre de pilotage et de supervision du pont élévateur
Les quatre consoles de commande développées dans le cadre du projet BATLab112 reposent sur une architecture mécanique commune. Ce design générique constitue une plateforme standardisée sur laquelle viennent s’intégrer des sous-ensembles électroniques spécifiques à chaque équipement industriel représenté dans le diorama. Cette approche modulaire facilite la conception, la maintenance et les évolutions futures, tout en garantissant une ergonomie homogène entre les différentes consoles.
La console de commande constitue le centre névralgique de l’architecture électronique du système de commande du pont élévateur. Elle centralise l’ensemble des fonctions de pilotage, qu’il s’agisse des commandes manuelles utilisées lors des phases d’exploitation ou des commandes automatiques exécutées par le système de contrôle.
En complément de ces fonctions de commande, la console assure la réception et le traitement des informations transmises par les armoires électriques de contrôle et d’interface ainsi que par les différents capteurs de fin de course répartis sur le pont élévateur. Ces données sont exploitées pour restituer en temps réel l’état de fonctionnement de l’installation, notamment la position des différents axes, l’état des mouvements en cours et les informations nécessaires à la supervision du système.
Si tous les équipements apparaissent dans la vue d’ensemble de l’architecture, ils ne nécessitent pas le même niveau de description. Certains sous-ensembles assurent essentiellement des fonctions de raccordement électrique, tandis que d’autres concentrent les fonctions de traitement, de commande et de régulation qui constituent le cœur du système électronique. Les développements qui suivent portent donc principalement sur ces derniers.
Périmètre de présentation des schémas électroniques
Les niveaux hiérarchiques suivants de l’arborescence des schémas électroniques ne détaillent pas les armoires de distribution électrique ni les plateformes motorisées. En effet, ces sous-ensembles se limitent essentiellement à des fonctions de raccordement électrique réalisées au moyen de borniers, sans intégrer de circuits électroniques de commande ou de traitement de l’information.
Leur représentation détaillée n’apporterait donc aucun élément supplémentaire à la compréhension de l’architecture électronique globale du système de commande du pont élévateur. L’article se concentre ainsi sur les schémas des sous-ensembles assurant les fonctions de contrôle, d’interface et de pilotage, qui constituent le cœur fonctionnel de cette architecture.
Cette première représentation fournit une vision globale de l’architecture du système et constitue le point de départ de l’analyse détaillée développée dans les sections suivantes. Chaque niveau de l’arborescence apportera ensuite un degré supplémentaire de précision afin de présenter successivement les armoires électroniques, la console de commande, puis les différents circuits imprimés qui composent le système.
Niveau 2 – Décomposition fonctionnelle des principaux sous-ensembles électroniques

Après avoir présenté l’organisation générale du système de commande, le deuxième niveau de l’arborescence détaille l’architecture interne des principaux sous-ensembles électroniques. Cette approche permet de comprendre comment les différentes fonctions sont réparties entre les cartes électroniques, les microcontrôleurs et les interfaces de puissance afin d’assurer le pilotage, la régulation et la supervision du pont élévateur.
Architecture électronique de la console de commande du pont élévateur

Le deuxième niveau de l’arborescence des schémas électroniques présente l’organisation interne de la console de commande et détaille les différents sous-ensembles électroniques qui la composent.
Dans le cas de la console de commande du pont élévateur, l’architecture électronique s’articule autour de quatre sous-ensembles fonctionnels principaux :
- les cartes électroniques (PCB) dédiées aux commandes manuelles, qui regroupent l’ensemble des organes de pilotage mis à la disposition de l’utilisateur. Elles permettent notamment de commander la montée et la descente du pont élévateur, ainsi que les différentes fonctions de contrôle accessibles depuis la console ;
- les cartes électroniques (PCB) assurant les fonctions spécifiques au contrôle et au pilotage du pont élévateur. Elles permettent notamment de définir la consigne de référence de la vitesse de rotation des moteurs électriques, afin d’adapter la vitesse de déplacement du pont élévateur en fonction des conditions d’exploitation retenues ;
- les cartes électroniques (PCB) d’interface avec les capteurs de fin de course, chargées de conditionner et de transmettre les informations issues des différents détecteurs répartis sur l’installation. Elles assurent en particulier l’arrêt automatique des moteurs lorsque le pont élévateur atteint sa position haute ou sa position basse, garantissant ainsi le respect des limites mécaniques de fonctionnement ;
- les cartes Arduino Mega et les écrans TFT de 2,8 pouces, qui assurent le traitement des informations, la communication avec les armoires électroniques de contrôle et d’interface, ainsi que l’affichage en temps réel de l’état du système de commande et de la position du pont élévateur.
Cette organisation hiérarchique met en évidence la séparation des fonctions de commande, d’acquisition des informations, de traitement et de supervision, conformément aux principes d’une architecture électronique modulaire, évolutive et facilement maintenable.
La console de commande constitue l’interface entre l’utilisateur et le système. Son fonctionnement repose cependant sur plusieurs armoires électroniques qui assurent le traitement des informations, la régulation des moteurs et la commande de puissance. L’étude de leur architecture permet de mieux comprendre la répartition des fonctions au sein du système de commande.
Architecture électronique de l’armoire de contrôle et d’interface de puissance des moteurs

Le deuxième niveau de l’arborescence des schémas électroniques présente l’organisation interne de l’armoire électrique d’interface de puissance des moteurs du pont élévateur. Cette armoire constitue l’interface entre le système de commande et les actionneurs, en assurant à la fois la distribution des signaux de commande, la gestion de la puissance électrique et les fonctions de sécurité nécessaires au fonctionnement de l’installation.
Son architecture électronique est organisée autour de trois sous-ensembles fonctionnels principaux :
- Un circuit imprimé (PCB) assurant les fonctions de bornier de raccordement électrique et de sectionneur. Il centralise les liaisons électriques entre les différents équipements et permet l’isolement électrique de l’armoire afin de sécuriser les opérations de maintenance ou les interventions manuelles sur les composants électroniques ;
- Un premier PCB L298N intégrant un double pont en H, chargé de l’interface de puissance avec deux des moteurs électriques. Il assure le pilotage du sens de rotation ainsi que la régulation de leur vitesse à partir des consignes transmises par le système de commande ;
- Un second PCB L298N intégrant un double pont en H, assurant les mêmes fonctions pour les deux autres moteurs électriques du pont élévateur. Cette répartition permet de commander indépendamment les quatre moteurs tout en conservant une architecture modulaire, évolutive et facilement maintenable.
Alors que l’armoire d’interface de puissance assure l’alimentation et le pilotage électrique des moteurs, une seconde armoire est dédiée aux fonctions de contrôle et de régulation. Cette séparation des fonctions constitue un choix d’architecture qui améliore la modularité du système tout en simplifiant les opérations de développement, de maintenance et d’évolution.
Architecture électronique de l’armoire de contrôle et de régulation de la vitesse des moteurs

Le deuxième niveau de l’arborescence des schémas électroniques présente l’organisation interne de l’armoire électrique de contrôle et de régulation de la vitesse de rotation des moteurs du pont élévateur. Cette armoire assure le traitement des informations issues des capteurs de vitesse, l’exécution des algorithmes de régulation ainsi que la génération des consignes destinées à l’armoire d’interface de puissance.
À l’image de l’armoire de contrôle et d’interface de puissance, elle intègre :
- Un circuit imprimé (PCB) assurant les fonctions de bornier de raccordement électrique et de sectionneur. Ce sous-ensemble centralise les connexions électriques de l’armoire tout en permettant son isolement lors des opérations de maintenance ou des interventions sur les composants électroniques.
- Une carte Arduino Nano R4, le coeur du système, dont le programme met en œuvre les algorithmes de régulation de la vitesse des quatre moteurs électriques. Chaque moteur est piloté indépendamment à partir des mesures fournies par son capteur de vitesse, ce qui permet de compenser les écarts de fonctionnement entre les motorisations et de garantir la parfaite synchronisation de leurs mouvements. Cette régulation indépendante contribue à maintenir l’horizontalité et la stabilité du pont élévateur tout au long de ses déplacements verticaux.
- Un écran OLED i2c fournissant en temps réel des informations synthétiques sur la vitesse de rotation de chacun des moteurs ainsi que sur l’état de fonctionnement du système de régulation. Implanté au plus près des équipements électroniques, cet affichage constitue un outil de diagnostic particulièrement utile lors des phases de développement, de mise au point des algorithmes de régulation et de réglage des paramètres de fonctionnement du pont élévateur.
Niveau 3 – Schémas détaillés des circuits imprimés et des composants électroniques

Le troisième et dernier niveau de l’arborescence correspond au degré de détail le plus fin de la documentation électronique. Chaque feuille hiérarchique décrit soit un composant complexe, tel qu’une carte Arduino ou un écran TFT, soit le schéma complet d’un circuit imprimé développé spécifiquement pour le projet BATLab112. Cette organisation garantit une parfaite traçabilité entre l’architecture fonctionnelle du système et sa réalisation électronique.
Carte électronique de centralisation des commandes manuelles

Architecture du PCB010 : une organisation modulaire des commandes manuelles
Le PCB010, dédié à la centralisation des commandes manuelles de la console du pont élévateur, est constitué de deux circuits imprimés distincts. Ce découpage résulte d’un choix de conception visant à optimiser l’implantation de l’électronique au sein de la console de commande, à simplifier le câblage et à faciliter les opérations de maintenance ainsi que les évolutions futures du système.
- Le premier circuit imprimé regroupe l’ensemble des composants directement accessibles à l’utilisateur, tels que les commutateurs (switchs), les boutons-poussoirs et les voyants à LED, qui constituent l’interface de commande et de signalisation de la console.
- Le second circuit imprimé est exclusivement consacré aux relais de logique câblée, assurant le traitement des commandes manuelles et la mise en œuvre des fonctions logiques nécessaires au pilotage du pont élévateur. Cette organisation contribue à améliorer la lisibilité de l’architecture électronique tout en facilitant l’intégration mécanique des différents composants dans un espace restreint.
Logique câblée : un choix d’ingénierie pour la sécurité et le réalisme du projet BATLab112
Cette architecture répond à une volonté plus large du projet BATLab112 : reproduire le plus fidèlement possible les principes de fonctionnement des installations industrielles réelles. Dans cette optique, les commandes manuelles des quatre consoles pilotant les différents équipements du diorama ont été réalisées selon une logique câblée, plutôt qu’au moyen d’un traitement logiciel intégral.
Ce choix technologique présente plusieurs avantages. Il permet tout d’abord de dissocier les fonctions de commande manuelle des traitements réalisés par les microcontrôleurs, ce qui améliore la robustesse du système et simplifie son analyse fonctionnelle. Il contribue également à renforcer la sécurité de fonctionnement, en particulier pour les équipements mettant en œuvre des mouvements mécaniques tels que le pont roulant, le pont élévateur ou la plateforme rotative.
En effet, les fonctions de commande reposent sur des relais électromécaniques dont le comportement est intrinsèquement sûr : en cas de coupure de l’alimentation électrique, leurs contacts reviennent automatiquement dans leur position de repos. Cette caractéristique facilite la mise en œuvre de fonctions de sécurité passives, sans nécessiter d’intervention logicielle, et garantit l’arrêt des mouvements dans un état prédéfini. Cette approche, largement utilisée dans les installations industrielles, renforce la sécurité des personnes et la protection des équipements tout en participant au réalisme technique recherché par le projet BATLab112.
Carte électronique de contrôle et de réglage du pont élévateur
Réglage des paramètres de fonctionnement du pont élévateur
Le PCB020 regroupe les fonctions de contrôle et de réglage des principaux paramètres de fonctionnement du pont élévateur. Son rôle est de fournir les consignes nécessaires au système de commande, notamment celles relatives à la vitesse de déplacement de l’installation, afin d’adapter le comportement des moteurs aux conditions d’exploitation retenues.
Dans sa version actuelle, cette carte électronique reprend une architecture déjà développée et validée pour le pont roulant bipoutre du projet BATLab112. Elle repose sur un montage astable à base de circuit intégré NE555, capable de générer un signal carré dont le rapport cyclique est réglable. Ce signal constitue la consigne de référence utilisée pour piloter la vitesse de rotation des moteurs du pont élévateur.
Le choix de réutiliser cette architecture illustre l’un des principes de conception appliqués au projet BATLab112 : capitaliser sur les solutions techniques déjà éprouvées afin de limiter les développements spécifiques, d’améliorer la fiabilité des nouveaux équipements et de garantir une cohérence d’ensemble entre les différents systèmes du diorama.
Une architecture susceptible d’évoluer avec le système de régulation
Bien que cette solution réponde actuellement aux besoins du système de commande, son architecture n’est pas encore définitivement figée. Les évolutions en cours d’étude concernant le PCB030, chargé de la gestion des capteurs de fin de course, pourraient conduire à revoir certaines fonctions du PCB020.
En particulier, la mise en œuvre d’un recalage automatique de l’horizontalité du pont élévateur en fin de course pourrait nécessiter une adaptation des paramètres de commande et des stratégies de pilotage des moteurs. Dans cette hypothèse, les fonctions actuellement assurées par le générateur de consigne pourraient évoluer afin de mieux s’intégrer à l’architecture globale de régulation.
Carte électronique de gestion des capteurs de fin de course du pont élévateur
Gestion des positions haute et basse du pont élévateur
Le PCB030 est dédié au raccordement et au traitement des informations issues des capteurs de fin de course du pont élévateur. Ces capteurs assurent la détection des positions extrêmes de l’installation, en fin de montée et en fin de descente, afin de déclencher automatiquement l’arrêt des moteurs lorsque le pont atteint sa position haute ou sa position basse.
Dans sa configuration actuelle, l’architecture repose sur deux capteurs de fin de course : un premier associé à la position haute et un second à la position basse. Cette solution constitue une première étape de validation du système de commande et permet d’assurer les fonctions essentielles de sécurité et de pilotage du pont élévateur.
Limites de l’architecture actuelle et perspectives d’évolution
Si cette architecture répond aux besoins fonctionnels de base, elle reste toutefois conditionnée par les performances de la régulation de vitesse des quatre moteurs. En effet, avec seulement un capteur pour chaque position extrême, le système suppose que les quatre axes du pont élévateur conservent une parfaite synchronisation tout au long des cycles successifs de montée et de descente.
Or, même si l’algorithme de régulation permet d’obtenir une excellente stabilité du pont au cours d’un déplacement et garantit ainsi des conditions de fonctionnement satisfaisantes pour le transport de la Batmobile, de très faibles écarts de synchronisation peuvent subsister entre les différents moteurs. Pris isolément, ces écarts restent négligeables, mais leur accumulation au fil des cycles de fonctionnement pourrait progressivement provoquer un défaut d’horizontalité du pont élévateur.
À terme, ce phénomène pourrait entraîner un décalage entre les quatre axes de levage, susceptible de compromettre la stabilité de la Batmobile lors de ses déplacements ou, dans le cas le plus défavorable, de provoquer un arc-boutement mécanique capable de bloquer le mouvement du pont.
Afin de supprimer ce risque, une évolution de l’architecture est actuellement à l’étude. Elle consisterait à équiper chacun des quatre axes de son propre capteur de fin de course, soit quatre capteurs pour la position haute et quatre capteurs pour la position basse. Au-delà de leur fonction de sécurité, ces capteurs permettraient de mettre en œuvre une procédure de recalage automatique de chaque axe à l’issue de chaque déplacement. Chaque cycle de montée ou de descente deviendrait ainsi une phase de réinitialisation de l’horizontalité du pont, éliminant les erreurs cumulées de synchronisation et garantissant durablement la stabilité mécanique de l’ensemble du système.
Conclusion
Une architecture électronique du diorama conçue selon les principes de l’ingénierie
La conception de l’architecture électronique du système de commande du pont élévateur constitue une étape majeure dans le développement du diorama de la Batcave projet BATLab112. Au-delà de la réalisation d’un simple système de commande, cette architecture traduit une véritable démarche d’ingénierie fondée sur la séparation des fonctions, la modularité des sous-ensembles et la hiérarchisation de la documentation technique.
L’organisation des schémas électroniques sous KiCAD reflète directement cette approche. En structurant la conception selon plusieurs niveaux de détail, depuis la vue d’ensemble du système jusqu’aux schémas des circuits imprimés, elle facilite la compréhension de l’architecture, simplifie les opérations de maintenance et garantit une parfaite traçabilité des évolutions apportées au projet. Cette méthode de conception constitue également un support précieux pour la validation fonctionnelle, le développement de nouvelles fonctionnalités et la documentation technique du diorama.
Les choix retenus, tels que la séparation des fonctions de régulation et d’interface de puissance, la commande indépendante des quatre motorisations, l’utilisation de cartes Arduino spécialisées ou encore la standardisation de la console de commande, illustrent la volonté de concevoir un système à la fois fiable, évolutif et facilement maintenable. Cette architecture offre ainsi une base robuste pour les futures évolutions du pont élévateur, tout en restant cohérente avec les principes de conception appliqués à l’ensemble des équipements industriels du projet BATLab112.
BATLab112 : un diorama pédagogique fondé sur une démarche d’ingénierie
Au-delà de ses aspects techniques, cette architecture illustre également la philosophie qui guide le développement du projet BATLab112. Bien qu’il s’agisse d’un diorama à l’échelle 1/12 inspiré de l’univers de Batman, sa conception repose sur les mêmes méthodes, outils et exigences que celles mises en œuvre dans les projets industriels. Chaque sous-ensemble est étudié, documenté, testé puis validé selon une démarche méthodique, où les choix de conception sont justifiés par des considérations fonctionnelles, mécaniques, électroniques et logicielles. Le diorama devient ainsi un véritable support d’expérimentation et de démonstration des pratiques de l’ingénierie des systèmes complexes.
Cette approche répond pleinement aux objectifs du projet BATLab112 : démontrer qu’il est possible de transposer, à l’échelle d’une maquette fonctionnelle, les méthodes de conception utilisées dans l’industrie afin de créer un système cohérent, évolutif et techniquement documenté. Au-delà de la réalisation d’un objet de démonstration, le projet a vocation à constituer une ressource pédagogique permettant d’illustrer les interactions entre la mécanique, l’électronique, l’automatisme, l’informatique embarquée et la modélisation numérique. Chaque article publié contribue ainsi à documenter cette démarche et à partager les choix d’ingénierie qui ont conduit à la réalisation progressive du diorama.
Une architecture modulaire au service des évolutions futures
Les prochains articles de cette série approfondiront chacun des sous-ensembles présentés ici. Ils détailleront notamment la conception des différents circuits imprimés (PCB), les choix de dimensionnement des interfaces électroniques, les algorithmes de régulation développés pour l’Arduino Nano R4, ainsi que les programmes assurant le pilotage de la console de commande et la supervision du pont élévateur. Cette exploration progressive permettra de suivre l’ensemble du processus de conception, depuis les premiers schémas électroniques jusqu’à la validation fonctionnelle du système complet, tout en mettant en lumière la démarche d’ingénierie qui constitue l’identité même du projet BATLab112.
































