Comme indiqué dans un article précédent, mes premiers travaux de conception électronique ont été réalisés à l’aide de l’éditeur de schémas KiCAD. Dans le cadre pédagogique du projet BATLab112, j’ai constamment veillé à optimiser la qualité et la précision technique de la documentation produite. Au-delà des enjeux strictement liés à l’apprentissage, cette démarche répond également à un objectif opérationnel : assurer une traçabilité rigoureuse de l’avancement de la conception et de la fabrication. Cette exigence s’explique notamment par le rythme parfois irrégulier de l’avancement du projet, fortement conditionné par mes contraintes professionnelles. En effet, le projet BATLab112 est financé sur fonds propres et développé sur mon temps libre. Cette discontinuité dans la planification du travail génère donc des pertes d’efficacité et un risque accru d’erreurs lors de la reprise des activités après de longues périodes d’interruption. C’est précisément ce constat qui m’a conduit à explorer plus en profondeur les fonctionnalités des logiciels utilisés, tels que FreeCAD ou KiCAD, afin de documenter aussi précisément que possible la progression des différentes tâches.
Le présent article s’inscrit dans un contexte particulier. D’une part, l’avancement du pont élévateur à l’échelle 1/12 du diorama, l’équipement industriel le plus complexe du dispositif, a été ralenti à la suite de la réalisation d’une maquette de validation. Les essais menés sur cette maquette ont mis en évidence plusieurs insuffisances dans la conception des schémas électroniques destinés au pilotage du système. D’autre part, cette nécessité de réviser la conception s’est trouvée aggravée par la mise à jour du logiciel vers la version 9.0.7, laquelle a entraîné des comportements inattendus lors de l’ouverture de fichiers créés avec une version antérieure, en particulier ceux reposant sur l’usage de feuilles hiérarchiques.
Face à ces difficultés, il m’a paru indispensable de réexaminer l’usage de cette fonctionnalité afin de renforcer la robustesse de mes futurs fichiers de conception électronique, tout en améliorant la qualité des schémas de commande du pont élévateur.
Principe des feuilles hiérarchiques dans KiCad
Structuration modulaire des schémas électroniques
Dans le logiciel de conception électronique KiCad, la fonctionnalité des feuilles hiérarchiques occupe une place centrale dans la structuration et la gestion de schémas complexes. Elle permet d’organiser un projet en sous-ensembles cohérents, facilitant ainsi la lisibilité, la modularité et la réutilisation des blocs fonctionnels au sein d’un même design ou dans plusieurs projets successifs.
Sur le plan conceptuel, une feuille hiérarchique constitue une représentation encapsulée d’une partie du schéma global. Elle joue un rôle comparable à celui d’un module ou d’une fonction dans un langage de programmation : en isolant une fonction électronique spécifique — telle qu’une alimentation, une interface de commande ou un circuit de régulation — elle permet de clarifier les responsabilités de chaque sous-bloc tout en réduisant la charge cognitive nécessaire à la compréhension du système complet. Cette approche hiérarchique s’avère particulièrement pertinente pour les projets comportant de multiples interactions entre sous-systèmes, où un schéma linéaire et monolithique entraînerait inévitablement une perte de lisibilité.
Création et intégration des feuilles hiérarchiques
Sur le plan opérationnel, KiCad offre deux mécanismes complémentaires au sein de cette fonctionnalité :
La création de feuilles hiérarchiques, qui génère un fichier de schéma distinct et permet de circonscrire un sous-circuit dans un espace dédié.
L’utilisation de symboles hiérarchiques, qui assurent l’intégration de ces sous-schémas au sein du schéma principal, tout en définissant clairement les connexions électriques via des ports d’entrée et de sortie.
Avantages pour la maintenance et la réutilisation des designs
L’un des avantages majeurs de cette approche réside dans la possibilité de réutiliser des blocs fonctionnels sans les reconstruire entièrement. Les concepteurs peuvent ainsi constituer une bibliothèque interne de sous-circuits robustes et validés, contribuant à une standardisation progressive de leurs méthodes de conception. De plus, en cas de modifications, les feuilles hiérarchiques permettent une mise à jour localisée du design, limitant les erreurs potentielles et garantissant une meilleure cohérence globale du projet.
Enfin, la structuration hiérarchique favorise la collaboration au sein d’équipes de conception. Chaque membre peut se voir confier un sous-système particulier, dont le développement est rendu indépendant des autres parties du schéma. Cette division du travail, rendue explicite par la hiérarchie des feuilles, contribue à une gestion plus efficace des tâches ainsi qu’à une documentation technique plus rigoureuse.
Application au pont élévateur du projet BATLab112
Principe de fonctionnement du pont élévateur
Le pont élévateur intégré au diorama du projet BATLab112 a pour fonction d’assurer le déplacement vertical de la Batmobile entre les deux niveaux de l’atelier robotisé. Son principe de fonctionnement s’inspire directement des ponts élévateurs électriques à quatre colonnes utilisés dans l’industrie automobile pour le levage de véhicules lourds à des fins de maintenance. Chaque colonne de ce type de dispositif est équipée d’une vis sans fin entraînée par un moteur électrique. La synchronisation des quatre moteurs permet de contrôler de manière coordonnée la montée ou la descente de la plateforme supportée par l’ensemble des colonnes, en fonction du sens de rotation imposé à ces derniers.
Intégration dans l’atelier robotisé du diorama
Cet équipement s’insère dans un ensemble plus large d’installations composant le diorama du projet BATLab112, lequel comprend notamment :
Une plateforme rotative soutenue par les colonnes du pont élévateur
Un pont roulant bipoutre équipé de deux bras robotiques destinés à la manipulation de charges importantes
Un poste électrique assurant la distribution de l’énergie nécessaire au fonctionnement des différents équipements
Quatre consoles de commande dédiées au pilotage individuel de chacun de ces sous-systèmes.
L’ensemble de ces dispositifs vise à atteindre un niveau élevé de réalisme tant fonctionnel qu’esthétique.
Architecture hiérarchique du schéma électrique
Niveau 1 : Architecture générale du système
Le premier niveau hiérarchique du schéma électrique du pont élévateur correspond à la structure générale de son architecture de commande et d’alimentation. Il comprend :
Une console de commande
Deux armoires électriques destinées respectivement à l’asservissement des moteurs (régulation, contrôle du sens de rotation, ajustement de la vitesse)
Quatre plateformes moteurs assurant l’entraînement mécanique des quatre colonnes
Deux armoires issues du poste électrique, garantissant une distribution de l’énergie électrique
Niveau 2 : Organisation interne des équipements
Le second niveau hiérarchique décrit l’organisation interne des modules constituant chacun des équipements précédemment mentionnés.
Armoire électrique 1 : Régulation de la vitesse de rotation des moteurs
L’armoire électrique qui regroupe les équipements électroniques de régulation de la vitesse de rotation des moteurs contient :
Un module adaptateur accueillant un microcontrôleur de type Arduino R4
Un circuit imprimé (PCB) regroupant les fonctions de sectionneur principal, porte-fusible et bornier.
Armoire électrique 2 : Interface de puissance électrique et de contrôle du sens de rotation des moteurs
L’armoire électrique qui regroupe les équipements électroniques de contrôle du sens de rotation des moteurs contient :
Deux modules constitués de doubles ponts en H
Un circuit imprimé (PCB) regroupant les fonctions de sectionneur principal et bornier.
Console de commande
La console de commande contient :
Deux cartes Arduino Mega 2560, associées à deux écrans LCD TFT de 2,8 pouces
Trois circuits imprimés (PCB) dédiés aux fonctions de commande électronique.
Niveau 3 : Conception détaillée des circuits électroniques
Enfin, le troisième niveau hiérarchique permet de détailler le schéma électronique propre à chacun des PCB identifiés au niveau supérieur. Ce niveau constitue l’unité de description la plus fine, garantissant une documentation précise et exploitable pour la conception, la vérification et la maintenance des différents modules électroniques du pont élévateur.
Conclusion
Le fichier final de conception réalisé sous KiCad regroupe l’ensemble des feuilles schématiques correspondant à tous les modules de chacun des niveaux hiérarchiques. Cette organisation centralisée offre une navigation efficace au sein du projet : elle permet de sélectionner rapidement le degré de détail souhaité lors de la consultation des schémas, tout en conservant une vision d’ensemble du fonctionnement global du système. Une telle visibilité est particulièrement utile pour appréhender la structure et la cohérence des liaisons établies entre les différents équipements définis au premier niveau hiérarchique.
Pour plus d’infos
Pour en apprendre plus sur le contenu et le fonctionnement de ces schémas
Pour découvrir le diorama à l’échelle 1/12 du projet BATLab112
Cet article détaille l’optimisation de l’électronique embarquée de l’armoire électrique de contrôle du pont élévateur du projet BATLab112, intégrant un Arduino Nano R4. Cette évolution améliore la compacité de l’armoire électrique, la robustesse du câblage et la maintenabilité du système. Le Nano R4 permet également un pilotage plus précis des moteurs via des signaux PWM,…
Migration Arduino Uno vers Nano R4 : évolution du système de contrôle du pont élévateur
Suite à la phase de prototypage précédente, consacrée à la validation du principe de mesure et de régulation des vitesses des quatre moteurs du pont élévateur, une nouvelle évolution technique a été engagée : le remplacement de la carte Arduino Uno utilisée pour l’acquisition des signaux par une carte Arduino Nano R4 montée sur une carte adaptateur avec borniers à vis.
Cette mise à jour s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue visant à renforcer la fiabilité, la compacité et la maintenabilité de l’électronique de commande du pont élévateur du diorama de la Batcave dans le cadre du projet BATLab112.
Validation du prototype précédent : acquisition des signaux et régulation PWM des moteurs
Le prototype antérieur avait permis de démontrer qu’une seule carte Arduino pouvait avantageusement remplacer les modules de conversion fréquence/tension initialement envisagés. L’Arduino Uno assurait alors la lecture des quatre signaux issus des capteurs optiques, leur traitement, puis la transmission des informations vers la console de commande.
Si cette architecture s’est révélée fonctionnelle, elle présentait néanmoins certaines limites. D’une part, l’encombrement de la carte Arduino Uno constituait une contrainte notable au regard des dimensions internes de l’armoire électrique. D’autre part, cette solution n’apportait pas d’amélioration significative en matière de robustesse du câblage, point identifié comme critique lors des phases de validation précédentes, notamment avec l’utilisation de PCB dédiés à la conversion fréquence/tension.
Arduino Nano R4 : une solution compacte pour systèmes embarqués contraints
Miniaturisation et intégration optimisée dans l’armoire électrique
Le format Nano, même associé à une carte adaptateur avec borniers à vis, permet un gain de place significatif par rapport à une carte Arduino Uno. Cette réduction d’encombrement autorise une implantation verticale du module sur son support, optimisant ainsi l’organisation interne de l’armoire électrique.
Cette nouvelle configuration favorise une circulation plus rationnelle des câbles, désormais intégrés dans des chemins dédiés. Elle contribue également à améliorer le réalisme global du diorama, en rapprochant l’architecture de celle d’une installation industrielle réelle.
Connectique renforcée : bornier à vis et accessibilité des signaux pour maintenance
Fiabilité du câblage et robustesse des connexions
L’utilisation d’une carte adaptateur équipée de borniers à vis constitue une amélioration majeure en termes de fiabilité. Ces connecteurs offrent une meilleure tenue mécanique et réduisent les risques de faux contacts, en particulier dans un environnement soumis à des manipulations ou à des vibrations.
Cette évolution corrige les limites observées sur les précédents modules de conversion, dont la connectique était moins adaptée à une exploitation durable.
Accès simplifié et modularité pour tests et mises à jour
Le faible encombrement de l’Arduino Nano R4 et son mode de connexion à la carte adaptateur facilitent les opérations de maintenance. Il devient possible de retirer rapidement la carte pour effectuer des mises à jour du programme (sketch) ou réaliser des tests fonctionnels en toute sécurité.
Par ailleurs, le connecteur support du Nano R4 est doté d’une double rangée de broches, permettant l’utilisation de câbles de prototypage. Cette caractéristique autorise la réalisation de mesures de contrôle directement sur les entrées et sorties de la carte, sans démontage du système, ce qui constitue un atout important en phase de mise au point.
Communication et alimentation : exploitation du port USB-C et interfaces embarquées
Le connecteur USB-C de l’Arduino Nano R4 présente un double avantage. Il permet non seulement d’assurer l’alimentation électrique de la carte, mais également d’envisager une communication directe avec l’environnement de développement Arduino (IDE).
Cette double fonctionnalité simplifie les opérations de configuration, de diagnostic et de mise à jour logicielle, tout en limitant le nombre de connectiques nécessaires. Elle s’inscrit pleinement dans une logique de simplification et de rationalisation de l’architecture embarquée.
Nouvelle architecture de l’armoire électrique de contrôle : intégration et performance du système
Optimisation de l’architecture de l’armoire électrique grâce à l’Arduino Nano R4
Cette démarche d’amélioration s’étend également au PCB de raccordement interne de l’armoire électrique. Dans sa version précédente, celui-ci présentait des limites de conception, notamment une résistance mécanique insuffisante pour supporter les contraintes induites par les opérations de vissage et de dévissage des câbles au niveau des connecteurs. La nouvelle version corrige ces faiblesses en renforçant la robustesse mécanique de la carte, tout en intégrant des fonctionnalités supplémentaires. Elle inclut désormais une protection par fusibles de la distribution électrique issue de l’armoire, ainsi que des broches dédiées aux tests fonctionnels de transmission des signaux PWM.
Transmission directe des signaux PWM via RJ12 vers les modules de puissance L298N
Les capacités de l’Arduino Nano R4 permettent d’envisager une évolution fonctionnelle notable : la transmission directe, via un câble RJ12, des signaux PWM dédiés à la régulation de la vitesse de rotation de chacun des moteurs. Ces signaux sont acheminés vers des modules de puissance de type L298N, en charge du pilotage effectif des moteurs au sein de l’armoire de puissance.
Cette organisation contribue à simplifier la chaîne de commande, en réduisant les intermédiaires électroniques, tout en renforçant la cohérence entre les niveaux de contrôle et de puissance. Elle favorise également une meilleure lisibilité des flux fonctionnels au sein du système.
Intégration d’un écran OLED I2C pour supervision locale et diagnostic embarqué
Dans ce nouveau contexte, l’intégration d’un écran OLED local apparaît comme une évolution cohérente. Connecté via le bus i2c, cet équipement offre la possibilité d’afficher en temps réel l’état de fonctionnement du système au plus près de son implantation. Il constitue ainsi un outil précieux pour les opérations de supervision, de diagnostic et de maintenance, en fournissant un retour d’information direct et indépendant de la console principale.
Évolution logicielle du système embarqué : adaptation au Nano R4
Le changement de carte ne s’est pas limité à une évolution matérielle. Il s’est accompagné d’une refonte du script Arduino afin d’exploiter pleinement les capacités du Nano R4. Cette évolution logicielle vise à améliorer la précision des mesures, la qualité de la régulation et la robustesse globale du système de contrôle du pont élévateur.
Mesure précise des vitesses moteur : acquisition optimisée des signaux capteurs
Dans la version précédente reposant sur des convertisseurs fréquence/tension, les signaux issus des capteurs optiques présentaient des fréquences trop faibles pour permettre une mesure précise et fiable. Cette limitation impactait directement la qualité du retour d’information nécessaire à la régulation.
L’utilisation directe de l’Arduino Nano R4 permet désormais une lecture plus fine des quatre signaux des capteurs optiques. Grâce à une meilleure résolution temporelle et à une acquisition directe des impulsions, le système est capable de mesurer avec précision les variations de vitesse des moteurs.
Régulation PWM optimisée : amélioration du calcul du rapport cyclique
L’évolution logicielle a également porté sur l’optimisation de la régulation des moteurs. Le calcul du rapport cyclique des signaux PWM a été affiné afin d’assurer un pilotage plus précis de la vitesse de rotation.
L’intégration de la bibliothèque dédiée « pwm.h » facilite la gestion des signaux PWM en offrant des fonctions plus adaptées et plus performantes. Elle permet notamment de simplifier la génération des signaux tout en améliorant leur précision.
Conclusion : Arduino Nano R4, une évolution clé pour un pont élévateur miniature fiable et performant
Transition Arduino Uno vers Nano R4 : bilan des améliorations matérielles et fonctionnelles
Le passage de l’Arduino Uno au Nano R4 marque une étape significative dans le développement de l’électronique du pont élévateur. Plus compact, plus performant et mieux adapté aux contraintes d’intégration en environnement miniature, ce nouveau contrôleur contribue à une amélioration globale du système.
Au-delà du gain d’encombrement, cette évolution se traduit par une meilleure maîtrise des aspects techniques, notamment en matière de précision de mesure, de régulation des moteurs et de qualité du câblage. Elle participe également à l’amélioration de l’esthétique du dispositif, en permettant une intégration plus discrète et plus cohérente avec le réalisme recherché.
Projet BATLab112 : vers un système embarqué miniature inspiré des standards industriels
Cette évolution ne se limite pas à un simple remplacement de carte électronique. Elle illustre la maturation progressive du projet BATLab112, qui tend à dépasser le stade du prototype expérimental pour se rapprocher d’un système embarqué structuré, fiable et maintenable.
La conception du diorama technique s’inscrit ainsi dans une logique comparable à celle d’un projet industriel : prise en compte des contraintes d’intégration, fiabilisation des connexions, optimisation des performances et anticipation des besoins de maintenance. Le pont élévateur devient alors un véritable équipement miniature, dont le fonctionnement et l’architecture s’inspirent directement des standards de l’ingénierie embarquée.
Perspectives : intégration finale et tests en conditions réelles
La prochaine étape du projet consistera à intégrer l’armoire électrique de Contrôle avec cette nouvelle architecture électronique au sein du système électronique de commande du pont élévateur. Cette phase permettra de valider le comportement du système en conditions réelles d’exploitation.
La conception d’un diorama technique, pédagogique et fonctionnel — comme celui développé dans le cadre du projet BATLab112 — requiert une méthodologie rigoureuse fondée sur la précision dimensionnelle, la maîtrise des interactions mécaniques et la cohérence esthétique de l’ensemble. Les outils de Conception Assistée par Ordinateur (CAO) s’imposent dans cette démarche, car ils permettent de structurer les différentes phases du projet, de réduire les risques d’erreurs et d’assurer la reproductibilité des modèles.
Dans cette perspective, FreeCAD, logiciel libre de modélisation 3D paramétrique, constitue un environnement particulièrement pertinent. Ses capacités avancées de représentation, sa flexibilité structurelle et son inscription dans l’écosystème open source en font un outil adapté aux projets complexes, évolutifs et techniquement exigeants tels que BATLab112.
Un environnement paramétrique garantissant la cohérence structurelle
FreeCAD repose sur une architecture entièrement paramétrique dans laquelle chaque élément géométrique est défini par un ensemble de contraintes et de variables modifiables. Cette approche permet d’obtenir une cohérence structurelle particulièrement utile dans la conception d’un diorama évolutif.
Cette architecture paramétrique :
garantit la cohésion technique entre les sous-systèmes, en assurant que toute modification locale reste compatible avec l’ensemble
réduit le risque d’erreurs structurelles, en évitant les incohérences dimensionnelles qui apparaissent fréquemment dans des projets non paramétriques
facilite l’intégration progressive de nouveaux modules, puisque les ajouts ou remaniements s’effectuent sans perturber l’architecture globale
permet des itérations rapides, essentielles lors des phases de prototypage ou de correction.
Dans le cadre du projet BATLab112, l’utilisation de FreeCAD a permis un travail fondamental : le dimensionnement complet des équipements miniatures du diorama à partir du modèle réduit de la Batmobile, choisi comme référence esthétique et dimensionnelle. Le véhicule, présenté à l’échelle 1/12, a servi de base pour établir l’encombrement maximal des plateformes motorisées, pour calibrer la hauteur utile du pont élévateur, ou encore pour définir les dégagements nécessaires aux mouvements de rotation et de translation. FreeCAD a donc rendu possible une modélisation cohérente de l’ensemble du dispositif, en permettant d’adapter chaque équipement aux proportions imposées par l’objet central du diorama.
Un exemple concret :
L’article de présentation de la modélisation 3D de l’intégration des équipements industriels dans la diorama, qui consiste à rassembler tous les équipements industriels conçus séparément, dans une modélisation globale de l’atelier de la Batcave du projet BATLab112 est une parfaite illustration de l’intérêt de l’utilisation d’un logiciel de modélisation 3D paramétrique tel que FreeCAD.
Une précision adaptée aux exigences du diorama technique
La fabrication d’un diorama fonctionnel impose une maîtrise fine des échelles et des tolérances mécaniques, particulièrement dans un projet tel que BATLab112 associant impression 3D, assemblages mécaniques et intégration électronique.
FreeCAD permet un contrôle dimensionnel très précis, répondant directement aux contraintes imposées par la fabrication additive ou par les mécanismes miniaturisés (guidages linéaires, engrenages, axes, plateformes motorisées, etc.).
La modélisation détaillée des circuits imprimés équipant les consoles de commande et les armoires électriques du pont élévateur a démontré toute l’importance de cette précision de conception. FreeCAD a permis de reproduire les PCB avec une exactitude compatible avec le pas standard de 2,54 mm, garantissant l’emplacement précis de chaque composant électronique (microcontrôleurs, borniers, LED, résistances). Cette modélisation rigoureuse a rendu possible :
l’intégration réaliste des PCB dans les volumes restreints des consoles de commande miniatures,
l’anticipation des interférences possibles avec les parois internes, câblages ou pièces mécaniques environnantes,
la vérification préalable de l’accessibilité nécessaire pour les opérations d’assemblage à l’échelle réduite.
Grâce à ses outils d’esquisse, de cotation et de modélisation volumique, ainsi qu’aux modules spécialisés tels que Part Design, Draft ou TechDraw, FreeCAD a permis de générer des plans cotés, des vues éclatées, des cinématiques de sous-ensembles et des validations d’interférences, indispensables à la fabrication et à l’assemblage des différents systèmes du diorama.
Un exemple concret :
L’article consacré à la modélisation 3D de l’intégration des PCB, équipés de leurs composants électroniques, au sein du corps de la console de commande constitue une illustration particulièrement représentative de la précision offerte par FreeCAD.
Une intégration naturelle dans un processus de fabrication
FreeCAD s’intègre aisément dans l’ensemble de la chaîne de fabrication numérique grâce à sa capacité à exporter des modèles dans des formats couramment utilisés dans l’industrie. Cette interopérabilité constitue un atout essentiel pour un diorama mêlant mécanique, électronique, architecture miniature et automatisation.
Dans le cadre du projet BATLab112, l’utilisation de FreeCAD permet :
l’exportation de modèles STL, destinés à l’impression 3D des pièces structurelles ou mécaniques, notamment sur l’imprimante Anet A8 ;
la génération de fichiers DXF ou SVG, compatibles avec la découpe laser, une technologie en cours d’étude pour les développements futurs du diorama ;
la production de fichiers STEP, facilitant l’importation et l’intégration de composants électroniques (LED, résistances, microcontrôleurs Arduino) ou mécaniques (écrous, boulons, glissières) provenant de plateformes telles que GrabCAD.
Cette capacité à circuler entre différents outils de production garantit une continuité fluide entre la phase de conception numérique et la fabrication physique du diorama.
Un exemple concret :
L’article consacré à la modélisation 3D de la structure des armoires de distribution électrique met en évidence la manière dont FreeCAD permet d’articuler de manière cohérente la conception du design de ces structures avec les contraintes spécifiques de leur fabrication en impression 3D. Il illustre notamment la prise en compte, dès la phase de modélisation, des limitations techniques et dimensionnelles de l’imprimante Anet A8 utilisée dans le cadre du projet.
L’un des avantages majeurs de FreeCAD réside dans sa nature open source, qui offre une série de bénéfices spécifiques pour la conception d’un diorama évolutif.
Tout d’abord, la pérennité des données est assurée, puisque les fichiers produits ne dépendent pas de licences propriétaires susceptibles de devenir obsolètes ou inaccessibles. Dans le projet BATLab112, débuté en 2018 et encore en développement, cette indépendance garantit la continuité du travail.
Ensuite, la forte évolutivité fonctionnelle du logiciel permet d’adapter l’outil aux besoins spécifiques du diorama. L’ajout de macros, de scripts Python ou de modules complémentaires facilite, par exemple, la simulation des mouvements de chaque système du diorama, qu’il s’agisse d’un équipement isolé ou d’un ensemble de mécanismes fonctionnant simultanément.
Par ailleurs, FreeCAD bénéficie d’une communauté active et collaborative fournissant une documentation abondante, des bibliothèques de modèles et un accompagnement constant dans la résolution de problèmes techniques.
Enfin, son accessibilité économique, due à l’absence de frais de licence, rend possible une utilisation dans des contextes amateurs, pédagogiques ou associatifs tout en conservant un niveau de professionnalisme élevé.
Dans le cas du BATLab112, cette philosophie ouverte a permis une évolution continue du diorama, facilitant l’ajout de nouvelles fonctionnalités, l’amélioration de dispositifs existants et le renforcement du réalisme technique du modèle.
Un support méthodologique pour la gestion du projet
Au-delà de la modélisation 3D, FreeCAD contribue à structurer la démarche méthodologique du projet. Dans BATLab112, l’architecture générale du diorama a été organisée selon une logique systémique, chaque système représentant un équipement industriel miniature, décomposé en sous-systèmes et composants. Cette structuration hiérarchique a favorisé une vision globale du projet, tout en permettant une progression contrôlée à travers les différentes phases de développement.
Dans ce contexte, FreeCAD s’est révélé parfaitement adapté à une méthode de gestion de projet, notamment à travers :
la planification séquentielle des étapes de fabrication et d’assemblage, grâce à la modélisation progressive des systèmes
l’anticipation des interactions entre mécanismes, éclairages, câblages et éléments décoratifs grâce aux assemblages numériques
la production d’une documentation technique distribuable à des collaborateurs, des élèves ou des intervenants extérieurs
la simulation préalable de cinématiques complexes (rotation de la Batmobile, élévation du pont, synchronisation d’équipements) permettant de réduire le besoin de prototypes physiques intermédiaires
la traçabilité des évolutions du modèle numérique, essentielle dans un projet à long terme débuté en 2018 et enrichi continuellement.
Un exemple représentatif issu du projet BATLab112 illustre cette intégration méthodologique : FreeCAD a été utilisé comme outil central pour orchestrer les différentes phases du développement, depuis la modélisation initiale des environnements architecturaux jusqu’à l’intégration finale des sous-systèmes mécaniques et électroniques. L’outil a servi de base commune pour valider les choix techniques, identifier les risques de conception, organiser la fabrication des pièces et coordonner les étapes d’assemblage. Par son approche paramétrique et sa capacité à documenter automatiquement chaque étape, FreeCAD s’est ainsi comporté comme un véritable support de gestion de projet, et non comme un simple logiciel de modélisation.
Un exemple concret :
La page consacrée à la présentation de la méthode utilisée pour gérer le projet BATLab112 met en évidence le rôle central joué par FreeCAD tout au long du cycle de vie du projet. Elle souligne l’importance de cet outil depuis les phases de conception préliminaire, où sont définies les architectures générales et les premiers volumes fonctionnels, jusqu’à la modélisation 3D détaillée de l’ensemble des équipements intégrés dans le diorama.
L’usage de FreeCAD dans la conception du diorama technique BATLab112 révèle une série d’avantages déterminants tant sur le plan conceptuel que sur le plan opérationnel. Sa modélisation paramétrique, sa précision dimensionnelle, son interopérabilité avec les outils de fabrication numérique et sa nature open source en font un environnement particulièrement adapté à la conception rigoureuse, évolutive et documentée d’un diorama fonctionnel.
Au-delà de la simple production de modèles 3D, FreeCAD constitue un véritable environnement de conception, de prototypage et de communication technique. Le projet BATLab112 illustre de manière exemplaire comment cet outil permet de sécuriser les choix conceptuels, d’enrichir progressivement les fonctionnalités du diorama et d’assurer une cohérence globale dans l’ensemble du processus créatif.
Les consoles de commande du projet BATLab112 constituent des modules techniques intégrés au diorama de la Batcave, destinés à centraliser les commandes manuelles et l’affichage des données liées aux équipements industriels miniatures présent dans le diorama de la Batcave. Leur fonctionnement repose en grande partie sur l’intégration de cartes microcontrolleur Arduino, choisi pour leur facilité de mise en œuvre, leur modularité et la disponibilité de nombreux modules compatibles. L’objectif principal est d’obtenir des consoles fonctionnelles, capables d’afficher des informations en temps réel sur l’état des équipements industriels, d’émettre des signaux lumineux et d’interagir avec d’autres sous-systèmes du diorama.
Fonction et organisation générale des consoles
Chaque console est conçue comme un bloc autonome comprenant :
Deux cartes Arduino Mega 2560
Deux écrans TFT 2,8’’
Un pupitre de commandes manuelles composées de switches, boutons poussoirs, Leds …
Des modules électroniques complémentaires en fonction des besoins techniques d’équipement contrôlé tels que des modules électroniques L298N
Les consoles de commande sont directement connectées aux sorties des armoires de raccordement du poste électrique.
Choix des microcontrôleurs
Modules d’affichage
Le choix des microcontrôleurs destinés aux consoles de commande est directement lié au type de modules d’affichage retenus. Les consoles du projet BATLab112 utilisent des écrans TFT tactiles 2,8’’, équipés d’un lecteur de carte au format SIM, nécessitant un nombre important de broches pour gérer simultanément l’affichage graphique, la couche tactile et les fonctionnalités annexes intégrées au module.
Pour la première console, deux écrans sont utilisés afin d’afficher en temps réel l’ensemble des informations relatives à l’état du système industriel contrôlé. Cette organisation à double affichage permet de répartir clairement les données selon leur nature et leur utilité opérationnelle. Les écrans sont ainsi mobilisés pour présenter :
L’état des commandes manuelles, incluant l’activation des interrupteurs, des boutons et des sélecteurs.
L’historisation des commandes, permettant de visualiser la dernière action effectuée ou de suivre la séquence d’ordres exécutés.
Une représentation visuelle de l’équipement, offrant un retour graphique instantané sur la position ou l’état général du dispositif piloté.
L’état des capteurs de fin de course, utile pour vérifier la conformité des déplacements ou des rotations simulées.
Les mesures spécifiques à l’équipement, telles que la vitesse de déplacement ou de rotation, les modes de fonctionnement sélectionnés, ou encore les valeurs de consigne.
Microcontrolleurs
La phase de conception préliminaire de la première console de commande, destinée au pilotage de la plateforme rotative de la Batmobile, a conduit au choix d’une carte Arduino Mega 2560. Ce choix s’explique principalement par le nombre élevé de broches disponibles, permettant de répondre aux besoins de raccordement identifiés lors de ce premier développement. L’architecture retenue devait également anticiper l’évolution des consoles futures, notamment celles destinées à piloter des équipements mécaniques plus complexes. En effet, si la plateforme rotative repose sur le pilotage d’un seul moteur, le pont roulant nécessite deux moteurs, le pont élévateur quatre, et certains bras robotiques jusqu’à cinq.
L’Arduino Mega 2560 présente ainsi plusieurs avantages pour la mise en œuvre des éléments techniques suivants :
Raccordement simple et direct des écrans tactiles TFT 2,8’’, équipés d’un lecteur de carte au format SIM, nécessitant un grand nombre de broches numériques et analogiques pour la gestion simultanée de l’affichage, du tactile et des fonctions associées.
Connexion des éléments de commande manuelle, incluant LED, interrupteurs et boutons poussoirs, chacun demandant un adressage propre et suffisamment de broches d’entrées/sorties.
Gestion des signaux PWM, utilisés pour le pilotage des moteurs ou pour la modulation des effets lumineux, nécessitant la disponibilité de plusieurs sorties PWM dédiées.
Accès à un port de communication série (Rx/Tx), indispensable pour les échanges de données entre microcontrôleurs ou entre la console et d’autres modules du diorama.
L’ensemble de ces facteurs a confirmé la pertinence du choix de l’Arduino Mega pour assurer la robustesse, la modularité et l’évolutivité requises par la suite du projet BATLab112.
Intégration esthétique
L’intégration des deux modules Arduino Mega 2560, indispensables à chacune des consoles de commande pour assurer le pilotage des deux écrans TFT 2,8″, a exercé une influence déterminante sur la conception générale de ces interfaces. Bien que les microcontrôleurs demeurent relativement compacts, leur installation directe, équipée de leurs écrans respectifs, sur le panneau vertical frontal de la console aurait entraîné une augmentation notable des dimensions hors tout. Une telle configuration se serait révélée incompatible avec les contraintes spatiales strictes imposées par l’intégration de quatre consoles au sein du diorama.
Afin de concilier cohérence technique, lisibilité fonctionnelle et exigences esthétiques, le choix s’est porté sur une implantation verticale et déportée à l’arrière des modules Arduino. Cette solution intermédiaire a permis d’optimiser l’espace tout en préservant la silhouette des consoles, garantissant ainsi une intégration harmonieuse dans l’ensemble scénographique du projet BATLab112.
Conclusion
La réalisation des consoles de commande du projet BATLab112 met en lumière l’intérêt particulier de l’écosystème Arduino pour les projets de diorama intégrant des fonctionnalités mécaniques, lumineuses ou interactives. Dans un contexte où la miniaturisation, la fiabilité et la polyvalence sont essentielles, les microcontrôleurs Arduino se révèlent être des outils parfaitement adaptés. Leur rapidité de mise en oeuvre, leur compatibilité immédiate avec une vaste gamme de modules d’affichage, de commande ou de pilotage moteur, ainsi que la simplicité de leur programmation, en font une solution idéale pour orchestrer les multiples sous-systèmes qui animent un diorama technique.
L’intégration des Arduino dans les consoles de BATLab112 montre à quel point ces microcontrôleurs facilitent le développement progressif d’un projet créatif. Ils permettent d’ajouter, de tester ou de modifier rapidement des fonctions, sans revoir entièrement l’architecture existante. Cette capacité d’évolution est un atout décisif dans un diorama où chaque module — plateforme rotative, pont roulant, pont élévateur ou bras robotique — impose ses propres besoins électriques et mécaniques. Grâce à l’Arduino, ces exigences peuvent être prises en charge de manière cohérente, tout en restant accessibles à un maquettiste ou un concepteur ne disposant pas nécessairement d’un bagage spécialisé en électronique industrielle.
À la suite du premier article sur la version initiale de l’électronique du pont élévateur, celui-ci présente les principales évolutions techniques mises en œuvre.… Lire la suite →
Le premier prototype du système électronique destiné à la commande des quatre moteurs du pont élévateur du diorama pédagogique de la Batcave a mis en évidence plusieurs dysfonctionnements. Ceux-ci résultent principalement d’un choix de composants inadapté lors de la phase de conception, notamment au regard des performances attendues du système. Plus précisément, le prototype a révélé les limites techniques des quatre convertisseurs fréquence-tension utilisés comme interface entre les plateformes moteurs et la console de commande.
Les moteurs fonctionnant à des fréquences inférieures à 500 Hz, les convertisseurs délivrent des tensions de sortie présentant des variations inférieures à 50 mV. L’acquisition, la transmission et le traitement de ces signaux de très faible amplitude induisent un taux d’incertitude trop élevé pour garantir un fonctionnement suffisamment fiable et prévenir les risques de blocage du pont élévateur.
L’objectif principal de ce nouveau prototype est de valider le principe des modifications proposées à la conception initiale. Celles-ci reposent notamment sur le remplacement des quatre modules de conversion fréquence-tension par une carte à microcontrôleur de type Arduino.
Un second objectif consiste à évaluer l’intégration d’un écran LCD I2C associé au microcontrôleur, permettant l’affichage local des vitesses de rotation des moteurs ainsi que leur traitement au plus près des plateformes. Cette amélioration, non envisagée dans la conception initiale, a émergé lors de l’utilisation de la plateforme TinkerCAD, au cours de la simulation du remplacement des modules de conversion par un Arduino.
Un troisième objectif vise à valider un nouveau mode d’échange d’informations entre l’armoire électrique d’acquisition des signaux issus des capteurs optiques et la console de commande. Le premier prototype reposait sur la transmission de quatre signaux analogiques correspondant aux tensions en sortie des convertisseurs. L’intégration d’un microcontrôleur dans l’armoire électrique permet désormais d’envisager une communication plus fiable via les ports série (Rx/Tx). Le traitement des signaux est ainsi déporté vers ce microcontrôleur, libérant celui de la console de commande, qui est alors exclusivement dédié à la mise à jour de l’affichage sur l’écran TFT 2,8″.
Comme indiqué dans la conclusion de l’analyse du premier prototype, l’architecture générale du système électronique a été globalement reconduite. Le dispositif comprend ainsi les quatre plateformes moteurs assurant l’entraînement des axes du pont élévateur, connectées à deux armoires électriques distinctes :
une armoire [1] dédiée à l’acquisition et au traitement des signaux en fréquence issus des capteurs optiques des plateformes ;
une armoire [2] destinée à la commande du sens et de la vitesse de rotation des moteurs.
Dans le cadre de ce nouveau prototype, un microcontrôleur Arduino UNO R3, déjà disponible dans le stock du projet BATLab112, a été retenu pour remplacer les quatre modules de conversion. Ce choix, fondé sur une démarche de rationalisation des coûts, demeure provisoire et pourra évoluer au cours des phases ultérieures du projet.
Implantation des nouveaux éléments
Le microcontrôleur Arduino Uno est installé à plat devant les armoires électriques.
L’écran LCD i2C est positionné de face, à proximité.
La liaison de transmission série entre les microcontrôleurs est assurée par le câble bleu et blanc.
Les quatre câbles transmettant les signaux en tension des convertisseurs vers la console de commande ont été supprimés : l’Arduino Uno est désormais connecté, via l’armoire n°1, directement aux sorties des capteurs optiques des plateformes moteurs.
Le câble transmettant la commande de vitesse entre la console et l’armoire n°2 a été retiré. L’Arduino Uno fournit désormais quatre signaux à rapport cyclique réglable, permettant de piloter indépendamment la vitesse de rotation de chaque moteur.
Conclusions
La conclusion de l’article consacré au premier prototype soulignait deux axes principaux d’amélioration :
Le remplacement des convertisseurs fréquence-tension par un microcontrôleur Arduino
L’amélioration de l’esthétique et de la robustesse des PCB des borniers des armoires électriques.
Le présent travail confirme la validité du principe de remplacement des convertisseurs par un microcontrôleur. Il reste toutefois à déterminer le modèle Arduino le plus adapté pour une intégration définitive au sein de l’armoire électrique d’acquisition et de traitement des signaux issus des capteurs optiques des plateformes moteurs. Un premier état des lieux indique que l’usage de modules Arduino Nano serait pertinent, leurs dimensions et caractéristiques répondant aux contraintes d’intégration et de performance. Leur déploiement sera effectué lors de la révision de l’implantation interne des armoires électriques.
Enfin, la refonte des PCB des borniers des deux armoires électriques sera également réalisée au cours de cette même phase de réaménagement interne.trique sera aussi mise en oeuvre lors de la reprise de l’implantation interne de ces deux armoires.
Comme mentionné dans l’article précédent consacré à ce sujet, l’imprimante 3D Anet A8 utilisée dans le cadre du projet BATLab112 m’a été prêtée. Ne disposant d’aucune expérience préalable en impression 3D, j’ai donc débuté avec cette machine dans sa configuration d’origine, en apprenant progressivement ses spécificités et ses limites. Cette initiation s’est déroulée au moment même où je cherchais une solution pour fabriquer les structures internes des armoires électriques du panneau de raccordement du diorama de la Batcave. L’apprentissage de la machine n’était donc pas abstrait : il était orienté par un objectif précis, associé à des contraintes techniques incontournables.
Pour atteindre les niveaux de précision et de qualité d’impression nécessaires à la réalisation de ces pièces, j’ai régulièrement recherché des améliorations techniques permettant d’optimiser les performances de l’Anet A8. La présente mini-série d’articles n’a pas pour ambition de dresser un inventaire exhaustif des modifications possibles pour cette imprimante. Elle vise uniquement à présenter celles qui ont été mises en œuvre dans le cadre du projet BATLab112, en réponse directe aux difficultés rencontrées lors de la fabrication des éléments du diorama.
Le warping
J’ai rencontré les premiers effets sévères de warping, c’est à dire ne pouvant pas être résolus par des bordures d’adhérence plus large, lors de l’impression des panneaux latéraux des consoles de commande. Dans un objectif de robustesse, en vue des manipulations auxquelles ils seront soumis, ces panneaux d’une taille déjà importante (environ 90x90mm), ont une épaisseur de 4mm. Les premiers modèles imprimés présentés des phénomènes de warping quelque soit la taille des bordures d’adhérence. Il faut aussi ajouter que je ne maîtrisais alors pas du tout des éléments essentiels de l’impression 3D telle que la densité de remplissage ou la régulation de la température de la buse.
L’adhésif bleu sur le plateau chauffant
Comme le montre ces screenshots Instagram, pendant la phase de fabrication des consoles de commandes, j’ai utilisé de l’adhésif bleu appliqué sur le plateau chauffant pour éviter les phénomènes de warping. Même si ce type d’adhésif est efficace pour éliminer ces phénomènes, il y a quelques inconvénients à cette méthode. Tout d’abord, il est nécessaire de recouvrir tout le plateau chauffant de l’imprimante 3D avec l’adhésif pour éviter que ce dernier se décolle. Par conséquent, même si un rouleau d’adhésif n’est pas très cher, en fonction du nombre d’impressions, la quantité utilisée peut vite être importante, et ainsi représentée un budget non négligeable, sans parler de la quantité de déchets produits. Ensuite, cet adhésif est souvent très pénible à retirer de la surface des pièces en contact avec le plateau chauffant, ce qui oblige à une phase de nettoyage assez longue et fastidieuse.
La plaque de verre borosilicate : une alternative durable
En alternative à l’adhésif bleu, j’utilise désormais une plaque de verre borosilicate fixée sur le plateau chauffant de l’imprimante 3D. Bien que cette solution soit plus coûteuse à l’achat, l’investissement se révèle rapidement rentable dans le cadre d’une utilisation régulière — en particulier pendant la phase de fabrication des structures internes des armoires électriques du panneau de raccordement du diorama de la Batcave.
L’installation de cette plaque est extrêmement simple : comme l’illustre la photographie, quatre pinces doubles de bureau suffisent pour la maintenir solidement en place. Le principal inconvénient de cette méthode réside dans la légère réduction de la surface utile du plateau chauffant, la plaque étant légèrement plus petite que le plateau d’origine. Cette contrainte reste toutefois marginale au regard des bénéfices obtenus.
Depuis la mise en place de cette plaque de verre borosilicate sur l’Anet A8 dédiée au projet BATLab112, je n’ai plus constaté de phénomène de warping sur les pièces imprimées. Bien que la plaque n’élimine pas totalement la nécessité d’utiliser une bordure d’adhérence, elle en réduit considérablement la taille. Cette optimisation permet non seulement de diminuer le temps d’impression, mais également de réduire la quantité de matière perdue, ce qui s’avère particulièrement pertinent dans un projet reposant sur des séries de pièces complexes et répétitives.
Comme mentionné dans l’article précédent consacré à ce sujet, l’imprimante 3D Anet A8 utilisée dans le cadre du projet BATLab112 m’a été prêtée. Ne disposant d’aucune expérience préalable en impression 3D, j’ai donc débuté avec cette machine dans sa configuration d’origine, en apprenant progressivement ses spécificités et ses limites.
Cet article présente le premier prototype des plateformes de motorisation des axes du pont élévateur à l’échelle 1/12, du diorama de la Batcave du projet BATLab112.
L’article présente la fabrication d’un prototype d’armoire de distribution électrique basse tension pour le diorama du projet BATLab112, conçu pour distribuer les tensions 5 VDC, 6 VDC et 12 VDC vers les consoles de commande. Il expose les retours d’expérience des prototypes antérieurs, l’impression 3D de la structure interne et la modification du design pour résoudre les échecs…
Suite à la réalisation du premier prototype opérationnel, cet article présente la reprise de la conception de l’électronique de commande du pont élévateur, du diorama de la Batcave du projet BATLab112.
Cet article fait suite à la conception détaillée de l’électronique de commande et la réalisation d’un premier prototype opérationnel de l’électronique de commande du pont élévateur du diorama pédagogique à l’échelle 1/12 de la Batcave du projet BATLab112.
Les essais effectués à l’aide du montage prototype ont mis en évidence que les modules de conversion des signaux de fréquence, issus des capteurs optiques des plateformes moteurs, en signaux de tension exploitables par la carte Arduino Mega intégrée à la console de commande du pont élévateur, ne sont pas adaptés. En effet, la conversion de signaux de fréquence trop faibles génère des tensions dont les variations en amplitude, corrélées à la fréquence, sont insuffisantes pour permettre une interprétation fiable et précise par le microcontrôleur.
L’objet de cet article est double. Il s’agit, dans un premier temps, de proposer une nouvelle conception de l’électronique de commande, en remplaçant les modules de conversion fréquence/tension par des cartes Arduino, capables d’assurer directement la lecture, le traitement et la transmission des signaux issus des capteurs optiques. Dans un second temps, l’objectif est d’introduire plusieurs améliorations fonctionnelles absentes de la première version du système, notamment la mise en place d’une régulation de vitesse pour chacun des quatre moteurs assurant l’entraînement des axes du pont élévateur. Cette évolution vise à garantir un mouvement synchronisé et sécurisé de l’ensemble des plateformes, tout en offrant une meilleure stabilité et une précision accrue lors des phases de montée et de descente.
Les éléments conservés depuis la version initiale
Dans une volonté de minimiser l’impact des modifications envisagées, tant en termes de temps que de coût, certains éléments existants doivent être conservés. Cette approche vise à réutiliser au maximum les composants et sous-ensembles déjà en place, afin de limiter les interventions matérielles et de garantir la compatibilité avec l’infrastructure électrique actuelle du projet.
Les armoires électriques
L’implantation de cette électronique au sein des deux armoires électriques est conservée. Les dimensions mécaniques de ces armoires demeurent inchangées, afin de maintenir la cohérence avec les autres ensembles électriques similaires du projet.
La conception de l’agencement de l’armoire dédiée au contrôle de la vitesse et du sens de rotation des moteurs n’est que marginalement affectée par le changement de procédé de mesure de la vitesse. Cependant, l’analyse du fonctionnement du prototype a mis en évidence la nécessité d’une évolution majeure : le système doit désormais permettre de piloter la vitesse de rotation de chacun des moteurs de manière indépendante. Cette modification ouvre la voie à une régulation plus fine du mouvement de chaque axe du pont élévateur, garantissant un meilleur équilibrage et une synchronisation plus précise de l’ensemble.
Dans le montage initial, le signal issu du générateur à rapport cyclique variable, conçu à partir d’un oscillateur NE555, produit un signal carré unique distribué simultanément vers les quatre entrées des deux doubles ponts en H assurant le pilotage des moteurs. Cependant, ce dispositif, entièrement autonome et dépourvu de rétroaction, ne permet aucune régulation dynamique du rapport cyclique en fonction des variations de vitesse propres à chacun des moteurs. En conséquence, toute fluctuation mécanique ou électrique affectant un moteur se répercute sur l’équilibre global du système, sans possibilité de correction différenciée.
Schéma électronique
La reprise de cette conception électronique a également constitué l’occasion d’utiliser, pour la première fois dans l’avancement du projet BATLab112, l’outil en ligne TinkerCAD, dédié à la conception et à la simulation de circuits électroniques. Cet environnement virtuel a permis de modéliser les nouveaux schémas de commande avant leur réalisation concrète, facilitant ainsi les phases de test, de validation et d’ajustement. L’usage de TinkerCAD a également contribué à limiter les erreurs de conception, qui se sont déjà avérées coûteuses en temps et en ressources matérielles, en permettant d’anticiper les incompatibilités potentielles entre composants et de valider les principes de fonctionnement avant toute phase de prototypage physique.
Au centre de ce schéma, les deux cartes Arduino Uno jouent un rôle de représentation :
celle située à gauche symbolise la carte Arduino Mega 2650 utilisée dans la console de commande ;
celle située à droite correspond à la nouvelle carte Arduino intégrée au montage, dédiée à l’acquisition et au traitement des signaux électriques provenant des capteurs optiques de mesure des vitesses de rotation des moteurs.
Dans cette simulation, l’écran TFT 2,8″ associé à la carte Mega a dû être remplacé par un écran LCD I2C 16×2, en raison des limitations de la bibliothèque de composants disponibles dans TinkerCAD. Toutefois, ce remplacement s’est révélé être une opportunité technique : il a permis d’envisager une solution d’affichage local, directement au plus près des armoires de raccordement électriques. Les faibles dimensions et la simplicité de câblage de ces écrans LCD offrent de nouvelles perspectives d’intégration, notamment sur la porte même des armoires électriques.
La platine de prototypage électronique présente sur le schéma remplit quant à elle un rôle symbolique, représentant la console de commande physique du dispositif.
Enfin, les quatre générateurs de fonctions simulent les signaux issus des capteurs optiques placés sur les plateformes moteurs. Ces générateurs, réglables individuellement, sont associés à quatre oscillogrammes permettant d’observer les rapports cycliques et les signaux de commande de vitesse de rotation produits par la carte Arduino. Cette configuration a notamment permis de valider expérimentalement la régulation de vitesse des moteurs dans un environnement virtuel.
Évolution depuis la version initiale
Mesure de la vitesse de rotation des moteurs
La mesure de la vitesse de rotation des moteurs est la fonction la plus impactée par les évolutions de cette nouvelle conception. Jusqu’à présent, cette mesure était assurée par des modules de conversion fréquence/tension, qui se sont révélés inadaptés aux conditions réelles de fonctionnement et aux niveaux de signaux fournis par les capteurs.
Comme évoqué précédemment, l’objectif consiste à remplacer ces modules par une ou plusieurs cartes Arduino, chargées d’assurer l’acquisition, le traitement et la conversion des signaux de fréquence issus des capteurs optiques positionnés sur les quatre plateformes moteurs.
L’utilisation de l’outil de simulation TinkerCAD joue ici un rôle essentiel : elle permet d’expérimenter différentes configurations pour déterminer le nombre de cartes Arduino nécessaires à la gestion simultanée des signaux, ainsi que le modèle le plus approprié. Ce choix dépendra à la fois des capacités d’entrée/sortie disponibles et des contraintes d’encombrement mécanique, afin de garantir une intégration optimale en remplacement direct des anciens modules de conversion.
Edition des schémas électroniques
La simulation du montage électronique du diorama de la Batcave du projet BATLab112 est éditée avec l’application Web TinkerCAD.
Script d’acquisition et traitement des signaux de vitesse moteur
/**************************************************************/ /* Script for Arduino Check Measure */ /* Measures and converts the frequency values from the */ /* generators to transmit them to the second Arduino */ /**************************************************************/ #include <LiquidCrystal_I2C.h>
/**************************************************************/ /* Function : ReadPeriod() */ /* Input : The signal number of the measured period */ /* Return : none */ /* Digest : Use the Arduino pulseIn command to measure */ /* the signal period in microseconds */ /**************************************************************/ float ReadPeriod(int signal) { int pin = 0; float VarPeriod = 0; PulseCounter = 0; while(PulseCounter <= COUNTER) { VarPeriod = (VarPeriod + pulseIn(signal,HIGH)); VarPeriod = (VarPeriod + pulseIn(signal,LOW)); PulseCounter++; } VarPeriod = VarPeriod / PulseCounter; return VarPeriod; }
Limite de fonctionnement du script
Régulation de la vitesse de rotation des moteurs
Le modèle de la bibliothèque TinkerCAD de moteur à courant continu équipé d’un encodeur ne permet, à priori, pas de simuler le fonctionnement réel de l’encodeur. Cette limitation a directement conduit à adopter une approche simplifiée pour la régulation de la vitesse des moteurs. En l’absence de signaux de retour exploitables, la régulation du rapport cyclique du signal PWM de pilotage reste très rudimentaire dans cette première version du script.
À partir d’une configuration initiale des rapports cycliques fixée à 70 % :
#define DUTY_CYCLE_INIT 70
La plus petite valeur parmi les quatre vitesses de rotation simulées est utilisée comme référence pour ajuster les rapports cycliques des trois autres moteurs. Cette méthode, bien que cohérente dans le cadre des contraintes de la simulation, ne constitue pas une véritable régulation en boucle fermée : elle repose uniquement sur une logique de comparaison relative, sans mesure réelle de la vitesse issue d’un encodeur.
De plus, les délais d’exécution du code et les latences propres à l’environnement de simulation TinkerCAD limitent la précision des ajustements et induisent un comportement parfois irrégulier. Ces approximations rendent difficile toute extrapolation directe du fonctionnement simulé vers un système physique réel.
Ainsi, le script doit être considéré avant tout comme une première approche conceptuelle de la régulation multi-moteurs. Il permet de valider les principes d’organisation du code — gestion des signaux PWM, comparaison des vitesses, et synchronisation relative — tout en offrant une base solide pour une future version du programme.
Ces lignes de script déclarées en commentaire correspondent à la mise en œuvre initiale de diviseurs de fréquence appliqués aux signaux PWM générés par les broches 3, 9, 10 et 11. L’objectif de cette modification était d’augmenter la fréquence de modulation, passant d’environ 490 Hz à des valeurs supérieures à 20 kHz, afin de rendre les signaux inaudibles pour l’oreille humaine. Cette approche avait été envisagée pour améliorer le confort sonore du système lors des phases de commande moteur. Cependant, elle a été finalement mise de côté, car l’augmentation de la fréquence PWM provoquait des dysfonctionnements dans la communication I2C utilisée par l’écran LCD, rendant son affichage inopérant. Une solution alternative, consistant à utiliser des bibliothèques spécialisées telles que PWM.h, sera étudiée ultérieurement afin d’obtenir un contrôle plus fin des fréquences de modulation sans interférer avec les autres périphériques du système.
Bienfaits des limites de TinkerCAD
Les limites rencontrées lors de l’utilisation de TinkerCAD apparaissent clairement dès la conception du schéma électronique, notamment en raison de l’absence de certains composants essentiels utilisés dans le cadre du projet BATLab112, tels que la carte Arduino Mega 2560 ou encore les écrans TFT 2,8″.
Cependant, loin de constituer un frein, ces contraintes se sont révélées particulièrement formatrices. Elles ont favorisé une approche plus inventive et une optimisation du travail de conception. En effet, cette première expérience d’utilisation de TinkerCAD a permis de démontrer qu’une seule carte Arduino Uno pouvait remplacer les quatre modules de conversion fréquence/tension initiaux, tout en assurant l’acquisition et le traitement des signaux issus des capteurs.
L’absence de certains composants dans l’environnement de simulation a également encouragé la recherche de solutions alternatives et l’amélioration des montages existants. Ainsi, la nécessité d’optimiser l’utilisation des broches disponibles sur l’Arduino Uno, en nombre plus limité que sur la Mega 2560, a conduit au développement de nouvelles stratégies de communication. Parmi celles-ci, la mise en place d’un échange de données par liaison série entre l’Arduino dédié à l’acquisition et au traitement des signaux de vitesse de rotation des moteurs, et l’Arduino de la console de commande responsable de l’affichage, constitue une évolution majeure. Cette approche a permis non seulement d’alléger le câblage, mais aussi d’améliorer la modularité et la clarté fonctionnelle du système.
Prototypage de validation
Maquette de prototypage
Cette maquette de prototypage est destinée à valider le câblage ainsi que le fonctionnement de la carte Arduino dédiée à l’acquisition, au traitement et à la transmission des signaux de vitesse des quatre moteurs. Elle constitue une étape préalable essentielle avant l’intégration du système complet sur le prototype fonctionnel.
Adaptations par rapport au montage TinkerCAD
Dans cette version matérielle, les générateurs de fréquences utilisés dans le montage TinkerCAD sont remplacés par un clone d’Arduino Mega, chargé de délivrer quatre signaux PWM. Deux de ces signaux sont associés à un diviseur de fréquence, permettant d’alterner entre deux valeurs de fréquences distinctes afin de simuler différentes vitesses de rotation des moteurs.
La carte Arduino Uno couplée à un écran LCD, représentant la console de commande dans la simulation TinkerCAD, est remplacée par la carte Arduino Mega équipée d’un écran TFT 2,8″. Cet ensemble est directement issu de la console de commande réelle du système.
De son côté, l’écran LCD initialement utilisé sur la carte Arduino Uno en charge de la mesure, du traitement et de la transmission des informations, est désormais remplacé par un écran OLED I2C, plus compact et offrant une intégration dans l’armoire électrique.
Conclusion
Le fonctionnement général de cette maquette est validé. Les échanges entre les cartes, ainsi que la génération et la lecture des signaux de vitesse, se comportent conformément aux attentes. La prochaine étape consistera à intégrer ce montage dans les armoires électriques du prototype initial du système de commande, en liaison avec les plateformes moteurs, afin de procéder aux essais en conditions réelles.
Retour sur l’usage tardif de la simulation électronique dans le projet BATLab112
L’utilisation de l’outil de simulation est intervenue tardivement dans le développement du projet BATLab112. Plusieurs raisons expliquent ce choix chronologique. Tout d’abord, les phases de conception et de mise au point des montages électroniques nécessaires à l’équipement du diorama pédagogique ont toujours constitué pour moi des moments privilégiés d’expérimentation et de manipulation concrète. Ces étapes de prototypage manuel répondaient à une démarche d’apprentissage active, où la compréhension passait par l’expérience directe plutôt que par la modélisation. Je ne ressentais donc pas le besoin d’avoir recours à un outil de simulation préliminaire.
Il est vrai que j’utilise depuis plusieurs années le logiciel KiCAD, un outil complet et performant de conception et de simulation de circuits électroniques. Cependant, mon usage de KiCAD s’est jusqu’à présent limité à la conception et à la documentation des schémas électriques, sans exploiter ses fonctions avancées de simulation. Cela suffisait à garantir la traçabilité et la reproductibilité des montages réalisés.
Par ailleurs, jusqu’à une période récente, je n’avais pas été confronté à des circuits dont la complexité justifiait une phase de simulation préalable. Les montages développés – qu’il s’agisse de circuits analogiques simples, comme des générateurs de signaux carrés, ou de circuits de commande manuelle pour les consoles du projet – restaient suffisamment accessibles pour être directement testés sur maquette. Il en allait de même pour les montages à base de cartes Arduino, dont la complexité tenait davantage à la programmation qu’à la structure électronique elle-même.
C’est l’échec rencontré lors du développement du système de commande du pont élévateur du diorama qui a profondément modifié cette approche. Le prototype réalisé a mis en évidence plusieurs faiblesses, tant dans la conception du circuit que dans le choix des composants utilisés. Une révision complète de l’électronique s’est alors imposée, accompagnée d’une réflexion sur l’adéquation des composants employés. Les essais ont notamment révélé les limites des modules manufacturés de convertisseurs fréquence-tension, qui se sont avérés inadaptés aux besoins spécifiques du projet.
Parmi les alternatives envisagées figure l’utilisation de microcontrôleurs Arduino, dont certains modèles compacts, tels que l’Arduino Nano, pourraient être intégrés directement à la place des modules défaillants. Cependant, la complexité de cette nouvelle architecture, ainsi que les interrogations techniques qu’elle soulève en matière de performances et de faisabilité, rendent désormais indispensable le recours à une phase de simulation électronique. Celle-ci constitue aujourd’hui une étape clé pour fiabiliser la conception et sécuriser la prochaine phase de développement du projet.
Découverte et prise en main de TinkerCAD comme outil de simulation
C’est dans ce contexte de remise en question de la conception électronique du pont élévateur que j’ai découvert les fonctionnalités de simulation de TinkerCAD.
La première approche de TinkerCAD Circuits s’est révélée particulièrement intuitive. L’environnement graphique, simplifié et accessible via un navigateur internet, permet de concevoir des schémas en quelques minutes, en disposant virtuellement des composants standards (résistances, transistors, capteurs, microcontrôleurs Arduino, etc.) tout en visualisant en temps réel le comportement du montage. Cette approche favorise une compréhension immédiate du fonctionnement du circuit, sans nécessiter l’installation d’un logiciel complexe ou la gestion de bibliothèques de composants.
La simulation intégrée offre également un avantage pédagogique indéniable : elle permet d’expérimenter sans risque matériel et de valider des hypothèses de fonctionnement avant toute phase de prototypage réel. Dans le cadre de BATLab112 School, où l’objectif est à la fois technique et éducatif, cette dimension de visualisation et d’expérimentation virtuelle peut s’avérer très pertinente.
Toutefois, les premières expérimentations ont également mis en évidence certaines limites propres à l’outil. Si TinkerCAD s’avère idéal pour simuler des montages simples ou intermédiaires, il atteint rapidement ses limites dès lors que le projet requiert des composants spécifiques, des conditions de charge complexes ou des signaux analogiques précis. Les modèles proposés restent génériques, et les réglages fins, tels que la mesure de bruit, la gestion de la fréquence d’horloge ou la caractérisation des composants, ne sont pas toujours disponibles.
Malgré ces limites, l’usage de TinkerCAD représente une étape charnière dans mon approche de la conception électronique du projet BATLab112.
Cet article présente le premier prototype de l’électronique de commande du pont élévateur du diorama de la Batcave du projet BATLab112.… Lire la suite →
Suite à la conception détaillée de l’électronique de commande du pont élévateur du diorama de la Batcave, l’objectif de ce prototype est de valider le principe de fonctionnement de cette électronique. Il s’agit dans un premier temps, de réaliser les prototypes des deux armoires électriques, contenant les montages électroniques de distribution de l’énergie électrique des moteurs et de mesures de leurs vitesses de rotation. Dans un deuxième temps, le câblage de ces armoires avec les plateformes moteurs et la console de commande, doit permettre de valider le fonctionnement global de ce système.
Ce prototype ne présente pas encore un niveau de finition abouti, compatible avec les ambitions de réalisme d’un diorama. La structure interne des deux armoires électriques principales est apparente, ainsi que celles des plateformes moteurs. Le câblage est très expérimentale et la console de commande est seulement simulée par un affichage sommaire sur un écran, même si des modèles opérationnels fonctionnent déjà pour la plateforme rotative et le pont roulant.
Implantation du prototype
Initialement, ce prototype devait être mis en oeuvre en situation, au sein du diorama de la Batcave. L’intérêt premier était de bénéficier de la proximité du local électrique du diorama de la Batcave, pour alimenter en énergie électrique les différents sous-ensembles électroniques ; moteurs, armoires électriques … Le deuxième intérêt était de disposer de l’environnement opérationnel du diorama de la Batcave comme décor, dans les publications sur les réseaux sociaux faites sur l’avancement du projet.
Finalement, le prototype de ce système électronique est réalisé à part du diorama de la Batcave. La manipulation des différents composants électriques et mécaniques est ainsi rendue plus aisée lors des différentes modifications opérées pendant la mise au point. Sa mise en oeuvre dans une enceinte en carton a notamment permis d’améliorer la gestion du câblage grâce aux tubes en aluminium, sans pour autant avoir eu besoin de concevoir et de fabriquer une structure mécanique spécifiques.
Cette enceinte en carton a aussi servi d’arrière plan dans les mises en scène des publications sur les réseaux sociaux, présentant l’avancement de ce système.
Cette vidéo présente les différents éléments physiques de ce système électronique. Chaque élément est une reproduction à l’échelle 1/12 d’éléments réels d’un système électromécanique capable d’actionner les quatre axes d’un pont élévateur, pour une charge équivalente à celle de la Batmobile réelle d’une masse d’environ 4 tonnes. Cependant, une reproduction de l’aspect visuel et du fonctionnement d’origine de ces éléments électromécaniques réels n’est pas envisageable à cause des contraintes techniques induites par l’utilisation de technologies électroniques. Pour autant, l’architecture de ce système à l’échelle 1/12, le profil de chaque élément ainsi que leurs modes de fonctionnement restent très réaliste.
L’armoire électrique de gauche contient l’électronique de mesure de la fréquence de rotation des 4 moteurs, dont 4 cartes PCB manufacturées convertisseur de fréquence en tension. L’armoire électrique de droite contient l’électronique de distribution de l’énergie électrique vers les 4 moteurs, dont 2 cartes PCB manufacturées d’un double Pont en H. Les structures de ces deux armoires électriques sont toutes les deux identiques aux modèles opérationnels développés pour le poste électrique du diorama. Elles sont fabriquées par impression 3D ainsi que tous les supports internes de PCB et les chemin de câbles.
Cet article présente le premier modèle opérationnel du local électrique à l’échelle…
Les plateformes moteurs
Photo extrait n°002
Les prototypes de 4 plateformes moteurs d’entrainement des 4 axes verticaux du pont élévateur ont été précédemment réalisés et testés mécaniquement et électriquement, mais sans être couplés avec les axes du pont élévateurs.
Cet article présente le premier prototype des plateformes de motorisation des axes du pont…
La console de commandes
Photo extrait n°003
La console de commande est réduite à une simple maquette électronique et d’une carte Arduino Mega, équipée d’un écran 2,8″. La partie gauche de la plaque de prototypage supporte le montage électronique d’un générateur de signal carré, cadencé à une fréquence de 2Hz, servant de signal d’horloge pour l’échantillonnage des mesures et de leurs affichages. La partie de droite, supporte deux switches pour piloter le sens de rotation des moteurs, ainsi que le montage électronique d’un générateur de signal carré, dont la variation du rapport cyclique commande la variation de vitesse de rotation.
Ce premier modèle opérationnel de la console de commande permettant de piloter les équipements…
Le câblage
Photo extrait n°004
Le câblage est très expérimentale. Il n’a fait l’objet d’aucune conception en amont. Le câblage est réalisé à partir de câbles électriques issus de récupération, équipés de connecteurs de type Jack Audio 3,5 mm. L’aspect expérimentale se justifie par le fait qu’il est toujours difficile d’anticiper le volume occupé par les câbles particulièrement en interne des armoires. Modéliser ce câblage lors de la phase de conception serait très chronophage. De plus, la modélisation du câblage aurait imposée de modéliser la structure supportant le câblage, ce qui aurait encore ajouter à l’aspect chronophage de cette tâche.
Cet article présente le premier modèle opérationnel du local électrique à l’échelle 1/12 du…
Fonctionnement général
La vidéo présente le principe de fonctionnement général de ce système électronique. Elle met en évidence la commande du sens de rotation des 4 moteurs, par l’intermédiaire de la combinaison des deux switches de la console de commande, ainsi que des PCB des doubles Ponts en H installés dans l’armoire électrique de contrôle de l’alimentation électrique des moteurs. La vidéo présente aussi la relation entre le rapport cyclique du signal carré issu de la console de commandes et la vitesse de rotation des moteurs.
Vue d’ensemble du prototype en fonctionnement
Analyse critique du résultat obtenu
Le fonctionnement général du système électronique, de commandes et de mesures de la fréquence de rotation des moteurs du pont élévateur, tel qu’il a été conçu, est opérationnel. Cependant, il reste des points d’amélioration importants tant sur le plan fonctionnel que sur le plan esthétique.
Esthétique finale des connecteurs des PCB
Photo extrait n°005
Sur le plan esthétique, au-delà de l’absence d’habillage des armoires électriques qui fera l’objet d’une mise en oeuvre ultérieure, les PCB supportant les fonctions de bornier de raccordement dans les deux armoires électriques, ainsi que le câblage interne de l’armoire électrique de mesure, présentes des stigmates de leur manipulation intensive lors de la phase de mise ou point. Ces PCB utilisent des connecteurs de petite taille, ne leur permettant pas de proposer un boitier mécanique suffisamment robuste pour encaisser les torsions induites par l’action des tournevis sur les vis.
Ce type d’inconvénient a déjà été rencontrés pour les connecteurs des PCB contenus dans les armoires de raccordement électrique des plateformes moteurs. Des pièces fabriquées par impression 3D ont alors permis de solidariser plusieurs connecteurs entre eux, améliorant ainsi leur rigidité mais aussi leur esthétique générale pour tendre vers un rendu plus réaliste.
Esthétique finale du câblage interne des armoires électriques
Photo extrait n°006
Si l’aspect du câblage externe des armoires électriques parait si anarchique (voir Photo extrait n°004), c’est la conséquence directe d’une part d’une absence préalable de conception et d’autre part d’une démarche expérimentale dans sa mise en oeuvre afin de tester différents types de connecteurs.
Par contre l’encombrement du câblage interne des armoires électriques a visiblement était sous dimensionné dans la phase de conception. Ce défaut est amplifié par un sous dimensionnement de la fonction de bornier des PCB spécifiquement conçus pour cela.
Sur le plan fonctionnel, ce prototype permet de mettre en évidence les limites techniques des quatre convertisseurs de fréquences en tension, utilisé dans l’armoire électrique n°1, pour servir d’interface entre les plateformes moteurs et la console de commandes. Même si le besoin n’est pas d’obtenir une valeur reflétant précisément une fréquence de rotation, pour autant il est important que chaque évolution de la vitesse de rotation de chaque moteur puisse être décelée pour éviter un blocage du pont élévateur. Les fréquences relativement basses de rotation des moteurs (inférieure à 500Hz) induisent des variations de tensions en sorties des convertisseurs, inférieurs à 50 mV. L’électronique d’acquisition, de transmission et de traitement de ces signaux de faibles amplitudes, induit des taux d’erreur trop important pour considérer son fonctionnement comme suffisamment fiable pour prévenir un blocage du pont élévateur.
Par conséquent, ces PCB de conversions des signaux de fréquences en tension doivent être remplacés par d’autres dispositifs, avec un impact le plus réduit possible, sur la conception générale du système électronique global.
Conclusions
Compte tenu de l’analyse précédente, et de la préparation de l’intégration de ce système dans le diorama de la Batcave, des modifications doivent être apportées sur certains éléments.
Remplacer les modules convertisseurs de fréquences en tension
Cette action est certainement la plus déterminante des modifications à apporter. L’objectif est de proposer des modules dont l’évolution de l’amplitude des signaux de tension en sortie soit significative pour en obtenir des mesures fiables. La solution consistant à concevoir, puis réaliser des PCB sur mesure convertisseur de fréquence en tension, a déjà été écartée depuis la conception détaillée de ce système électronique, pour des raisons de temps et de qualité de réalisation. Il reste donc deux pistes de réflexion à l’étude. La première consiste à reprendre une phase de recherche de PCB manufacturés plus adaptés aux fréquences du système. La deuxième consiste à remplacer les PCB dédiés à cette fonction par des éléments plus génériques mais programmables, comme par exemple des cartes Arduino.
Quelque soit la solution de remplacement qui sera choisie, il parait incontournable de prévoir aussi une modification des PCB servant de Bornier de raccordement électrique de ces modules dans l’armoire électrique concernée.
Une phase de conception complémentaire doit être mise en oeuvre pour cela.
Améliorer la présentation esthétique des PCB borniers
La solution a déjà été évoquée et mise en oeuvre dans les armoires de raccordement électrique des plateformes moteurs. Il s’agit de concevoir et d’imprimer en 3D des pièces reproduisant la fonction de sabot de charpente. Ces pièces permettent tout d’abord un regroupement visuel de plusieurs composants électroniques, sous ensembles d’une même fonction. De plus, ces pièces assurent une meilleure rigidité mécanique de l’ensemble qu’elles forment avec les connecteurs et évitent ainsi les déformations liées à la torsion de l’action du tournevis sur les vis de serrage.
Une phase de conception complémentaire doit être mise en oeuvre pour cela.
Cet article présente la première partie de la conception et du prototypage de l’électronique de commande du pont élévateur, du diorama de la Batcave à l’échelle 1/12, du projet BATLab112.
Cet article fait suite à la conception détaillée mécanique et la réalisation des quatre prototypes de la plateforme de motorisation des axes du pont élévateur. Cet article présente la conception détaillée de l’électronique de commande qui va contrôler les mouvements du pont élévateur en pilotant les moteurs des plateformes.
Atelier de la Batcave – Cahier des charges – Freecad 3D
Le cahier des charges de l’électronique de commande est conforme au cahier des charges général du projet BATLab112 présenté dans l’article ci-dessus. La vidéo associée est la mise à jour de l’illustration de ce cahier des charges initial, intégrant l’avancement de la conception 3D des différents composants du diorama.
L’électronique doit permettre de commander le pont élévateur par la mise en oeuvre des fonctions suivantes :
Commander le sens de déplacement à la verticale du pont élévateur en fonction des actions sur les commandes manuelles.
Maintenir une vitesse constante lors du déplacement à la verticale du pont élévateur pour maintenir l’horizontalité du pont élévateur lors de son déplacement à la verticale.
Détecter les positions haute et basse du pont élévateur pour interdire le déplacement au-delà de ces positions.
Détecter un défaut de rotation d’un des moteurs pour anticiper un éventuel défaut d’horizontalité.
Transmettre des informations sur l’état du système : Position des commandes manuelles, vitesse de rotation des moteurs, défauts …
L’ensemble des fonctions décrites dans le cahier des charges doit être entièrement compatibles avec un raccordement du pont élévateur sur un modèle de console de commande déjà mise en oeuvre dans le diorama pour piloter la plateforme rotative et le pont roulant.
Le mouvement vertical du pont élévateur est assuré par les 4 plateformes de motorisation des 4 axes verticaux. Le principe est très simple la rotation des moteurs entraine la rotation des 4 axes. Ces axes sont des vis sans fin, sur lesquelles est fixé le pont élévateur. La rotation de ces vis sans fin entraine le déplacement verticale du pont.
La console de commande regroupe l’ensemble des commandes manuelles et automatiques pour contrôler la vitesse et le sens de rotation des moteurs, mais aussi les écrans d’affichage de ces informations. La conception de la console de commande a déjà donné lieu à la réalisation de deux modèles opérationnels mis en œuvre pour commander la plate-forme rotative et le pont roulant bipoutre.
Deux armoires électriques regroupent l’ensemble des composants, des circuits électriques et électroniques nécessaires pour transmettre et convertir les signaux électriques.
Les signaux de commandes issues de la console de commandes sont transmises à une armoire électrique dans laquelle se trouvent deux PCB de type : Double Pont en H à base de L298N. Ces PCB convertissent les signaux de commandes du sens de déplacement vertical du pont élévateur, portés par des tensions de 5VDC, en signaux de tension 12VDC, compatibles avec l’alimentation électrique des moteurs.
ScreenShot FreeCAD Conception 3D
Les plateformes de motorisation des axes du pont élévateur sont connectées, d’une part à l’armoire de contrôle des moteurs, et d’autre part, à une deuxième armoire électrique dans laquelle se trouvent 4 PCB de type convertisseur de fréquence en tension. Ces PCB transforment les signaux électriques en fréquence, issus des photocoupleurs des capteurs de vitesse de rotation présents sur chacune des plateformes, en signaux électriques en tension, compatibles avec les broches d’entrées de l’Arduino en charge de l’affichage de ces informations sur les écrans de la console de commande.
Le schéma du montage électronique se partage en deux parties. La première partie correspond au circuit de contrôle de la vitesse et du sens de rotation des moteurs. La deuxième partie correspond au circuit de conversion des signaux électriques issus des capteurs photocoupleurs de mesure de la vitesse de rotation des moteurs.
Contrôle de la vitesse et du sens de rotation des moteurs
Au centre de ce schéma on retrouve les deux doubles pont en H à base de composants L298N. Chaque pont en H pilote 2 moteurs directement raccordés sur chacune de ses sorties.
Le signal carré à rapport cyclique variable est dirigé vers les entrées EnA et EnB des deux double pont en H pour garantir une vitesse de rotation des moteurs identiques.
Comme mentionné au dessus, la variation de la vitesse de rotation des moteurs est commandée par un générateur de signal carré, à rapport cyclique variable. Ce montage est réalisé à partir d’un oscillateur NE555.
Dans ce montage la résistance R301 et le condensateur C301 fixe la valeur de la fréquence. Le potentiomètre P300 permet le réglage du rapport cyclique.
Les commandes manuelles ont été schématisées le plus simplement possibles ; Deux switches dont la combinaison de leurs positions donne la commande du sens de rotation.
S2
S1
Moteur
0
0
Stop
0
1
Sens 1
1
0
Sens 2
1
1
Stop
Le détails de ces commandes sera développé lors de la conception de la Console de commandes associée au pont élévateur.
Mesure de la vitesse de rotation des moteurs
Au centre de ce schéma, on retrouve quatre convertisseurs de fréquence en tension (Hz to V), MIKROE 2890. Ces convertisseurs transforment les signaux électriques en fréquence, issus des photocoupleurs des capteurs de vitesse de rotation, en signaux électriques en tension, compatibles avec les broches d’entrées de l’Arduino.
Le convertisseur Hz to V ayant besoin d’une tension d’alimentation électrique de 3,3V, un convertisseur Tension / Tension, LM33V assure la conversion de la tension d’alimentation électrique de 5VDC en 3,3VDC.
Edition des schémas électroniques
LEs schéma électriques et électroniques du diorama de la Batcave du projet BATLab112 sont édités avec la suite logicielle Open Source KiCad .
Le sourcing des composants principaux est réalisé dès la phase de conception pour intégrer la modélisation 3D de ces composants dans la conception détaillée des armoires électriques.
Le sourcing est réalisé à partir d’une plateforme de ventes en ligne. Ce choix est essentiellement dicté par un objectif de limitation du nombre de fournisseurs, mais aussi de centralisation des commandes et ainsi envisager des économies d’échelle, notamment sur les frais de livraison.
Sourcing câblage
1. Jack 3,5 mm2. Jack 5,5 mm3. Bornier vert4. Bornier bleu5. Presse étoupe
Les prises Jack 3,5 mm sont utilisées en entrées/sorties pour connecter des câbles de très petites sections véhiculant des signaux de commandes de très faibles intensités.
Les prises Jack 5,5 mm sont utilisées en sorties pour connecter des câbles de sections plus importantes pour alimenter des éléments tels que les moteurs à courant continu.
Les borniers verts sont utilisés en entrées/sorties pour connecter des câbles de très petites sections véhiculant des signaux de commande en interne d’une armoire électrique.
Les borniers bleus sont utilisés en entrées/sorties pour connecter des câbles de sections plus importantes véhiculant des tensions d’alimentation d’éléments tels que des moteurs.
Les presse étoupes sont utilisé en entrées d’une armoire électrique pour connecter le câble d’alimentation général de l’armoire.
Sourcing des composants actifs
Le contrôle du sens et de la vitesse de rotation des moteurs à courant continu est assuré par une carte électronique de type Double pont en H équipée d’un composant L298N.
Une carte est capable de piloter deux moteurs simultanément, par conséquent, deux cartes de ce type sont nécessaires pour piloter les moteurs des quatre plateformes de motorisation des quatre axes du pont élévateur.
La mesure de la vitesse de rotation des moteurs est assuré par une carte électronique convertisseur fréquence / Tension. Ce PCB convertit les signaux en fréquence issus des capteurs des plateformes en signaux en tension compatible avec les micro-controlleurs Arduino des consoles de commandes.
Une carte est capable de convertir un signal en fréquence, par conséquent, quatre cartes de ce type sont nécessaires pour mesures les vitesse de rotation des moteurs des quatre plateformes des quatre axes du pont élévateur.
Modélisation 3D
Conception 3D
La modélisation du poste électrique équipant la Batcave du projet BATLab112 a été réalisé avec le logiciel FreeCad V0.21.2
Les fichiers des modèles 3D utilisés lors de la conception préliminaire du poste HT/BT équipant la Batcave du projet BATLab112 sont téléchargés à partir de la plateforme GrabCAD.
Tous les composants d’une même page de schéma sont regroupés dans une armoire électrique à l’échelle 1/12. On obtient ainsi, une première armoire électrique sur laquelle sont raccordés les moteurs électriques, les commandes manuelles et le signal carré de contrôle de la vitesse de rotation des moteurs, issus de la console de commandes. La deuxième armoire électrique est raccorder aux photocoupleurs des capteurs de mesure de la vitesse de rotation des moteurs et à la console de commande pour lui transmettre les signaux électriques correspondants aux vitesses de rotation.
Cet article ne détaille pas la conception de la structure des armoires électriques. Cette conception a déjà fait l’objet d’un article spécifique.
Screenshot FreeCAD Terminal Block Measures Control
Compte tenu des dimensions à l’échelle 1/12 de ces armoires électriques, la conception de l’intégration des composants doit être précise. Le point crucial réside dans le design et l’intégration des borniers de raccordement électriques.